Ce que la téléréalité m’apprend de l’amour

Je ne sais pas vous, mais moi je fais partie de ces personnes qui aiment l’amour. Comme c’est joli les petits cœurs, les étincelles, les baisers sous la pluie printanière… Je tombe dans le panneau à chaque fois.

Bien souvent, je verse ma petite larme devant les films à l’eau de rose, ou je me fais des histoires de malade dans ma tête. Des je t’aime moi non plus, des regards langoureux, des mots bleus à tous les étages… Je vois la plupart du temps la vie en rose bonbon.

En bonne trentenaire que je suis, mon love code m’a été inculqué par des séries et films comme Friends, One tree Hill, the O.C, Amélie Poulain, Jeux d’Enfants, le Journal de Bridget Jones, Love Actually… Des classiques où les amoureux finissent immanquablement ensemble, heureux, beaux à jamais. Et tu ne peux t’empêcher de te dire «Aaaah, l’Amour…».

Et puis ces derniers temps, zappant à gauche et à droite, je me suis retrouvée à regarder les Anges de la télé réalité. C’est tout de suite, comment dire… Une autre vision de l’amour?

Dans une téléréalité, l’amour c’est la chasse. Tu dois y aller vite.

Donc, quand le candidat a repéré une cible potentielle, il doit agir, disons dans les heures qui suivent (juste après les étapes obligatoires de « ohlala elle est trop belle la maison! », et de « moi je choisis ce lit-là ! »,  ce qui en soi prend déjà deux épisodes).

Le truc avec la téléréalité, c’est la distorsion temporelle. On nous fait des épisodes qui couvrent une demi journée pendant des mois, si bien que tu crois que le temps passe, alors qu’en réalité trois jours seulement se sont écoulés.

On en revient donc au besoin de se speeder l’arrière-train. Bam, tu trouves ta cible, bam tu vas twerker sous son nez dans l’heure, et le soir à la piscine tu lui déclames un poème. Le lendemain, c’est un couple tout beau, tout amoureux qui voit le jour.

Les candidats de téléréalité ont les sentiments très rapides en général

Tu ne les as pas vu se parler trois fois que déjà, dans leurs têtes c’est limpide, ils s’invitent au restaurant, et font des balades romantiques sur la plage au coucher du soleil.

Ça vend du rêve tout ça ! C’est beau comme du Shakespeare ! Des gens beaux, jeunes, intelligents (ou pas) qui vivent des émois dans des lieux de rêve en devenant mannequins, acteurs ou chanteurs au States. Ça envoie Bridget Jones au tapis par KO.

Après s’ensuivent des clichés plus ou moins répétitifs : la crise de jalousie parce que Machin ou Machine a parlé avec Truc près de la piscine, les doutes sur les sentiments parce que bon quand même psychismes compliqués ici …

Des grands classiques qui font froid dans le dos tant ils sont mal mis en scène.

Je regarde certes, alors je ne jette pas trop la pierre, mais je remercie le ciel de m’avoir donné une vie avant la téléréalité, histoire d’avoir vu de mes propres yeux d’autres modèles d’amour.

Celui-là franchement,il ne me fait pas rêver.

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Fille qui écrit- Serdaigle aspirant Gryffondor- Regarde trop de séries pour son propre bien- Namur city- femme libérée sans l'abonnement à Marie-Claire.

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