Si j’aurais su… j’serais ptet millionnaire !

Enfant (et adulte aussi, en fait) ma chère mère me disait souvent : « Quand j’aurai gagné au lotto… » comme si cela allait forcément arriver, à force de jouer. 20 ans ont passé et ni elle ni mon grand-père chéri n’ont gagné le gros lot (ce qui est bien dommage pour ma petite personne, vous en conviendrez) qui m’aurait permis de me la couler un tantinet plus douce, voire même de faire mes adieux à notre Belgique.
Du coup, je me suis demandée qui diable étaient donc les salopiauds qui avaient dépouillé ma famille d’une richesse bien méritée (non mais c’est vrai, quoi !) et, comme d’habitude, quand je me pose une question existentielle… Je l’ai googlé : « gagnants lotto de 1986 à 2012 ». Et là, déception. Google ne sait pas tout. Bon, allez c’est vrai, c’est plutôt moi qui suis pleine d’espoir (pour ne pas dire biète et naïve, oui, mais je ne vous permets pas, non mais !), ouais. Parce qu’évidemment, tout ça reste majoritairement anonyme. Dépitée, je me suis rabattue sur le site de la loterie nationale pour savoir si ma brave petite famille avait encore une chance de gagner au lotto cette année (tout ça avant la fin du monde, bien sûr, sinon, c’est mort – et c’est le cas de le dire, hein). Eh bien, figurez-vous que cette année, il y a déjà eu 44 gagnants. Soit presque deux fois plus qu’en 2011 ! Un chiffre dont la loterie nationale tire fièrement parti avec sa nouvelle publicité.

Mais ce n’est pas tout. D’après les statistiques du site, sur ces 44 gagnants, la majorité se situait dans la tranche d’âge des plus de 45 ans et 7 venaient de Bruxelles…. Plutôt bon signe pour mes deux joueurs préférés, non?

Ayant récolté toutes ces informations, j’ai envisagé de me lancer dans des calculs savants de statistiques poussées pour savoir exactement quelles chances nous avions de gagner et combien de tickets il nous faudrait acheter pour augmenter nos chances (un billet de lotto, après tout, c’est une idée de cadeau de Noël comme une autre quand on n’a pas d’inspiration, faut juste espérer que la personne à qui vous l’offrez se souviendra de qui elle l’a reçu, si jamais elle gagne, mais je compte sur vous pour le rappeler toutes les cinq secondes de manière totalement subtile, n’est-ce pas !) puis je me suis dit que, dans le fond, j’avais quand même autre chose à faire de ma journée (si, si, c’est vrai, je t’assure) et que j’allais laisser Moïra et son cousin le Fatum décider de qui serait le 45e millionnaire qui sauterait sur son matelas en crachant son café sans m’en préoccuper outre mesure puisque de toute façon, ce ne sera pas moi.

Oui, parce que moi, monsieur, je ne joue pas. Pourquoi ? Bonne question. Tout simplement parce que mon inconscient est récalcitrant à effectuer une tâche qu’il assimile au fait de jeter de l’argent par les fenêtres, juste au cas où ça aurait été de l’arboomerangent qui me reviendrait au centuple (parce qu’il aurait invité ses amis). Peut-être est-ce là, justement toute la question. Qui joue au lotto et pourquoi (pas pour quoi, hein, ça je le sais bien, quand même) ?

Ceux qui savent que leur travail ne leur fera jamais gagner des millions (pas plus que Jean-Pierre Foucault, d’ailleurs) ? Les amoureux du jeu ? Les éternels optimistes ?

Et puis qui n’y joue pas, comme moi ?

Allez, dites-moi tout ! Est-ce que vous, vous avez une chance d’être le 45e millionnaire de l’année (juste histoire que je sache avec qui je dois peaufiner mes relations… j’ai pas vraiment envie de faire des statistiques à mes heures perdues, c’était une blague, hein!) ?

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