La pole dance: un véritable sport!

Après avoir vu plusieurs vidéos sur internet, je me suis lancée, il fallait que je tente: j’allais donc commencer la pole dance. Ayant peu de patience et ne pouvant pas assister à la séance test, j’ai décidé de payer directement pour tout un semestre.  J’étais persuadée que j’allais aimer. Ce qui a, heureusement pour moi, été le cas. Vous m’imaginez déjà tourner telle une strip-teaseuse sur la barre, en sous-vêtements… eh bien vous allez être déçu(e)s car la pole dance est un sport et c’est beaucoup plus complexe que ce qu’il n’y paraît!

1. C’est extrêmement physique

Le premier cours a été fatal. En premier lieu, car m’étant perdue au sein du complexe, j’ai mis 25 min à trouver l’endroit où se déroulait le cours (je tiens à préciser que je n’étais pas la seule à m’être perdue pour une fois!). Résultat, j’ai raté l’échauffement, et ce n’était pas la meilleure chose à faire.

Ensuite, petite question : Avez-vous déjà essayé de vous accrocher à une barre plus lisse que le crâne d’un chauve? Il faut avoir une force de malade, que bien évidemment je n’ai pas. Ça fait donc très mal aux bras, c’est donc extrêmement physique et fatiguant. J’avais l’impression que pour y arriver il me faudrait faire de la musculation et devenir aussi musclée que Schwarzenegger (merci Google pour m’avoir aidée à trouver la bonne orthographe du nom). N’ayant pas la musculature nécessaire, j’ai eu des courbatures pendant une semaine. A ne plus pouvoir lever les bras! Et à chaque cours c’était très douloureux, étant donné qu’on ne se muscle pas en un mois. Ceci dit pour accélérer le processus, j’avais même commencé à faire des pompes chez moi…

2. Souffrir

Une fois que mes bras ont réussi à porter mon corps, que j’ai découvert bien plus lourd que je ne le pensais, il faut bien que le corps tienne à la barre. Et pour cela, les cuisses vont être utiles. Enfin plutôt la peau des cuisses. Car oui, la seule chose qui vous fait tenir sur la barre c’est le contact de la peau sur celle-ci, enfin plutôt le frottement… je vous laisse imaginer la douleur! Car oui plus tu souffres, plus tu tiens sur la barre. Enfin il paraît qu’au bout d’un moment la souffrance s’arrête. Personnellement, je n’ai pas pris assez de cours pour que cette dernière s’arrête.

C’est aussi pour cela qu’il faut avoir le moins de vêtement possible. Ainsi, le maximum de peau est exposé et le corps s’agrippe mieux à la barre. Bien évidemment, il n’y a pas que la peau des cuisses qui est mise à contribution, on compte aussi la peau des bras, du ventre, etc.  Je me suis donc souvent retrouvée avec des énormes bleus peuplant mon corps, très glamour comme je vous l’avais dit!

 

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© Isabel Leen /site internet: http://poledancingadventures.com/

3. De la coordination et de la grâce

Comme pour la danse, il faut de la coordination. Ce dont je manque cruellement. Enfin c’est surtout qu’il me faut plus de temps que les autres pour comprendre les mouvements… parce que parfois j’ai l’impression que mon cerveau est monté à l’envers! Ensuite arrive la grâce… Alors là, quand on a du mal à monter sur la barre, que les cuisses et l’entrejambe souffrent et que le cerveau est en ébullition pour savoir quelle jambe va où, la grâce n’est pas vraiment ce qu’on peut remarquer chez les débutantes. Oui je sais ça fait classe et sexy de dire « oui je fais de la pole dance » sauf que ces personnes ne m’ont jamais vue en action! Autant dire que j’ai autant de grâce qu’un hippopotame en tutu sur des pointes ET qui essaie de tourner sur une barre! Et même parfois qu’un petit chimpanzé, avec l’assurance en moins!

Malgré tout ça, j’aime vraiment beaucoup cette danse/sport et je pense très fortement la reprendre en septembre. Et pour vous montrer que cela peut-être autre chose que de la danse sexy, style « mets moi un dollar dans le string », voici une vidéo qui en jette: (Faites abstraction de la musique, qui me rappelle les concours de patinage artistique sur France 3 que je regardais avec ma mère quand j’étais petite! Admirez plutôt la technique!)

Article initialement publié sur le site Desexefeminin

Image à la Une : © Luca Rossato

Written By

Passionnée par l'écriture, j'ai fait des études de journalisme et me voilà maintenant journaliste freelance et rédactrice (c'est un peu comme une vie de saltimbanque avec de la déontologie et un peu de sérieux en plus!). Parfois aussi je prends ma caméra et j'arrive même à en faire des reportages.

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