Snow White And The Huntsman

« Kristen Stewart interprète l’héroïne dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine maléfique et déclencher son courroux. Mais la cruelle marâtre ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la supprimer. Sam Claflin y incarne le prince, envoûté par la beauté et la force de Blanche-Neige. »La bande-annonce nous promettait monts et merveilles. En toute confiance, malgré une légère crainte de voir Kristen Stewart embrasser un rôle aussi important dans un film de deux heures, je me précipitai voir cette version sombre du conte. Il en résulta une douloureuse déception.

Comme pour Alice In Wonderland (que j’attendais avec la même impatience), Snow White And The Huntsman a tout misé sur les décors et les effets spéciaux certes magnifiquement imaginés. Le film manque cependant cruellement de substance et de développement. Les scènes tirées en longueur sont pour la plupart inutiles et ennuyeuses, quant aux éléments qui titilleraient notre curiosité, ils ne sont que survolés. Même la musique est soporifique à souhait.

Pour couronner le tout, le jeu de Stewart est, comme prévu, exécrable. Apathique, mono-expressive (regard vitreux et bouche entrouverte) et destinée à réciter des répliques quasi inexistantes, la jeune femme ne fait que renforcer ce sentiment de vide dans le film.

Finalement, rien de vraiment sombre dans cette histoire. On est bien loin de la version de 1997 réalisée par Michael Cohn (Snow White : A tale of terror) qui avait au moins l’audace de nous plonger dans un univers réellement dérangeant.

Une véritable occasion manquée. Dommage.

Written By

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *