Taken 2

L’autre jour un ami m’a dit en rigolant que ça lui arrivait de passer dans le quartier chaud de Bruxelles pour son boulot et qu’il y croisait souvent des Français venus faire leurs emplettes chez nous. Ca le faisait rigoler. Et c’est vrai que ça a un côté marrant.

Il y a quelques semaines, dans Moustique, ils ont parlé sur un ton désinvolte du projet d’interdire la prostitution en vitrine parce que ça dérangeait le voisinage. Tout cela semble terriblement bon enfant. Pourquoi pas l’endroit d’une prochaine ballade dominicale en famille pour changer?

Heureusement que certains films grand public prennent le contrepied en nous rappelant le gouffre qui se cache derrière ces rues animées. Autant j’ai reproché à Slumdog Millionnaire de Danny Boyle d’édulcorer la réalité des bidonvilles, en en faisant, et ça s’est avéré vrai par la suite, une attraction pour touristes, autant le film Taken de Pierre Morel, ouvre une porte sur l’horreur que représente la traite des êtres humains.

Taken 2 vient de sortir en salle le 3 octobre dernier, pas mal d’ailleurs, très américain, de la bonne action, des bons effets spéciaux et un happy family end, mais c’est surtout le 1er qui m’intéresse. Même si évidemment, pour les besoins du film, on a probablement diminué l’ampleur d’un réseau aux ramifications qui doivent donner le tournis, ce film a le bon ton de générer de l’empathie pour ses personnages et donc, peut-être, de parvenir à offrir un visage à toutes ces femmes qu’on viole au quotidien. Autant de clients en moins?

Car enfin, aujourd’hui on joue à fond le repentir face à l’esclavagisme, alors qu’il se produit encore, sous nos yeux, dans nos villes.

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Attachée de presse bruxelloise, j’ai décidé de vous faire partager tout ce que je sais grâce à mon métier…

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