Les Pieds de l’Iris : Des chroniques de Bruxellois errants d’aujourd’hui

Bruxelles, c’est un amas de personnes, de personnages au tempérament excentrique, mais aussi et surtout des histoires qui fourmillent dans tous les coins, chacune contenant son taux d’adrénaline, de folie, d’originalité fantaisiste ou tragique. Il était temps de mettre tout ça à plat, de prendre sa loupe et d’en créer un melting pot. C’est ainsi que Les Pieds de l’Iris, chroniques des Bruxellois errants d’aujourd’hui sont nés. Les Pieds de l’Iris, c’est une série de chroniques de fictions qui tente de dépeindre cinq des communes de la capitale, prises au hasard, dans leur univers propre, et parue aux éditions Prem’Edit en octobre dernier. Schaerbeek, Uccle, Ixelles : il y en a pour tous !

« Félicitations à nos amis Bruxellois« , dira Guy Alamaguy, auteur de la même maison. De quoi, en effet, susciter l’appétit de nos amis français, comme belges, pour revivre des endroits qu’ils ont foulé, mais autrement, à travers des yeux de personnages jeunes la plupart du temps, pleins d’engouement et de volonté de découvrir le monde, et de le transformer d’une manière…. peu commode !

Ainsi, cinq communes sur la vingtaine que compte la région bruxelloise ont fait l’objet d’un décor d’histoires qu’on n’a pas l’habitude d’entendre, dans un genre qui s’est voulu léger mais profond pour la réalité qu’il expose, qu’il décrit, voire qu’il dénonce. Ces chroniques nous disent bien une chose : rien ne se passe jamais comme prévu. Un couac, un coup de pouce du destin, un événement qui fait virer le cours des choses, c’est ce qui fait la vie. Non sans conséquence.

L’eau à la bouche

Pour faire les présentations de façon plus concrète sur le fond de l’histoire, voici quatre épisodes, en bref…

– « Les Filles d’Hégémone » : Sofia, Victoire et Elise sont trois filles sans histoire… simplement révoltées. Un soir, une échauffourée survient à leur café fétiche, l’Hégémone, pour lequel Elise travaille. Les autorités ne pouvant rendre justice sur cette affaire, elles vont décider de se substituer à elles dans chaque situation d’agression ou d’injustice. Les péripéties vont s’ensuivre et leur succès parmi les Everois aussi… de quoi énerver ces mêmes autorités… ;

– « Parade au sous-sol »: Où on rencontre un certain Corentin, exclu du jour au lendemain de la société et forcé d’accomplir une mission loufoque pour sa réinsertion : fabriquer des étincelles avec des rostres d’espadon, chose rare à trouver et à faire! Vagabondant pour trouver de l’aide, il rencontrera un gitan et sa fille dans le métro… rencontre qui ne le laissera indemne à aucun point de vue ;

– « La Schaerbeekoise » : On y découvre une jeune fille habituée des bancs du parc Josaphat, qui, un jour, suite à la rencontre fortuite d’un jeune garçon comme elle à bien des égards, se retrouve sur les côtes de Normandie puis sur la butte du Mont-Saint-Michel pour une vie légère de petit commerçant… jusqu’au jour où la mort vient. La Schaerbeekoise, c’est le récit d’un couple à l’avenir corsé.

– « Odile, mauvaise graine » : Campagnarde de naissance, Odile, « enfant du travail », a quitté les prés et les vaches pour un nouveau monde : la misère du bitume de Bruxelles. Au début, ça se passait plutôt bien, elle avait de l’argent… de quoi retrouver sa mère partie depuis longtemps… puis sa bourse s’est vidée . Elle a été chassée de son auberge. Elle a rencontré une amie et s’est prostituée pour survivre. Et quand un client à l’apparence suspecte est passé par là, il y a mis un terme…

Pour illustrer l’édition des Pieds de l’Iris chez Prem’Edit, l’auteur et humoriste a fait appel à Thomas Gunzig pour la couverture, en demandant à cet autre artiste passionné de la réalité bruxelloise dans son genre, le plus communément d’emprunter une de ses photos, prises la nuit.

Bruxelles la nuit, photo de couverture des Pieds de l’Iris ©Thomas Gunzig

Le livre est disponible en ligne sur la plateforme Amazon ou sur le site de Prem’Edit.

Un concept transmédia

Les Pieds de l’Iris, c’est avant tout un projet radio. Le langage oral du texte est le pilier central de ces histoires couchées sur papier. Par l’assemblage d’une voix de comédienne (Valérie), de textes (Benjamin), de compositions de morceaux orginaux (Wilfried) et d’effets sonores (Olivier), les chroniques ont pu voir le jour et atteindre l’oreille des auditeurs sur la toile, depuis plus d’un an déjà. Le rendu nous fait plonger dans une atmosphère vivante, drôle ou tragique, au fil des rues et des places que l’on peut reconnaître allègrement.

Les stories radio ont la cote actuellement, c’est une évidence. Et, dans cette vague sonore pour de storytelling, les Pieds de l’Iris y ont trouvé une place et ne nous déçoivent pas !

 

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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