Sideways

Cela fait seulement un jour que l’équipe de Sideways a mis les voiles pour d’autres aventures. Seulement un jour que la ferme du parc Maximilien n’a plus que pour résidents biquettes, poulettes et autres animaux de la basse-cour. Seulement un jour et rares sont ceux qui l’auront remarqué et pourtant… Pour ceux qui ont un tant soit peu participé à l’aventure, pour ceux qui ont ouvert leur coeur, leur âme et leurs sens à cette drôle de troupe aussi disparate qu’internationale, multiculturelle, pluridisciplinaire et souriante, le soleil de Bruxelles semble bien morne depuis leur départ, comme si le vent de liberté et de fraîcheur qui régnait en maître sur le festival nous avait lui aussi quitté, séduit par leur âneries, laissant notre belle (?) capitale aux mains d’une chaleur lourde et accablante.

En effet, ce festival itinérant valait (et vaut encore puisqu’il ne se termine que le 17 septembre) la peine qu’on s’y attarde. Première édition d’un concept pour le moins unique, nous ne pouvions décemment pas le manquer et encore moins le passer sous silence (nous vous avions d’ailleurs annoncé, si vous vous souvenez bien, son existence au début du mois d’août – voir ledit article).

 

Bref, commençons par les points faibles, voulez-vous ! Le premier et le plus important est évidemment le cruel manque de communication au niveau de la presse francophone. Le site ayant lui-même une seule de ses pages en français (depuis peu), il s’est avéré que ce festival d’origine néerlandophone n’a malheureusement pas attirés les foules de francophones et de bruxellois qu’il aurait méritées. Un point faible et non négatif car il n’est jamais aisé de toucher tout et tout le monde, surtout au niveau culturel et que comme souvent les fonds ne sont pas sans fond et l’attaché de presse un luxe dont on est fréquemment forcé de se passer.

Le second est l’organisation et la clarté des informations. En effet, bien qu’ayant passé quelques heures sur le site internet, il n’est pas toujours facile de visualiser en quoi consistent le travail des artistes, les performances ou les ateliers et activités auxquels on peut participer. Expliqués et présentés dans les grandes lignes, les différents artistes et leur contribution ne nous apparaissent clairement qu’en affichant les photos des week-ends passés ou en se rendant sur place, une vague idée et un but approximatif en tête.

Heureusement, on ne le regrette pas! Outre l’ambiance et l’atmosphère estivale, décontractée et bonne enfant, la cuisine/bar est pittoresque, les workshops pour le moins captivants et enrichissants, la librairie inspirante, les performances et les réflexions artistiques singulières mais intéressantes.

 

Ainsi, ce week-end par exemple, outre les promenades organisées, vous pouviez notamment vous essayer à la préparation de plantes aromatiques cueillies par vos douces mains en compagnie d’Annemie Maes et de Nathalie Hunter, ou bien mettre vos talents de dessinateur à l’épreuve à l’aide d’un GPS avec Jérémy Woods ou encore tester vos talents d’alpiniste urbain avec Anthony Schrag et Kevin McPhee mais aussi tout simplement boire un verre au soleil en écoutant Andrew Stuck interviewer tous ces personnages aux activités parfois insolites et déroutantes.

 

Bref, vous l’aurez probablement compris, si la culture, la nature, l’écologie, et l’art vous interpellent tout autant que moi et que vous aussi vous aimez tout particulièrement ce qui sort des sentiers battus (sans mauvais jeu de mots, aucun), il ne me reste plus qu’à vous conseiller d’annuler tous ce que vous aviez prévu pour les deux semaines à venir afin de pouvoir, d’une manière ou d’une autre, profiter de ce festival atypique qui s’achève mi-septembre à Zutendaal, près de Hasselt et qui n’aura peut-être pas la chance – qui sait? – d’avoir une seconde édition.

 

Plus d’informations sur le site: www.sideways2012.be

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