PRUSSIAN BLUE: du nouveau en kiosque, rayon Art !

Nouvelle revue trimestrielle, Prussian Blue, telle la couleur picturale dont elle porte le nom (première couleur synthétique, le bleu de Prusse a été découvert accidentellement en 1704 et sa préparation demeura longtemps secrète et énigmatique) se veut singulière.

C’est en premier lieu une belle revue (ce qui ne gâche rien!), il suffit de la tenir en main pour réaliser qu’un soin particulier a été apporté à la qualité à l’objet (particulièrement beau et élégant) qui propose un voyage alternatif, singulier et éclectique de Naples à Téhéran, Amsterdam, Paris ou Tokyo dans les coulisses des mondes de l’art, de la mode et des lettres.

Guillaume De Sardes, écrivain, photographe et historien de l’art, dirige la revue et met en lumière et en images (ses superbes photographies illustrent la plupart des articles) l’Art, le classique et le contemporain et ses grandes figures, celles d’aujourd’hui mais aussi les jeunes talents de demain!

La ligne éditoriale est à ce titre unique: les articles sont rédigés par ceux qui font l’art (à commencer par son directeur de la rédaction), des contributeurs qui maîtrisent leur sujet mais en sont aussi les acteurs. S’ils sont journalistes, ils sont surtout réalisateur, documentariste, musicien, photographe, plasticien, historien littéraire, poète, enseignant, styliste ou designer. Chacun pose un regard, son regard, moins lisse, moins classique, moins ordinaire aussi, en dévoilant au lecteur les coulisses de ce qu’il ne voit pas d’ordinaire: des lieux privés ou ateliers d’artistes, des lieux oubliés, désertés ou effondrés.

Prussian Blue, telle une invitation au voyage, réenchante le monde de l’art et au fil de ses pages tisse des liens entre les articles. Si Giuseppe Zevola, l’artiste indépendant, nous invite à visiter son intérieur mi-atelier, mi-laboratoire alchimique, mi-musée quelques pages plus loin, un article tente de percer le mystère Robert Kaplan, collectionneur discret d’art contemporain et mécène de Zevola. Prussian Blue nous convie à visiter la collection particulière de Daniel Hechter ou Pierre Bergé (ce qu’il a gardé). On y découvre la tendance urbex ou encore les jeunes designers libanais, David Raffoul et Nicolas Moussallem, créateurs d’un coffre-fort nommé « Artichoke » pour la maison Agresti, mais aussi un entretien rare avec le discret théoricien André S.Labarthe ou encore une visite sensuelle chez Ernest, le spécialiste du talon haut, pour découvrir Isabelle Brodji, la créatrice à la tête de la célèbre maison créée il y a 110 ans, boulevard de Clichy et qui propose des souliers pour hommes, taille 46 !

Qu’est-ce qu’un portrait?
Fétichisme?
Où va la photographie?
Berlin, Capitale de l’art?

Autant de questions auxquelles tente de répondre de manière singulière Prussian Blue. Pour connaître les réponses, la revue est en vente en kiosque partout en France mais aussi auprès de nombreux points de vente partenaires comme le Centre Pompidou, Artcurial, les boutiques Christian Lacroix, La Maison Européenne de La Photographie ou au Palais de Tokyo. ( Prix : 10 euros )

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Atteinte de cinéphilie aiguë, Lorraine Lambinet, fille de projectionniste, a passé son enfance dans les salles obscures. Titulaire d'une Maîtrise Arts du Spectacle et Écrits Cinématographiques, elle a touché à tous les domaines du 7ème Art aussi bien à la programmation (Festival Quais du Polar, Courts du Polar), l'exploitation (Projectionniste), la réalisation (Assistante réalisatrice) ou la production (Assistante de production long-métrage ). Aujourd'hui, elle est Directrice d'un cinéma en région parisienne.

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