Stéphanie Sandoz – Jetlag

Un tour du monde! Voilà ce qu’est sensé nous offrir Jetlag, le deuxième album de la chanteuse française Stéphanie Sandoz.

A la lecture des titres énoncés au dos de la plaquette, Stéphanie souhaite nous faire partager ses souvenirs de bobo parisienne en voyages à travers le monde et nous faire ressentir à sa manière, que c’est beau l’être humain; que les rencontres, c’est magique; que les odeurs d’épices et bien c’est ça l’Inde, etc…

Qu’y a-t-il de plus agréable que de se laisser embarquer pour de superbes voyages et d’en profiter pour rallumer notre cheminée avec tous nos vieux Lonely Planet ou autres Routards, car, non, nous n’en avons plus besoin. En effet Stef nous promet de nous emmener de Bombay à L.A. en passant par Moscou, Hong Kong et toutes les autres merveilleuses destinations dont vous avez toujours rêvé! Quelle bande de veinards nous sommes de recevoir un tel présent, nous qui attendons avec impatience l’arrivée des Summer Tickets de la SNCB afin de pouvoir fouler les plages tropicales de Knokke-Le-Zoute. Direction les portes d’embarcation pour écouter ce que cet album a dans la soute.

Assez rapidement on remarque que Stéphanie ne nous marquera pas par sa voix qui n’est certes pas désagréable loin de là, mais qui manque cruellement de personnalité et de cachet! Les sujets traités pour chaque destination sont clichés car, oui, nous savons déjà que Trafalgar et Big Ben sont à Londres, que Bombay est une ville fourmillante et que des stars vivent à L.A. Par contre, je connaissais moins le Moscou chic Mocbah choc!

Venons-en aux faits, la voix ne nous emporte pas, les instrumentalisations “locales” clichées pour chaque pays comme par exemple un funk a la Starsky et Hutch pour L.A. ou alors du Oud arabe pour “de Paris à Alger” (mention très bien pour Samira Brahmia qui chante ici en duo avec Stéphanie), ne sont pas convaincantes et sont dépourvues de toute prise de risque. En ce qui concerne textes, ils sont légers, trop légers, voire même complètement insipides et je me répète, on ne peut plus CLICHÉS (il pleut sur Big Ben, j’ai le vertige à Hong Kong, je me suis fait un film à Beverly Hills etc.). L’écoute n’en est pourtant pas insupportable, Stéphanie semble être une fille attachante et sympa.

C’est léger, frais, la production est de qualité et l’album trouvera certainement un public avide de musique facile prédigérée.

En conclusion, je dirais que je ne suis pas convaincu et que cet album ne laissera pas de trace de son passage car trop fade et plein de niaiseries. Pourtant, nous sommes proches d’un produit qui pourrait trouver sa place sur la scène musicale francophone. Si vous êtes à la retraite, cet album servira à couvrir les crissements du rocking-chair de madame qui tricote ou de musique d’ambiance pour faire la vaisselle!

Passez votre chemin, y’a rien à voir ni à entendre de neuf ou d’original.

Andy

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