The Beaver

« Tourmenté par ses propres démons, Walter Black est un célèbre homme d’affaire dans l’industrie des jouets, un père de famille attentionné lorsqu’il est touché par la dépression. Il n’arrive pas à se remettre dans les rails, jusqu’au jour où il croise la route d’une marionnette… »

Peut-être un rien trop hésitant et haché, ce film n’en est pourtant pas moins intéressant. D’abord, parce que si Jodie Foster n’est pas encore pleinement à l’aise de l’autre côté de la caméra, elle reste une actrice splendide à tout point de vue et qu’il en va de même pour son partenaire, Mel Gibson, qui joue le ventriloque dans toute sa « complexitude » avec brio. Ensuite, parce qu’on a tous (ou qu’on a tous eu) un Walter dans notre vie, une personne qui piétine, prétend d’être heureuse mais ne l’est clairement pas, ne sait plus où donner de la tête, doute de tout, voit les devoirs et obligations s’accumuler peu à peu, n’arrive pas à décider par où commencer et finit par, sans crier gare, baisser les bras… lentement mais sûrement, et plonger dans une sorte de mutisme apathique ne rêvant que d’une chose en se levant, c’est de se recoucher. Peut-être même avons-nous été cette personne. Et l’impact quotidien que cette « maladie » a sur notre entourage est bien plus terrible qu’on peut imaginer…

Certes, oui, la romance entre l’aîné et la cheer-leader est brumeuse, la rupture entre le Castor et Walter apporte son lot de scepticisme et la fin heureuse peut paraître cousue de fil blanc mais Jodie Foster nous offre avant tout un sujet qui touche (probablement certains plus que d’autres, question de vécu) et qui porte à la réflexion. En outre, l’incipit et l’explicit relativement originaux et sont agréablement teintés authenticité… Deux points qui effacent rapidement les quelques maladresses scénaristiques du film.

 

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