Resist ! L’art et la manière de protester

Cette année marque le cinquantième anniversaire de la vague protestataire qui a touché le monde en 1968. À cette occasion, Bozar nous invite à traverser les révoltes et révolutions du 20ème siècle à travers le regard de photographes : tout un programme ! L’exposition Resist ! The 1960’s protests, photography and visual legacy jusqu’au 28 août. vous emmène depuis les grandes marches de Selma en 1965 au Palais des Beaux-Arts occupé en 1968 en passant par la République Tchèque. Les photographes, en figeant sans le savoir des moments-clés de notre histoire, nous interrogent non seulement sur nous-mêmes mais également sur ce qui fonde l’art.

 

Une exposition en deux parties

Les premières salles de l’exposition vous invitent à vous plonger dans les révoltes qui ont secoué non seulement le continent américain mais également une grande parte de l’Europe au cours des années soixante.

Le visiteur est ainsi amené à contempler les portraits de personnages qui sont entrés dans l’histoire par leurs actions : Rosa Parks, Martin Luther King et bien d’autres encore. Les photographies, en captant l’éphémère et l’exceptionnel, vous livrent des images poétiques, des tableaux aux compositions harmonieuses. L’Europe a aussi connu ses grands bouleversements : l’Irlande avec ses conflits les plus sanglants au cours du 20ème siècle et à nouveau, vous aurez alors l’occasion d’être le témoin de ces moments à travers divers clichés.

La révolte historique n’est (heureusement) pas l’apanage du 20ème siècle : notre époque est elle aussi riche en événements qui bousculent. Il y a encore de nombreux combats à mener et les photographes sont toujours présents pour immortaliser ces moments-là. De la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes au Brexit, vous aurez l’occasion de prendre part à ses combats qui défendent toujours les mêmes idéaux : la solidarité, la respect, la paix. Les contestations plus contemporaines laissent dès lors une plus grande place aux formes d’art contemporaines. Installations, courts métrages, créations d’affiches : c’est à votre tour de contester comme si les artistes vous invitaient à entrer dans leur démarche et ainsi à la comprendre (et se l’approprier?).

 

Ce qu’on aime moins

Ce qu’on pourrait regretter dans cette exposition, c’est que Bozar part du postulat que tout visiteur possède le bagage intellectuel pour savoir comprendre et apprécier ces instantanés historiques. Peu d’informations guident le lecteur si ce n’est les cartels assez sommaires et quelques grands panneaux.

Retrouvez toutes les informations sur le site de Bozar

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