Stephan Balleux: La peinture et son double

Le musée d’Ixelles fait partie des musées sur lesquels les Bruxellois ou les Belges vivant loin de la capitale et non frileux de sortir de chez eux, peuvent compter. Si le musée a récemment proposé des expositions temporaires très modernes, c’est pourtant depuis 1892 – rien que ça!- que l’ancien abattoir offre à voir aux amateurs d’art des œuvres de renom dans sa collection permanente, mêlant artistes impressionnistes, néo-impressionnistes, symbolistes, fauvistes ou autres surréalistes. Un musée résolument moderne depuis plus de 120 ans même si pour des artistes comme Egon Schiele, l’art n’est pas moderne mais éternel.

Dans la droite ligne de ces orientations stratégiques, le choix d’accueillir un artiste comme Stephan Balleux semblait une évidence. Artiste pluridisciplinaire mêlant dessin, peinture, sculpture et multimédia, Stephan Balleux fait aujourd’hui partie des artistes modernes à suivre. Et qui plus est, c’est un enfant du pays!

 « Je pense aussi en image … »

Questionnant le statut de l’image, de la peinture, de la réalité, des limites de la représentation et de la perception, c’est tout un univers représentatif d’une certaine réalité empreint d’une certaine confusion qui nous est donné à ressentir ici. Souvent sombre en raison de la prédominance du noir et du blanc, l’ensemble des œuvres de Stephan Balleux crée le trouble chez le spectateur. Par l’ajout d’éléments curieux, bizarres, singuliers dans ce qui semble familier, l’artiste pose la réflexion sur l’étrangeté d’une situation. L’image étant un élément fort complexe, l’artiste anversois se pose la question de savoir ce qu’elle est, ce qu’elle représente à ses yeux mais aussi à ceux amenés à la voir. A la fois forme, ce qu’elle a pour représentation première, l’image est aussi pour S. Balleux une forme de langage ouvrant large le champ des recherches et des actions. Une interrogation, à l’ère de l’image digitale et numérique, sur le statut particulier des images peintes, sur ce qui fait leur spécificité et les différencie des autres images.

Principalement constituée de peintures et de sculptures, souvent fortement liées entre elles, l’exposition prévue jusque mi-octobre au musée d’Ixelles emmène le visiteur aux limites de la perception du réel tout en lui offrant une expérience visuelle unique. Parfois floues, parfois imparfaites, parfois en mouvement, ou encore en parfaite symétrie, les images jettent le trouble dans les peintures de Stephan Balleux. Notre vision s’en trouve perturbée, notre réflexion aussi.

Que vous ayez envie de vous plonger dans l’univers tortueux de Stephan Balleux ou si vous ne connaissez pas encore sa très riche et éclectique collection permanente, le musée d’Ixelles est l’endroit tout approprié pour ensoleiller artistiquement votre été.

Notre billet est déjà réservé pour le mois d’octobre pour la très attendue exposition Paul Delvaux dévoilé, que nous n’hésiterons pas à mettre à nu en ces lignes !

Stephan Balleux: La peinture et son double

Du 26.06.2014 au 14.09.2014, de 9h30 à 17h00, (fermé le lundi et les jours fériés) au Musée d’Ixelles, 71 rue Jean Van Volsem 1050 Bruxelles.

Tarifs :

8 € : adultes

5 € : étudiants, seniors, groupes (10 personnes ou plus), Amis du Musée, Ixellois, détenteur d’un billet Thalys et d’un billet SNCB en cours de validation.

Gratuit : allocataires sociaux, enfants et jeunes jusque 18 ans inclus, enseignants en Belgique, étudiants en art, guides culturels, journalistes, CréaPass, Brussels Card, membres Attractions & Tourisme, ICOM.

Plus d’infos sur le site de l’artiste et sur le site du musée d’Ixelles.

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Directeur artistique en publicité, trop occupé à faire la publicité des autres pour en faire la sienne ici.

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