Source Code

« Le soldat Colter Stevens se réveille dans le corps d’un inconnu, il est dans un train en direction de Chicago, un train qui est sur le point d’exploser. Il fait partie d’une expérience gouvernementale du nom de « Source Code ». Un programme qui permet de lui faire revivre les derniers instants d’une autre personne. Comme une journée sans fin, il revit sans cesse l’attentat qui vise le convoi. Sa mission : trouver des indices et découvrir durant les 8 minutes dont il dispose, qui a placé la bombe. »

Sans conteste, Source Code est un film où la science-fiction s’efforce de tenir la route. On nous embrouille un peu avec des termes « savants » et des explications rapides de physique quantique et de « calculus » à la mords-moi le nœud – il faut bien ça pour qu’on ne se pose pas trop de questions mais que ça nous semble tout de même un tantinet tangible – mais ça va. Ils restent cohérents, ils n’exagèrent pas. L’homme n’est ni devenu omniscient ni omnipotent et encore moins omnivore (… Je m’égare? Ah, bon! Au temps pour moi!).

 En prime, on a des acteurs charmants interprétant des personnages à la complexité humaine tout à fait satisfaisante (sauf le gros méchant sans cœur qui dirige les opérations mais il faut toujours qu’il y ait un Cœur de Pierre – même quand il a un nom à coucher dehors – dans les films) et des effets visuels qui, sans en faire trop, nous transportent très aisément dans ce monde où les aiguilles comptent plus que tout autre chose et aux impacts… fréquents.

 Toutefois, l’opiniâtre cohésion du film s’effrite rapidement. Dès le départ, qui plus est, et ce au nom du suspense. Le jeune Colter est un soldat, il se doit de faire face, d’être rapide et d’avoir beaucoup de sang-froid. Mais lorsqu’il cherche à se situer et à comprendre le pourquoi du comment, les réponses lui sont interdites pour, soi-disant, ne pas parasiter sa mission. Allons donc! Savoir la vérité (même lorsqu’elle est affreusement atroce) est bien moins perturbant que de rester dans le doute et l’ignorance totale! Résultat? Il court après son identité au lieu de courir après le poseur de bombe… Total waste of time!

 Bon. Ceci n’est qu’un détail sans importance et puis l’erreur, tout comme la curiosité, est humaine, même dans les films. Nous serions donc passé à côté de ce très léger non-sens si la fin, toujours cette satanée fin, n’était pas la preuve ultime d’un manque de consistance et d’une couardise scénographique sans nom…

Très sérieusement, à quoi ça rime de crier sur tous les toits que A+B = C si, durant les cinq dernières minutes, on nous apprend qu’en fait A+B = C+D? Tout ça pour offrir au public, apparemment toujours traumatisé par la mort titanesque de Jack Dawson, une fin 100% Happy End mais totalement injustifiée* alors qu’au moins deux autres options plus cartésiennes s’offraient à eux?

 Dans ce cas-là, je n’ai plus qu’une seule chose à dire: « Mouais ».

* Je mens, c’est vrai, la justification était celle-ci : « c’était expérimental et donc relativement imprévisible.  Au final, ça marche mieux que prévu. Pourquoi? On ne sait pas mais c’est pas grave puisque tout est bien qui finit bien! ».

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2 Comments

  • Comme je l’ai dit dans mon article, et ça rejoint un peu ton avis, c’est un film 100% américain… Et qui dit américain dit forcément jolis acteurs et happy end ! =)

  • En dehors de cette fin qui nous apparaît, dans un premier temps pour les uns & dans un second temps pour les autres, comme incohérente. J’ai trouvé ce film plus que divertissant. Je suis entièrement d’accord pour dire que ce sont le suspens et le jeux des acteurs, qui tiennent en haleine le spectateur.

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