Saga: Le Space Opéra qui passe tout seul

Je ne sais pas vous, mais moi, malgré toute ma bonne volonté, j’ai du mal à accrocher avec les récits qui se déroulent dans une galaxie fort fort lointaine. J’ai du mal à retenir le nom des planètes, des habitants, de qui n’aime pas qui et pourquoi…

Du coup, quand j’ai vu Saga de Brian K. Vaughan et Fiona Staples en librairie pour la première fois, j’ai été sceptique.

Deux races ennemies, un amour impossible, un bébé… Le tout dans un univers complètement science-fictif. J’étais loin de ma zone de confort. Et pourtant! Saga se lit comme on prend un TGV. On tombe d’abord sous le charme des dessins magnifiques, puis on réalise que les dialogues sont fins et subtils, et on se surprend très vite à se demander ce qu’il va arriver aux nombreux personnages.

Un récit qui compte déjà 6 tomes

Où l’on suit Alana et Marko, la femme ailée et l’homme à cornes, qui s’aiment et ce malgré la guerre qui sévit entre leurs peuples. Après avoir eu un enfant, les deux héros se retrouvent en fuite autour de la galaxie, tantôt poursuivis par des tueurs à gage redoutables, ou des mercenaires de l’espace. Une galerie abondante de personnages barrés, le tout avec une énergie revigorante, voilà qui fait du bien au lecteur.

Le comic mélange des thèmes déjà vus tels que l’amour, la haine ou la différence à des choses nettement plus funky. Allez, sans spoiler on va faire mention d’une planète dédiée aux plaisirs de la chair, de drogues aux effets étranges ou encore des fantômes d’enfants shape shifters.

Un peu barré quoi…

Quand on pense arriver à un trop plein de choses qui se passent, car le rythme est parfois très rapide, une petite scène plus calme et apportant de la matière à penser vient s’intercaler.

C’est la grande richesse de Saga…

On ne s’ennuie pas, mais on ne s’endort pas bête non plus. Ce récit s’offre le luxe de doter ses personnages de psychologies riches et profondes, ce qui fait que la cohérence l’emporte. Même si niveau univers on est loin de posséder tous les codes d’entrée (et pourtant!).

C’est ce que j’apprécie vraiment avec cette série, le parti pris de prendre soin du lecteur, de ne pas le laisser nager tant bien que mal dans la généalogie complexe du récit. Certains trouveront peut-être que c’est là un manque de corps et prétexte à des failles d’intrigues. Mais je ne suis pas de ceux-là. Parfois, savoir dire oui à des personnages plus légers, c’est s’autoriser des univers bien délirants.

Saga, ou le space opéra étrangement « feel good » (comme diraient nos amis américains).

Saga de Brian K. Vaughan et Fiona Staples. 6 tomes. chez Urban Comics

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Fille qui écrit- Serdaigle aspirant Gryffondor- Regarde trop de séries pour son propre bien- Namur city- femme libérée sans l'abonnement à Marie-Claire.

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