The Pretty Reckless – Going To Hell

Il y a des choses dans la vie qui me procurent énormément de plaisir. Découvrir un bon album de musique en fait partie. Et si cet album s’avère être du rock comme c’est le cas du nouveau né des Pretty Reckless, c’est jackpot.

Qui sont les Pretty Reckless ? Un groupe de rock qui a vu le jour en 2009 et dont la leader est – la très sexy – Taylor Momsen.

Mais si, Taylor Momsen, cette charmante actrice blonde qui a fait ses débuts dans The Grinch et qui s’est rendue célèbre dans la série Gossip Girl!

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Non, vous ne voyez pas? Qu’importe. Après des années de bons et loyaux services au sein de l’industrie du cinéma, Momsen a décidé que son vrai job serait la musique car c’est qu’elle a toujours voulu faire. Et quand la demoiselle a quelque chose dans la tête, on peut dire qu’elle va jusqu’au bout de ses envies.

Percer dans l’industrie musicale n’est pas chose aisée et on pourrait se dire qu’être déjà connu nous ouvre les portes plus facilement. C’est sans doute vrai quand vous êtes une ancienne star de Disney et que vos notions de musique se résument à twerker votre booty sur de la pop formatée pour adolescents (coucou Miley Cyrus!). Ce genre de reconversion, l’industrie du showbiz s’en accommode bien.

Par contre, quand Taylor Momsen a décidé qu’elle serait une Rock Star et non une Barbie, on s’attaque à quelque chose de plus intéressant et de plus risqué. Exit l’uniforme de gentille fille de l’Upper East Side (son rôle de Jenny dans Gossip Girl), place aux porte-jarettelles, perfecto, maquillage noir et à la guitare ! Donc, en gros, la reconversion rock chez la demoiselle, ça donne ça.

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Oui, je sais ce que vous pensez, on dirait furieusement la fille cachée de Marylin Manson et d’Avril Lavigne.

Reste à savoir de quel côté elle se situe. Parce qu’adopter le look rock c’est bien, mais ça, même Avril Lavigne sait le faire et on ne peut pas dire que ce soit une référence (oui, j’aime bien la clasher c’est gratuit et ça me fait plaisir).

C’est donc avec pas mal de scepticisme que j’ai écouté le premier album des Pretty Reckless « Light Me Up ». Sans être l’album de l’année, l’opus a tout pour plaire : des chansons rock assumées (Light Me Up, Going Down), des ballades un peu plus faiblardes (Nothing left to lose, You) et quelques bombes qu’on ne voit pas venir (My Medecine, Miss Nothing, Make Me Wanna Die, Factory Girl). Bref, un début tout à fait respectable pour une ancienne actrice qui, pour ma part, a gagné le défi de sa reconversion haut la main. Les thèmes sont plutôt classiques : l’amour, le sexe, les drogues, l’alcool, la souffrance et la religion.

Je trouvais les références à la religion assez « faciles » et pas si osées que ça au final. Soyons francs, reprendre le thème de la dernière Cène en se trémoussant en talons aiguilles et se faire passer pour une rebelle n’est pas la chose la plus originale du monde. Ou peut-être que mes études m’ont blasée ? Allez savoir.

Puis vient Going To Hell dont la sortie officielle est datée du 17 mars. Le deuxième opus des Pretty Reckless enfonce le clou un peu plus loin et assume son rock à 100%, flirtant par instants avec le métal. L’album se veut plus adulte, plus osé, plus sexy, plus crade… plus hard-rock en somme. Il s’ouvre d’ailleurs sur les gémissements d’une jeune femme et les premiers cris de Taylor Momsen se font entendre. Dès les premières notes, on a compris : le groupe va nous en mettre plein les oreilles. Suit « Going To Hell », une chanson taillée pour un single et dont voici le clip :

Taylor en Eve nue tenant un serpent et une pomme, Taylor en confession face à un prêtre, Taylor au milieu d’une foule hédoniste, tout y est. Sans pour autant tomber dans la caricature, The Pretty Reckless choisit l’imagerie et le vocabulaire religieux pour exprimer son message. Pourquoi pas ? Ils ne sont ni les premiers ni les derniers à le faire, mais dans leur cas, la magie opère et quand Taylor scande « I’m going to Hell », on a bien envie de la suivre. Pas parce qu’elle y va (quoique…), mais parce qu’on se retrouve parfaitement dans toutes ses paroles. L’album est donc ponctué de chansons à connotations religieuses et il faut le dire, elles font partie des meilleures (Going to Hell, Heaven Knows, Absolution).

Comme dans l’opus précédent, les ballades (Dear Sister, Blame Me, Waiting for a friend) sont un peu faibles mais elles sont peu nombreuses et plus courtes que la moyenne. Elles ont cependant le mérite de « calmer » un peu l’album qui serait sans doute un peu trop agressif sans elles. Du côté des thèmes, l’album se veut sincère et dans la juste lignée de son prédécesseur: on y parle, entre autres, de sexe, de rébellion, de pardon, d’alcool et de religion. Bref, rien de nouveau à l’horizon si ce n’est une évidente maturité dans le chant et la composition des chansons. Taylor assume et embrasse totalement sa nouvelle image. Elle ne joue plus à la bad girl, elle en est une et quand elle chante « I’m evil » sur « Sweet Things », on veut bien la croire. Comme si elle tenait à ce qu’on la voie sous ce nouveau jour, la belle n’hésite pas à hurler, façon métal sur cette chanson qui est, à mes yeux, la plus intéressante de l’album. L’album se conclut par « Waiting for a Friend », ballade guitare-voix acoustique qui tranche avec l’énergie de « Fucked Up World », la chanson précédente aux accents festifs. En mal d’amour Taylor ? Probablement. Elle reste, après tout, une jeune fille de 20 ans et c’est une sensible voyez-vous.

Vous l’aurez compris, le deuxième album des Pretty Reckless est un très bon concentré de ce qui se fait de meilleur en matière de hard-rock. Toutes les chansons sont bien ficelées, efficaces et après l’écoute de cet album, vous n’aurez qu’une seule envie, appuyer sur repeat et continuer à secouer votre tête « headbang style ».

Après la sortie de l’album vient bien sûr la tournée. The Pretty Reckless sont actuellement en tournée en Europe avec les Fallout Boy (que je déteste mais c’est une autre histoire) dont ils assurent la première partie. Ils sont déjà passé en Belgique lors d’un concert soldout à l’AB mais ils repasseront probablement dans nos contrées. Ouvrez l’oeil, le live promet d’être tout aussi percutant que l’album.

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Written By

Laura, 28 ans, 1m55. Titulaire d'un diplôme loufoque : Sciences des religions et de la laïcité. Ecrit des articles non moins loufoques pour Culture Remains. Nourrit une passion pour M.I.A, le Théâtre de Poche, son chat, Edgar Allan Poe et les plantes carnivores. A toutes fins utiles, sachez qu'elle est très facilement corruptible si on lui offre à boire et à manger.

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