Pénélope Bagieu – Joséphine 2

Joséphine revient ! Toujours aussi battante, elle résiste aux leçons de morale de sa gardienne, de sa mère et de sa soeur parfaite ! C’est décidé, elle va se conduire en adulte : elle envisage de faire une liposuccion, commence le sport en investissant dans du matériel de pro, résiste à la robe de ses rêves qui coûte un SMIC, prend des cours de dessin (pour voir de beaux hommes nus)… elle doit même former une petite stagiaire ! Sa vie sentimentale est toujours aussi affligeante mais elle se prend en main ! Elle s’évanouit dans les bras d’un vigile sexy, accepte d’aller au mariage de son ex, ne cède pas le premier soir, et surtout, écoute les bons conseils de ses meilleurs amis. Joséphine a mûri, et ce n’est pas son chat Bradpitt qui pourra dire le contraire !
 
Nous, on commence par le tome deux, même pas peur (notez la blagounette de merde, s’il-vous plait) et on aime ça! Parce que les BDs à l’histoire alambiquée, aux 500 tomes qu’on doit absolument lire dans l’ordre et aux cases surchargées et à la taille mouvante au gré des humeurs du dessinateur, c’est chouette mais à un certain moment, on s’y perd. Et, souvent, c’est même pas drôle. Des histoires d’aventuriers, d’espions, de super-héros. Toutes des personnifications de la Bravoure (avec un grand « B », n’est-ce pas!), victimes terribles de la société. Oui, oui, c’est sympathique et accrocheur mais… La barbe! Il arrive aussi qu’on ait envie de se détendre et de laisser le poids du monde à Atlas (que j’ai d’ailleurs récemment croisé dans la salle d’attente de mon kiné… Une scoliose, le pauvre! Il fallait s’y attendre!)
 
D’ailleurs, pour moi, l’intérêt principal d’une bande dessinée reste le divertissement… Et les calembours subtilement distillés dans les bulles s’accordent tellement bien avec mon humour putrescent que je ne peux qu’apprécier leur lecture! Eh bien oui, rien ne vaut un bon gag BD! C’est un peu réducteur, certes, mais les goûts et les couleurs… patati, patata (same old story, vous commencez à connaître mes dictons pourris par coeur, je présume)!
 
Bref, revenons à notre brebis blonde: Joséphine est à la hauteur de nos attentes. Avec cette touche d’humour et de cynisme féminin qui a fait connaître Pénélope Bagieu, cette petite BD de 50 pages (comprenant un peu moins d’historiettes aux doux noms de « Joséphine fait ceci », « Joséphine fait cela ») se lit facilement, rapidement et divertit pleinement. C’est qu’elle est attachante, cette fillette! Ainsi, en refermant le livre, nous n’avons qu’une seule envie: lui crier « Osez, osez, Joséphine! » et puis… entamer le tome suivant.
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