Séquence 3615 mylife

Dis-moi, chère Naïra, il y a énormément de choses sur ton site (toutes magnifiques, cela va de soi) mais, dans la partie « musique », nous ne trouvons aucune chanson française. Peux-tu nous expliquer ce phénomène?
Bien sûr, cher interviewer! Et bien, voilà, tout simplement parce que la langue française est une langue complexe, alambiquée et que je maîtrise (enfin, que je crois, espère, imagine maîtriser) bien plus que les langues étrangères, ce qui implique que je ne lui passe rien. Ainsi, je suis pratiquement constamment déçue des textes francophones. Pauvres, mièvres, dotés d’une structure simplifiée induisant des non-sens et des phrases bancales, j’estime que le fait d’être mélodique ne justifie pas un tel apprauvissement de la langue! D’autant qu’il est clairement possible de faire bien mieux que ce qui est fait à l’heure actuelle! Cela s’est déjà vu…
Et bien voilà qui est dit! Un mystère d’éclairci ! Il ne nous reste plus qu’à te remercier… Tiens, au fait, penses-tu à une chanson en particulier quand tu parles de chanson française à la hauteur?

Pas en particulier mais je pense que des gens comme Georges Brassens se défendent terriblement bien !   Ses paroles restent des phrases, bien construites, usant de mots de tous les jours et d’autres parfois appartenant à un langage plus soutenu. Il est accessible à tous à travers des sujets communs mais démontrant sa fine compréhension de la psychologie.

En voici la preuve (non vivante, non et surtout écrite m’enfin… Fait s’qu’on peut hein, m’sieur dame!)

Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu’il avait donc du courage
C’était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant

Il n’y avait jamais de beau temps

Dans ce pauvre paysage
Il n’y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content

Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant

Sa belle petite queue sauvage
C’est alors qu’il était content
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps

Un jour qu’il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps

Qu’il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière ni devant

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