Qui a tué Amy Winehouse ? La réponse sur scène (et toute une histoire en plus) !

Clowneries et re-clowneries. La mort de la chanteuse Amy Winehouse, célèbre pour ses excès en tout genre, est certes une véritable question, non sans intérêt, qu’on soit amateur de son style ou non. Elle est morte à 27 ans, comme bon nombre de stars et idoles de la musique tels que Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix, et plus tard Kurt Cobain. Elle est la dernière à donc avoir intégré le Club des 27. Mais avait-elle choisi de naître, au fond ? Et le héros de la pièce, Gauthier, avait-il lui aussi décidé volontairement de s’immiscer dans notre monde ? On ne le sait pas. Question sans réponse. Mais ce qu’on sait, c’est qu’il a choisi de devenir clown sans frontières. Et que son histoire se déroule sur scène, au Théâtre des Martyrs, jusqu’au 31 mars 2018. Il n’est donc pas vraiment question de la chanteuse en tant que personne mais plutôt de ses aspects similaires avec le héros.

Un titre titillant la curiosité

Ce qu’on peut dire dès le départ, c’est que le titre ne laisse pas nos méninges indifférentes. Ni nos sensibilités immédiates. On connaît tous Amy Winehouse, son côté déjanté, ses excès et ses tourments exposés par voie de presse au grand jour, lorsqu’elle était au sommet de sa gloire. Ainsi, ce titre sait nous faire entrer, qu’on le veuille ou non, dans un univers dont on ignore tout au départ.

« J’aime ce titre car il pose question. Un titre, cela raconte beaucoup de choses, c’est attrayant aussi. Pour l’explication, Amy Winehouse est une chanteuse formidable et son point commun avec le personnage de Gauthier est d’avoir été – peut-être – un clown, une poétesse, une artiste confrontée à la souffrance du monde. Elle essaie de transmettre sa propre forme et vision du bonheur comme du malheur. La question « Qui a tué Amy Winehouse ? » c’est « Qui ou qu’est-ce qui pourrait tuer ce clown sans frontières ? », qui est, lui aussi, un poète« , explique Gauthier Jansen, comédien jouant dans la pièce.

Les aléas d’un voyage

« Gauthier conçoit son art de manière globale, sans limite d’espace ni de sujets à creuser« , ajoute Pietro Pizzuti, auteur de la pièce, « il veut mettre des mots sur les maux« . Et c’est ainsi qu’il a parcouru le monde avec l’unique préoccupation de faire rire les populations victimes de la guerre, de la misère ou de l’exclusion. Du Cambodge à Haïti en passant par l’Inde, il a fait sourire, rire aux éclats les plus grands jusqu’aux plus petits. Mais cette initiative charitable de Gogo, surnom de Gauthier, le mettra dans une situation embarrassante: l’impossibilité de rentrer chez soi. Pour penser à autre chose, il s’entourera de Sambuca, son ange triangulaire, présent en fait depuis le début de sa vie. Que vont-ils faire de cette rencontre ? Rire bien sûr, mais aussi revenir sur des questionnements sur le monde et l’humanité, le tout sur un fond de nostalgie d’une époque révolue, celle de l’enfance.

La pièce est jouée jusqu’au 31 mars 2018 au Théâtre des Martyrs les mardis et samedis à 19h00, les mercredis, jeudis et vendredis à 20h15, les dimanches 11 & 25.03 à 16h00. Ensuite, elle poursuivra une tournée dans bien d’autres théâtres par la suite !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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