Séjour culturel en région Rhône-Alpes – Etape 1: Lyon

Bonjour à tous! Bon blocus si vous y êtes, bonne m*rde si vous passez des examens, bon courage s’il vous reste du travail avant de partir en vacances. C’est le bon moment pour penser et le bon moment pour les préparer!

Choisir une destination, dénicher des activités culturelles et/ou sportives sur place, trouver un logement, sélectionner des restaurants où faire étape,…tant de choses à prévoir avant même de se réjouir et de faire ses valises avec le sourire!

Si vous partez en France mais que vous hésitez sur la région, laissez-moi vous aider un peu et vous en dire plus sur la riche et savoureuse région Rhône-Alpes. Je m’y suis rendue durant 4 jours pour un séjour culturel tout à fait épatant et dont je ne peux que vous en dire du bien!

Avant toute chose, sachez que j’aime beaucoup la France et qu’on y trouve des endroits fabuleux quand on prend la peine de sortir des grandes villes. Je connaissais très peu la région Rhône-Alpes, ce fut donc une découverte pour moi.

Je vous conterai cette épopée en 4 épisodes, qui sont les 4 principales étapes de mon séjour: Lyon, l’Ardèche, la Drôme et l’Isère, à Vienne.

Première étape : Lyon

Lyon est en pleine expansion. Son nouvel aéroport, le musée des Confluences ouvert l’an passé en plein cœur des travaux du nouveau quartier futuriste de Lyon, tout cela flirtant avec la vieille ville, la Basilique Notre-Dame de Fourvière. Visiter Lyon c’est voyager dans le temps.

Pour bien commencer ma journée, je suis montée jusqu’à la Basilique Notre-Dame de Fourvière, située en hauteur sur le sommet de la colline de Fourvière. Là, avant de pénétrer dans la basilique, je ne peux que vous encourager à aller admirer la vue panoramique sur tout Lyon qui vous est offerte. Si le soleil est avec vous, c’est encore plus savoureux !

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Cette magnifique basilique de style néogothique a été construite en 1884 (date de la fin des travaux de l’extérieur). Les travaux de mosaïque, sculpture et sur les vitraux n’ont, cependant, été achevés qu’en 1964. Elle fut construite suite à une guerre entre la France et la Prusse. A cette époque le peuple a demandé à Monseigneur Ginoulhiac de prier pour que la ville soit épargnée, en échange de quoi ils faisaient la promesse de construire une église dédiée à la Vierge. Lyon survécut à la guerre, la basilique fut construite.

Pour me rendre là-haut j’ai pris le funiculaire. Tous les Lyonnais l’empruntent pour descendre dans le Vieux Lyon ou pour monter à Fourvière. C’est assez amusant. Notre plat pays n’en a pas besoin, donc c’était une première pour moi !

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J’ai poursuivi ma visite dans le Vieux Lyon. C’est un peu comme une petite ville d’Italie, les rues sont étroites, plaines de charmes, de belles patines, de beaux volets en bois. J’ai adoré la poésie des lieux.

J’ai traversé des traboules. Vous connaissez les traboules ? Eh bien moi non plus… jusqu’à ma visite de Lyon ! Les traboules sont des passages pour piétons qui, passant à travers des cours d’immeubles, permettent de se rendre d’une rue à une autre parallèle rapidement. A Lyon on dénombre plus de 500 traboules, majoritairement situées dans le Vieux Lyon, de la Croix Rousse et de la Presqu’île.

Elles sont toujours empruntées actuellement. Un accord a été conclu avec les habitants des immeubles que les traboules traversent afin de garder les portes ouvertes en journée et les passeurs sont priés de maintenir le calme durant les traversées.

Anecdote : peu connues des autorités, les traboules ont été utilisées pour des actes illégaux, mais aussi pour les agissements de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

J’ai ensuite pris la route pour me rendre au musée des Confluences de Lyon en plein cœur du nouveau quartier Confluence. Ce musée a ouvert ses portes en janvier 2014 et il est l’un des premiers bâtiments construits du nouveau quartier de Lyon.

Ce musée porte son nom car il se trouve très exactement au confluent de la Saône et du Rhône, dans le quartier Confluence en plein aménagement. Ce quartier était, auparavant, voué aux activités industrielles, habité et animé par des ouvriers et par des prostituées.

