Roots

Roots. Nos racines. Notre essence.

Si rien n’est inné et que tout est appris, il n’empêche que, dès notre naissance, nous sommes forgés par des constantes, des états de fait, parfois des détails presque imperceptibles. Des petites choses, comme ça, découlant de notre éducation, des us et coutumes de notre région, de la mentalité de nos compatriotes et, bien sûr, de l’époque.

Mais ce creuset qui nous façonne, devient toujours, avec le temps, un sujet délicat d’ambivalence, passant du doute au questionnement existentiel, oscillant même, parfois, entre un amour nostalgique et un dégout dédaigneux. Et nous de chercher à la fois à retrouver cette essence perdue, sacré graal, et à s’en éloigner, esprit critique, le plus possible.

On est tous marqué par là d’où on vient. Harry Gruyaert ne fait pas exception. Et c’est pour exorciser ce sentiment d’ambivalence vis-à-vis de son pays natal, la Bel(le)gique, qu’il nous offre en primeur son exposition Roots au Botanique.

Roots, c’est quoi ? Quatre longs murs sur lesquels se découvrent ses photos. Passant du noir et blanc à la couleur, Harry Gruyaert nous narre sa vision de la Belgique des années 70 et 80, avec la proximité d’un compatriote et le recul d’un homme expatrié. Des photos éclectiques, faites d’instants volés, de fêtes locales, de paysages authentiques, qui rappellent une époque révolue pour certains et une époque inconnue, un peu historique, pour d’autres.

Province d’Anvers – ©Harry-Gruyaert / Magnum Photos

A travers ses photos, ses racines. Ainsi, l’empreinte de son éducation très catholique se retrouve dans les photos de processions, son caractère d’expatrié dans sa fascination pour les fêtes locales, typiquement belges (comme les nombreux carnavals) et puis son quotidien dans ces moments de la vie de tous les jours, Ostende et ses plages, Bruxelles et ses bistrots, Charleroi et son atmosphère.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de la différence linguistique comme barrière culturelle, Harry Gruyaert répond simplement que c’est une force d’avoir les deux langues, même si son travail ne nécessite pas forcément de parler aux gens. Mais surtout, qu’à force de sillonner le pays, il n’a pu s’empêcher de constater que les Belges ont bien plus de choses en commun qu’ils ne le pensent

Avec Roots, Harry Gruyaert revient sur ses origines, certes, mais il ne compte pas s’arrêter là car l’Anversois a encore d’innombrables projets en cours de développement!

Notons aussi la sortie du catalogue, reprenant toutes les photos ponctuées de textes de Dimitri Verhulst que vous pourrez acheter sur place ainsi que la présentation de quelques photos de l’artiste sur le Maroc présentée dans les serres dans le cadre de DABA Maroc.

Du 13/12 au 03/02/2012 du mercredi au dimanche entre 12 et 20h au Botanique, 236 rue Royale à 1210 Bruxelles. Les prix sont de 2 à 5,50 €.

Photo: Ostende – ©Harry-Gruyaert /Magnum Photos

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