The Wild Party

« The Wild Party nous plonge au cœur du New York des années 30, en pleine prohibition, quand les Blancs ont découvert le Jazz… celui des Noirs. Chez Queenie et Burrs, la fête bat son plein, jusqu’à l’arrivée fracassante du ténébreux Mister Black qui fait chavirer le cœur de la maîtresse des lieux. Comme un cri de rage des années folles, ce long poème écrit en 1928 et censuré dès sa sortie à Boston, raconte sans pudeur aucune, une nuit de débauche, un amour tragique, une fête sans lendemain : ça chante, ça danse, ça boit, ça sniffe, ça hurle, ça pleure, ça touche… ça transpire le Jazz. Sur scène, un acteur et quatre jazzmen se fondent en un formidable quintet pour nous raconter cette histoire avec autant de mots que de notes, c’est du Jazz – Théâtre ! Le plus sauvage des spectacles fête ses 10 ans ! Pour son 10è anniversaire, la Wild Party revient semer le jazz et la débauche dans les lieux qui lui ont survécu ! Le 210 ne pouvait passer à côté… »

Un piano, une trompette, une contrebasse et une batterie, quelques bières, deux chandeliers et un micro pour vous conter une soirée délurée.

Sur un air de jam, un individu farfelu, lunettes de soleil sur le nez, nous narre la relation tumultueuse de Queeny et Burrs. Désir, jalousie, manipulation sont décrits en mots crus et langage fleuri, sans tabous et avec la complicité des musiciens.

La musique, qui fait partie intégrante de la pièce et ne fait pas que l’accompagner illustre les propos du narrateur, interrompant ce dernier à plusieurs reprises et se lançant dans des solos ou dans des airs de jazz tout au long du récit dont l’ambiance est parfois fiévreuse, voire sulfureuse, mais surtout à l’humour omniprésent

The Wild Party, c’est une bande de copains en somme – les vôtres ? – qui sont sur scène avec leurs instruments pour vous narrer une histoire tout en swing. Et la frontière entre la scène et le public disparait peu à peu lorsque le narrateur interpelle le public, s’installe sur les marches pour écouter la musique, une bouteille à la main, n’hésitant pas à faire des allées-venues entre la scène et le bar pour se resservir.

Enfin, à l’entracte les comédiens se mêlent carrément au public pour siroter un nouveau verre et achèvent de faire tomber cette barrière. Pour peu, nous aimerions partager la scène avec eux, danser jusqu’au bout de la nuit, trinquer avec cette bande de joyeux compères et s’oublier. Bref, faire notre propre Wild Party à nous !

En somme, The Wild Party est une synthèse plus que réussie entre le jazz et le théâtre donc, un conseil: venez tant pour l’un que pour l’autre.

Du 17/05 au 19/05 à l’Atelier 210, 210 chaussée Saint-Pierre à 1040 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 18 €.

D’après l’œuvre de Joseph Moncure March

Mise en scène:  Frederik Haùgness

Avec: Benoit Verhaert (paroles), Laurent Delchambre (batterie), Samuel Gerstmans (basse), Grégory Houben (trompette) et Matthieu Vandenabeele (piano). Une étrange histoire d’amour, d’alcool, de sexe et de Jazz.

Plus d’infos sur le site.

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Laura, 28 ans, 1m55. Titulaire d'un diplôme loufoque : Sciences des religions et de la laïcité. Ecrit des articles non moins loufoques pour Culture Remains. Nourrit une passion pour M.I.A, le Théâtre de Poche, son chat, Edgar Allan Poe et les plantes carnivores. A toutes fins utiles, sachez qu'elle est très facilement corruptible si on lui offre à boire et à manger.

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