This must be the place

« Cheyenne est une ancienne star du rock. A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l’Amérique, la vengeance qui hantait son père. » 

This must be the place est un film déconcertant. Complètement atypique, stupéfiant et… tout simplement splendide! Avant toute chose, il est important de savoir qu’en allant voir ce film, il faudra vous armer de patience… D’ailleurs, il vaudrait certainement mieux que les amateurs de films d’action aillent voir The Hunger Games et que les fanatiques de comédies se dirigent vers les aventures (exaltantes, à coup sûr) du Marsupilami. Quant aux endormis du dernier rang, ils feraient mieux de rester dans leur lit ou ils risqueraient de ronfler de plus belle… En effet, le film est long et lent, la thématique est loin d’être drôle, les prises de vues sont très particulières et les événements réduits au minimum (ou disons à l’essentiel). Oui, mais… Lesdites prises de vues sont justement magnifiques parce qu’inhabituelles et hétérogènes ! De même, malgré le côté tragique, la marginalité des événements et des répliques, insufflent une telle légèreté au film qu’il en devient purement et simplement burlesque!Décalé, absurde, intrigant mais aussi terriblement poétique et juste, This must be the place, qui n’a absolument rien de régulier, nous offre à travers ce road trip inimaginable le récit initiatique un peu tardif de Cheyenne, ce juif américain, ex rock star restée coincée entre l’adolescence et l’âge adulte. Une sorte de parenthèse, axée autour des grandes questions existentielles auxquelles nous sommes – ou serons – tous un jour confrontés, qui aborde des sujets délicats tels que la famille, le deuil, l’incompréhension, l’amour, les regrets, la remise en question… avec un humour et une pertinence tellement désarmants qu’on en reste tout bêtement bouche bée.

Et quand, en plus (et pour ne rien gâcher), le réalisateur a le bon goût de nous offrir un  Sean Penn tout simplement bluffant et un B.O. coup de coeur, il ne nous reste qu’à lui dire une seule chose : chapeau bas M. Sorrentino!

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1 Comment

  • ha oui j’ai vu une affiche récemment, j’ai eu du mal à reconnaitre sean penn mais je me suis dit que ça vaudrait la peine d’y jeter un oeil !! merci pour l’article, bisous

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