The broken circle breakdown

Je suis une novice pour ce qui est du cinéma. J’aime aller, à l’occasion, me faire une bonne toile mais je ne peux pas prétendre à être critique de film.

Intriguée par ce Be Film Festival (car oui, même dans notre petit pays, on produit des pépites… – je parle de films belges), je me suis rendue au Bozar pour la projection de The broken circle breakdown. Un titre … assez évocateur.

« The Broken Circle Breakdown raconte l’histoire d’amour entre Elise et Didier. Elle possède son propre salon de tatouage, lui joue du banjo dans un petit groupe. C’est l’amour au premier regard bien que tout les oppose. Il parle, elle écoute. Il est athée mais aussi un incorrigible romantique. Elle porte une croix tatouée dans la nuque mais reste toujours les pieds sur terre. Quand nait leur fille Maybelle, leur bonheur est complet. Mais à 6 ans, Maybelle tombe gravement malade. Didier et Elise réagissent tout à fait différemment, mais Maybelle ne leur laisse pas le choix : ensemble, ils doivent se battre pour elle. Est-ce possible alors qu’ils sont si différents ? Ou l’amour les abandonnera-t-il au moment où ils en ont le plus besoin ? The Broken Circle Breakdown est un mélodrame intense, plein de passion et de musique. Et comment l’amour peut ou ne peut pas vaincre la fatalité. »

Didier, cow-boy, chanteur de bluegrass, tombe sous le charme de la tatoueuse. Improbable, car il refuse de se faire tatouer. Mais c’est l’amour passion, jusqu’à ce qu’Elise tombe enceinte. Ils se construisent un petit nid d’amour, vivent un peu comme des bohèmes, en pleine nature. Le bonheur atteint son apogée.

Mais comme la vie nous joue souvent des tours, après le calme vient la tempête. Maybelle, leur petite fille, doit lutter contre un cancer. Capitaine chimio sera-t-il assez fort? Deux visions opposées : celle de la femme, rêveuse, qui veut continuer à y croire et se laisse aller à la fantaisie. Et lui, beaucoup plus terre à terre, il n’a pas peur d’énoncer les vérités qui les font tant souffrir.

Et pour continuer sur les dictons : un malheur ne vient jamais seul. Une fin qui, d’après mon amie, n’était pas nécessaire (« ce n’est pas la peine de remuer encore plus le couteau dans la plaie ») mais que j’ai trouvé justifiée : la perte d’un proche peut pousser à des actes insensés et des réactions incompréhensibles.

Ce film réalise un superbe va-et-vient entre le passé et le présent. Et cette musique, alliée précieux qui sert de fil rouge à travers le film : magique. Elle permet à chacun d’exprimer ce qu’il n’arrive pas à dire.

Je n’en dirai pas plus, mis à part que je vous conseille vivement d’aller visionner ce superbe film, où l’émotion vous prend à la gorge. Un film belge, magnifiquement atroce, beau à pleurer. Les acteurs sont merveilleux et hyper attachants, beaux avec leurs défauts et leurs travers qui leur donnent encore plus de force. Et la petite est émouvante à souhait.

Le film dure 1h52 (on ne voit pas le temps passer!) et est sorti le 10/10/2012. Réalisé par Felix van Groeningen, avec Veerle Baetens, Johan Heldenbergh, Nell Cattrysse.

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Le monde est petit, c'est pourquoi j'ai décidé d'en faire le tour! Le voyage, c'est aussi à travers les films, les livres, le théâtre, la nourriture et les découvertes en tout genre. Curieuse de nature, j'ai un vif intérêt pour l'art et la culture. Je visite régulièrement des expositions, salles de théâtre et de cinéma en quête de découvertes. Avide de lecture et gourmande de nature (dans les deux sens du terme), tous les moyens sont bons pour m'évader!

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