Saint Nicolas, Père Noël, Rois Mages et toute la clique des généreux donateurs.

Et voilà! ça y est! On est déjà en décembre! Dernier mois de l’année (bien que son nom romain nous fourvoie en nous faisant miroiter encore deux mois de répit inexistants), décembre symbolise le renouveau mais surtout le portefeuille à sec – pour certains -, les repas interminables et le surplus d’objets en tout genre pour tous.

Offrir des cadeaux n’est point une chose aisée, surtout quand on est mû par une obligation et une date butoire. Ainsi, souvent, on se retrouve à courir les magasins, vainement, à la recherche d’un objet correspondant aux critères que nous nous sommes fixés. Le nombre de cadeaux débiles et destinés au rebut que nous recevons et que nous offrons tendent à démontrer tristement qu’on ne connait généralement pas les gens qui nous côtoient et plus particulièrement notre famille. Trop occupés à vivre notre propre vie dans notre propre jungle, nous mettons rarement plus d’un pied dans la jungle de l’autre, écoutant son babillage d’une oreille distraite… Il arrive aussi que le cadeau idéal soit là, sous nos yeux mais impossible à obtenir. Manque de temps, manque d’argent, manque de créativité industrielle…

Bref, c’est le bordel.

D’aucuns se souviendront alors de leur enfance où ils étaient assignés à écrire une liste de cadeau destinée à inspirer tous les personnages fantaisistes peuplant le monde des généreux donateurs. Et peut-être que la clef du problème se trouve dans cette pratique ancestrale de notre candide état! La vérité est que nous ne savons pas toujours ce dont nous avons besoin ou envie. Qu’on sèche douloureusement lorsque l’un ou l’autre, sans détour, vient nous poser la question. Dès lors, quelle idiote prétention nous permet d’espérer que notre famille et nos amis nous connaissent mieux que nous?

Il serait peut-être donc temps de mettre fin à cette hypocrite mascarade en rétablissant une bonne fois pour toutes l’élaboration de listes et en bannissant les idées reçues rattachées à ce concept. Pour avoir le bonheur pur et simple de pouvoir écrire sur un bout de papier toutes ses envies, même les plus folles, sans se soucier du qu’en-dira-t-on. Mais aussi parce qu’on a tous cette tendance à offrir ce qu’on aimerait recevoir et qu’au final on se retrouve avec un pile d’objets inappropriés que, par décence, on ne peut ni jeter ni offrir

Alors pour ne plus alimenter vos placards d’encombrants et votre esprit de déceptions puériles, prenez votre plume et, même si elle est un peu rouillée, réécrivez. Quelque soit le destinataire, réécrivez!

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