Parking Song

S’il fallait définir « Parking song » en un seul mot, je pense que ce serait « MIX« . Parce que cette pièce, c’est avant tout un gros « melting pot » (comme on dirait chez nous). Dans un décor oscillant entre le métal et l’hôpital, les acteurs que l’homogène blondeur soude malgré leurs incroyables différences physiques, se meuvent et babillent de manière obscure.

Chaotiques, ils nous livrent des informations sur les habitudes des oiseaux, la paranoïa et les us et coutumes américains mais aussi sur la vie de Kurt Cobain, le tout entrecoupé d’ « effervescences physiques irrégulières« .  Commençant par un enchaînement précis et régulier qui se détend comme un vieux ressort, la mécanique se rouille et, entre deux déshabillements, ils se livrent alors à une sorte de gesticulation frénétique et totalement désorientée.

Si le travail des acteurs et la mise en scène sont à saluer, la pièce n’en est pas moins compliquée à suivre. Très conceptuelle, elle repose essentiellement sur cette maladie encore mal comprise qu’est Parkinson qu’elle traite tout en symbole et en jeux… de mots autant que de mouvements. Parfois difficile à cerner, elle n’est certainement pas à recommander à ceux qui n’aiment que le théâtre classique ou facilement abordable et encore moins aux épileptiques!

Du 01/05 au 05/05 au Théâtre Marni, 25 rue Vergnies à 1050 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 15 €.

De: Sonia Chiambretto

Mise en scène: Michel Bernard

Avec: Quintijn Ketels, Hiroshi Wakamatsu, Masami Sakurai, François Saussus, Gaël Soudron, Marie-Aurore d’Awans, Emmanuel Dell’Erba.

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