Stevans : 1ère partie de Marina Kaye !

Ce mercredi 28 mars 2018, Marina Kaye foulera les planches de la salle de la Madeleine à Bruxelles. Marina, on ne la présente plus, tout le monde la connaît. C’est pourquoi nous nous sommes penchés pour vous sur ceux qui assureront sa première partie ! Il s’agit des Stevans. Nous sommes partis à leur rencontre, en Suisse

Qui sont les Stevans ? Plutôt groupe ou artiste solo avec des musiciens de session ? Comment le projet est-il né ?

 Je suis sorti de l’école Hôtelière de Lausanne où j’ai étudié pendant 4 ans. J’avais déjà l’intention de faire de la musique. Après avoir joué dans différents groupes, parfois en tant que batteur, guitariste ou chanteur, j’ai commencé à avoir quelques compositions à moi et j’ai créé le groupe Stevans avec deux premiers membres qui étaient Bruno et John, basse et guitare. Là, on a fait deux albums ensemble plutôt dans la veine Oasis, Stereophonics. Ensuite, les deux musiciens sont partis parce qu’ils ont fondé une famille. Moi, j’ai continué sous le même nom ‘Stevans’ et là, c’est devenu presque un projet solo où il y a eu ce troisième album en 2014 qui s’appelle ‘Rupture’ où j’ai enregistré un peu tous les instruments et produit ça avec Serge Morattel. Et ensuite, j’ai recréé le groupe, on devenu un quatuor beaucoup plus electro pop.

D’un point de vue plus personnel, qu’est ce qui t’a amené à la musique ?

A l’époque j’habitais au Maroc. J’ai habité à l’étranger jusqu’à l’âge de 17 ans. Au Maroc, j’ai découvert Nirvana, Metallica et Guns N’ Roses. Et j’avais fait comme dans toute bonne famille du piano au conservatoire (Rires). Et évidemment, j’ai laissé tomber le piano qui me cassait les pieds au profit de la guitare électrique. J’étais persuadé que j’allais pouvoir faire les solos de Slash assez vite, et bien évidemment, j’ai assez vite déchanté… mais au moins ça m’a permis de partir là-dedans.

Si tu devais définir le mot musique, que dirais-tu ?

Je dirais « Mandatory » (Obligatoire).

En termes de son et de paroles, qu’est-ce qui t’inspire ? Qu’est-ce qui te donne envie de dire les choses de cette façon dans tes chansons ?

Tous les groupes que j’ai écoutés depuis ma tendre enfance, depuis que j’ouvre les oreilles pour ça. Mais ça peut très bien aussi partir de l’instrument sur lequel je joue ou le plug-in sur lequel je suis en train de jouer qui a un son spécial et qui me donne une idée. La plupart du temps, les idées commencent par des accords de piano ou de guitare et puis, je commence à trouver une mélodie. En général, je trouve toujours une certaine structure de morceau, ensuite je trouve les mélodies de voix, puis j’écris les paroles en fonction du rythme et des mélodies.

Ce qui me donne envie de dire les choses comme ça dans mes chansons, c’est très variable, ça passe de choses très légères comme l’observation, de disco avec des femmes, à des choses beaucoup plus personnelles, comme le suicide d’un ami. C’est donc très variable. En termes de paroles, ça peut être des faits divers, des expériences personnelles ou simplement une espèce de fiction de ce qui pourrait arriver.

Plutôt studio ou live ? Pourquoi ?

Les deux ! 

Studio parce que voir une petite idée qui est née sur son canapé devenir une vraie chanson, voir ce puzzle se créer petit à petit, c’est absolument ma-gi-que! Il y a des moments de doute terrible, des moments d’euphorie hallucinante. Ce sont des montagnes russes émotionnelles, le studio.