Le musée des Confluences est un musée d’histoire naturelle tout à fait impressionnant par son architecture, signée Coop Himmelb(l)au.

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Les collections du musée comptent plus de 2,2 millions d’objets. Elles sont parmi les plus riches en France. Elles s’organisent autour de ces trois ensembles : les sciences naturelles, les sciences humaines et les sciences techniques. Chaque salle du musée s’organise selon un grand thème (Sociétés, Avenir, Nature…).

La visite a été faite très rapidement et dans la foule. Je n’ai honnêtement pas su apprécier pleinement la chose et ne peux que vous encourager à aller visiter ce musée si vous êtes de passage à Lyon dans une période calme, hors saison ! Le quartier qui l’abrite est encore en travaux mais vous pouvez déjà vous y promener et vous extasier sur les magnifiques projets d’architecture des bâtiments qui le constituent.

Le projet du quartier Confluence a pour objectif de doubler la superficie du centre-ville de Lyon, en urbanisant la zone, d’ajouter des bureaux et des habitations et tout cela de façon écologique : La Confluence est reconnue éco-quartier par le gouvernement français, quartier durable par le WWF, et s’est vu décerner le label européen Concerto pour la faible consommation énergétique des bâtiments.

La position du musée est toute stratégique car il va attirer les touristes vers la ville de Lyon. Pourquoi, me direz-vous !? Car il se trouve que la plupart des gens empruntent l’autoroute A7 pour voyager et cette voie traverse la Saône et longe le Rhône en direction du Sud, de sorte que les touristes manquent parfois de s’arrêter, ils passent dans ce quartier, autrefois très peu sympathique, et ignorent ce que la ville de Lyon a de fabuleux à offrir. Le musée des Confluences est une étape et l’occasion de guider les touristes vers le centre, le Vieux Lyon, Fourvière.

Lyon est devenue, lentement mais sûrement une ville incontournable, un passage obligé pour toute personne qui visite la région Rhône-Alpes, que ce soit pour la culture, l’architecture, l’histoire, la gastronomie, et j’y viens à la (bouffe !) gastronomie…

Ma journée s’est terminée en beauté, ou plutôt en gourmandise (un péché comme un autre !) dans un bouchon. Non pas un bouchon routier, non pas un bouchon de bouteille…allez je vous le dis ! Un bouchon c’est le nom qu’on donne aux restaurants de cuisine typique lyonnaise. On y déguste des spécialités de la ville, de la région. Ce nom vient de l’habitude qu’avaient autrefois les cabaretiers de signaler leur établissement par une botte de branchages accrochée à leur porte, « bousche » signifiant dans le patois lyonnais, un faisceau de branchage.

D’autres pensent que le nom vient des « bouchons » de paille que les clients (des gens de passage) qui étaient fournis par l’aubergiste, en plus du couvert, pour bouchonner leurs chevaux, en vue de détendre les muscles de l’animal après et avant un long voyage.

J’ai eu l’immense chance de déguster les spécialités de chez « Daniel & Denise » cuisinées par Joseph Viola, qui est meilleur ouvrier de France.

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Autant vous dire que ce repas était l’ouverture d’une série de bons et longs autres repas 4 services !

Si cet article vous a donné envie d’en savoir plus, suivez la suite de mes aventures dans la deuxième étape de mon voyage: l’Ardèche, à paraître prochainement!

Plus d’informations sur Lyon, le musée des Confluences et Daniel et Denise

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"Née, nourrie, vêtue et pas velue. Un poil artiste, la plume en patte, je miaule, je grogne, tout ce qui compte c'est qu'on ne m'oublie pas trop vite.Née, nourrie, vêtue et pas velue. Un poil artiste, la plume en patte, je miaule, je grogne, tout ce qui compte c'est qu'on ne m'oublie pas trop vite. Etudiante en communication, passionnée de dessin, d'écriture, de culture avec un C, je suis aussi animatrice radio à mes heures perdues et pleine de rêves et de projets fous et insensés. Tout ce que je ne dis pas tout haut, je l'écris ou je le dessine. Je parle beaucoup, même avec la bouche fermée."

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