Paulo Coelho – L’Alchimiste

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« Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au Petit Prince, de Saint Exupéry, et à Jonathan Livingston le Goéland, de Richard Bach. »

L’Alchimiste m’a été offert entre 2000 et 2004 et il faut bien avouer que, normalement, il aurait certainement continué à roupiller bien longtemps sur son étagère… Alors quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en commençant ma lecture, je me rends compte que Paulo Coelho cite… Oscar Wilde! Mon cher Oscar! Bon, le temps de lui offrir un thé, il était déjà reparti… Mais ce fut assez pour attiser ma curiosité et m’inciter à continuer ma lecture, tout sourire. Sourire, qui comme Oscar, a pris la poudre d’escampette bien trop rapidement.

Ce roman est la quête initiatique de Santiago, jeune berger espagnol qui va partir pour l’Afrique parce qu’après avoir fait deux fois le même rêve, une gitane lui a affirmé qu’il trouverait un trésor au pied des pyramides d’Egypte. Jusque-là, tout va bien, il pourrait s’agir d’un joli conte ou d’une fable pour enfants. Ça commence sérieusement à coincer quand le conte se dit philosophique. Ce roman traite infiniment plus de religion que de philosophie. Et c’est bien dommage car les réflexions sont bel et bien présentes. Au fur et à mesure de ses rencontres, Santiago se rend compte qu’il est sur le chemin de sa Légende Personnelle. Il est question d’Ame de l’Univers, d’Ame du Monde, de Langage du Monde, de mission sur Terre, blablabla. Autre bémol: le style. Un style plat qui ne m’a pas emportée. Le ton employé induit quelque chose de beaucoup trop moralisateur, limite bidon.

Cette histoire de Légende Personnelle à accomplir pour être heureux m’a laissée perplexe. Bien sûr, l’auteur fait directement allusion aux rêves que chacun voudrait voir se réaliser, à la capacité que l’on a de les faire devenir réalité, même si l’on n’en a pas toujours conscience. Mais cette façon d’évoquer Dieu sans arrêt m’a obligée à garder mes distances, avant de me murer complètement en dehors de l’histoire, trop agacée par ces croyances ridicules. Et pourtant, sans ces cultes religieux (cathos, islamiques et même les autres si vous voulez…) qui bouffent toute l’histoire, on aurait certainement pu retirer de belles choses. Parce qu’au final il est question de langages universels, de décisions à prendre, de découverte du monde, des autres et de soi, du présent que l’on doit embellir pour que l’avenir en soit meilleur… Y’a de l’idée, oui! Sauf qu’à côté de ça, Paulo Coelho passe quand même 220 pages à rabâcher que tout est écrit par une Main unique, qu’il faut croire en Dieu pour être heureux et que ce même Dieu apprend aux hommes à aimer les femmes. (Ah bon? En 1988, c’était pas encore les petits enfants?) C’est juste consternant. Voire même affligeant.

Et, cerise sur le gâteau, Wikipédia raconte (oui, je sais, Wikipédia, c’est le Maaaal ! (C’est peut-être pour ça qu’on s’entend si bien.)) que les admirateurs de L’Alchimiste le comparent souvent au Petit Prince. Mais où va le monde, merde?!

Bon, d’accord, le roman peut représenter la quête du bonheur au sens le plus général. Mais la métaphore m’a laissée de marbre. Pire, je l’ai trouvée pathétique. Comment trouver le bonheur en restant la proie de sa foi aveugle en un esprit soi-disant supérieur? Comment trouver le vrai bonheur sans la vraie liberté?

Ce livre se veut philosophique? Je n’en sais foutre rien mais c’est ce qui se dit. Or, ce roman n’est que traditions, signes de Dieu et morale-lavage-de-cerveau. J’attends tout autre chose d’un bouquin censé faire réfléchir.

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Dévoreuse de livres

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