Le live, tout simplement parce qu’on fait pas de la musique pour la jouer aux murs de notre local de musique, mais pour la jouer devant un maximum de personnes. C’est un peu comme la réponse à la question ‘Voulez-vous devenir célèbre?’ eh bien oui ! Mais pas pour aller se faire offrir des bouteilles de champagne au carré VIP de la boîte de nuit de la capitale, plutôt pour jouer devant un maximum de personnes parce que c’est ça qui nous fait vivre.

Plutôt Claude François ou Johnny Hallyday ?

Clairement Claude François ! Les deux, on ne peut que les respecter, mais Claude François tout simplement parce que le disco, parce que son souci de chorégraphie, d’esthétique, et puis l’importance qu’il accordait à la section rythmique en général. Et c’est quelque chose d’énorme pour moi, ce n’est pas mon premier instrument, la batterie, ni la section rythmique, mais j’y attache une importance particulière, vraiment. Je me sens assez proche de Claude François pour ça, même si fondamentalement, je ne suis ni un fan de Claude François, ni de Johnny Hallyday. 

Après avoir foulé les scènes du Paléo ou encore du Montreux Jazz Festival, certains des plus grands festivals de Suisse, quels sont les prochains horizons visés par les Stevans ?

La Suisse, c’est un peu comme la Belgique, on a plusieurs territoires au sein d’un seul territoire. En Suisse, on a 4 régions linguistiques. On a encore du chemin à faire en Suisse allemande, même si on y  a déjà passablement joué. Et puis, on vise clairement tout le reste du monde dont l’Allemagne, la France où on a déjà bien joué. On a eu des beaux passages radio sur des chaînes comme RTL 2 ou Virgin et là, maintenant, peut-être une opportunité en Belgique. On espère.

J’ai toujours beaucoup envié la scène belge, l’herbe a toujours l’air plus verte chez son voisin, mais on a toujours eu le sentiment, avec mes anciens acolytes de Stevans, qu’il y avait beaucoup plus d’implication du milieu de la musique pour les artistes belges que chez nous, en Suisse. Est-ce que l’herbe est plus verte ailleurs? On ne sait pas..

Au Montreux et au Paléo, on y rejouera avec plaisir, mais pour l’instant il faut sortir le prochain album !

A quelles collaborations rêves-tu ?

J’aimerais bien bosser avec les producteurs de Bruno Mars, travailler aussi avec le mixeur de The Weeknd et Foster The People, j’aimerais beaucoup voir comment il fait ça. Depuis 2014 où j’ai enregistré tous les instruments et où j’ai co-produit l’album, je mets vraiment un focus particulier sur la production.

Quelle est l’anecdote la plus drôle que tu as à raconter sur l’un de vos concerts ?

A nos tous débuts, on a joué dans une crêperie dans un coin paumé en Suisse Romande, qui s’appelle Sainte-Croix, où les gens n’avaient rien à foutre de nous. C’est le genre de concert où il y a des gens qui sont juste devant nous, mais qui nous tournent le dos. A un moment, on faisait carrément des versions reggae de nos chansons pour essayer de voir si ça faisait réagir les gens, mais.. pas du tout! Au bout d’un moment, il y a un gars qui est venu vers nous, on s’est dit qu’il y avait quelque chose qui était entrain de se passer et en fait pas du tout, il contournait juste la scène pour aller aux toilettes…(Rires). C’était donc un échec total, du début jusqu’à la fin.. (Rires)

Bientôt de retour en Belgique ?

On va déjà commencer par faire ce premier concert mercredi avec Marina Kaye et only rock n’roll God can tell.

Merci pour cette interview et bonne continuation musicale !

Pour venir les découvrir sur scène, rendez-vous ce mercredi 28 mars à la Madeleine ! Les derniers billets sont disponibles ici.

Vous pouvez suivre leur aventure musicale ici.

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Passionnée par la musique et l'écriture. Toujours sur les routes pour découvrir de nouveaux artistes, je m'arrête un instant pour faire leur interview et ainsi tout vous partager. En avant pour l'aventure !

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