Super 8

« Été 1979, dans une petite ville de l’Ohio. Tandis qu’ils filment un film en super 8, un groupe d’amis assiste à une catastrophe ferroviaire. Mais ils ne tarderont pas à comprendre que ce n’était pas un accident. Peu après, disparitions étranges et événements inexplicables commencent à s’enchaîner en ville et la police locale tente de lever le mystère… une vérité encore plus terrifiante que tout ce qu’ils ont pu imaginer. »

Bim ! Bang ! Klong ! Plouf ! AaAhh ! Buurp. Si on était en mal de boucan et de sensationnel, nous sommes bien tombés. Comme toujours, les films de Spielberg en jettent et celui-ci ne fait pas exception. Et, comme souvent, nous sommes conquis.
Si les gamins tapent un peu sur le système (mais n’est-ce pas le propre de ces sales bêtes ?), la présence de la mystérieuse Alice – rôle d’ailleurs interprété avec talent par la jeune Elle Fanning – modère avec grâce et candeur ce tas de testostérone immature (comprenant, d’ailleurs, les mâles moins jeunes aussi). En outre, les années 70, c’est terriblement rafraichissant pour nos cerveaux d’hommes pressés du 21ème siècle. Tous ces vieux portraits qui sentent la naphtaline ne peuvent que nous faire sourire. La caricature est bon enfant et on s’en amuse follement.
Oui mais… (vous l’attendiez celui-là, n’est-ce pas ?) était-il vraiment nécessaire d’utiliser tous les clichés cinématographiques connus au point de mutiler franchement la vraisemblance du film ? Où est-ce simplement le prix à payer lorsqu’on coule un film dans le moule « gros budget et réalisateur notoire» à Hollywood ? Peut-être faudrait-il, dans ce cas, leur souffler à l’oreille que les canevas fixes et trop répétés sont l’apanage des genres les plus populaires et les moins respectés… Histoire de secouer un peu ce cocotier rempli de vieux singes, une bonne fois pour toute.
Et puis pour ceux qui ont vu le film, une question me taraude et ne me laisse aucun répit : pourquoi le médaillon et pas le gosse avec sa tronche de cake et son appareil dentaire, hein? Ca aurait ajouté une dose d’humour à cette scène finale à la symbolique coquebine (genre une page se tourne donc je peux laisser mes souvenirs derrière moi… Il m’est avis que le scénariste n’a jamais vraiment perdu un être cher) et eu le mérite de casser la prévisibilité inhérente de ce, au reste, charmant produit cinématographique. Et, n’ayons pas peur de l’affirmer, ça n’aurait pas été du luxe !

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