The Borgias

« Entre complots, meurtres, infidélités, tortures, hérésies et dilemmes moraux, la série nous dépeint le portrait de la corrompue et célèbre famille de la Renaissance italienne dont le patriarche parvint à s’emparer du trône ecclésiastique, devenant alors le très controversé Pape Alexandre VI. »

Si j’ai rapidement accroché à la saga des Tudors en son temps, rien ne me préparait à ce que j’allais vivre avec la famille Borgia. Que d’émotions, de suspense et d’attentes à chaque épisode! Un casting exceptionnel avec un Jérémy Irons époustouflant dans le rôle du pape, un François Arnaud convainquant dans la peau de l’énigmatique Cesare Borgia, et une interprétation renversante de Holliday Grainger dans le rôle de la délicate et tiraillée Lucrezia Borgia, personnage qui à lui seul suffit que l’on accorde à la série quelques épisodes d’attention.

The Borgias, c’est aussi l’histoire de la corruption de l’Église catholique romaine, c’est également la montée d’un protestantisme militant parfois tout aussi extrémiste. Ce sont des batailles, des alliances entre villes et pays, des trahisons, des hérétiques sur le bûcher, des passions, des vengeances, des récompenses, des victoires et des défaites.

Nourris par une réalisation superbe, des décors qui font rêver et une musique d’ambiance parfaitement appropriée, nous plongeons avec un plaisir non dissimulé dans cet univers de leurres où l’homme n’est jamais ce qu’il paraît. Point de manichéisme à deux sous, point de répit ni de pitié pour nos yeux qui ne cessent de voir se contorsionner les personnages auxquels ils s’attachent. Un peu dans la même veine que l’auteur de Game of Thrones, le réalisateur Neil Jordan ne cherche pas à satisfaire nos petits espoirs vains ni à nous caresser dans le sens du poil mais bien à nous en foutre plein la tronche.

Et c’est foutrement réussi.

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