Thrillers, Comédies, Biopics : les films qui ont déjà marqué 2017 ! (suite)

Les jours de l’année s’écoulent, le cinéma nous offre chaque jour des créations pour notre plus grand plaisir, qu’on soit cinéphile ou simplement à la recherche d’une pause-détente entre deux moments de stress. Nous vous avions déjà parlé de quelques films à découvrir. Et bien voilà la suite de la liste ! Ce panel de six longs métrages est tout aussi varié que le premier et vous y trouverez votre compte, quoi qu’il en soit ! A vos péllicules !

  • Beauty and The Beast

On connait tous l’histoire de La Belle et la Bête. C’est un des classiques de Disney, et pour les personnes qui ont grandi dans les années 1990, c’est un souvenir d’enfance. Cette fois, Disney a remis le couvert de ce classique – car on peut dire que c’est un classique – en en faisant non plus un film d’animation mais un film avec des acteurs.
Ce qu’on peut dire, c’est que ce film est un rendez-vous du coeur pour ceux qui ont aimé le dessin animé sorti en 1994. La société de production s’est montrée fidèle à cette version dans la trame et les personnages. Ainsi, on y retrouve chaque péripétie du film : la mendiante du début mal reçue par un prince, son châtiment, la rose aux pétales qui ne cessent de fâner, et puis, le petit village, Maurice l’inventeur fou et son cheval Philibert se retrouvant dans les griffes de la Bête, sa fille Belle volant à son secours et se sacrifiant pour lui, et la réaction de Gaston, le soldat mégalomane.

Emma Watson (Belle), Ewan McGregor (Lumière) et Emma Thompson (Miss’s Samovar) nous surprennent tant par leur jeu d’acteurs que par leurs interprétation des chansons que nous avons connaissons tous : « C’est la fête« … et évidemment « Histoire éternelle« .

  • Jour J

Dans les soirées, il y a deux types de profils : ceux qui travaillent et ceux qui s’amusent. Et bien, à cette soirée-là, c’est Juliette (Reem Kherici) qui travaillait et Matthias (Nicolas Duvauchelle) qui s’amusait avec son ami de longue date, interprété par François-Xavier Demaison. Au comptoir, elle et lui ont rompu le mur qui d’habitude sépare ces deux catégories de personnes. Ils se sont parlés, le courant passait bien, et à coups de boisson, ils ont couché ensemble dans un carosse plus loin dans le jardin. Et c’est le lendemain, quand il fallait se quitter, qu’ils se sont enfin révélés leur prénom. Elle lui a donné sa carte : elle était organisatrice de mariage.

Et c’est là que le quiproquo nait : la petite amie de Matthias, Alexia, après avoir fait une crise de jalousie, croit comprendre. Il comptait la demander en mariage. Lui n’a pas d’autre choix pour masquer la réalité de confirmer que c’était bel et bien son intention. Beau pétrin. Et même double pétrin, quand sa petite amie prendra rendez-vous dans l’agence matrimoniale dans laquelle travaille Juliette. Ce sera elle qui se verra forcée de mettre en place l’événement, ne pouvant pas refuser vu le pactole que leur famille est prête à débourser pour en faire un réussite inoubliable.

De gaffe en gaffe, les amants de soir ne réussiront pas à entretenir des rapports « normaux ». L’attitude de Matthias troublera sa copine au point qu’elle soit persuadée qu’il ait une liaison. Et elle mènera son enquête, en se confiant à Juliette, loin de s’imaginer à qui elle se confie au fond…

Tranches de rire subtiles et situations délicates présentées en toute légéreté. Une comédie finement racontée, amusante et sentimentale à la fois. De quoi plaire à bon nombre d’entre nous. Un film réalisé par Reem Kherici.

  • Cessez-le-feu

 Cessez-le-feu, c’est le conte tragique des dégats de la Grand Guerre jusque dans les confins de l’esprit de ceux qui ont connus le front. Georges Laffont (joué par Romain Duris) fut l’un de ceux-là, tout comme son frère. Les deux en gardèrent des sequelles profondes : l’un devint muet, l’autre, Georges, obsédé par les morceaux de corps et d’hémoglobine qui lui avaient un jour dans les tranchées enduit la nuque et qui, depuis, le faisait vérifier régulièrement s’il n’avait pas toujours un peu de sang par là. Et pour s’évader de tout cela, il est parti en Afrique, racompagner son tirailleur.

ils y ont vécu une vie de nomades, à raconter leur expérience du combat et à évoquer, grâce à une figurine à l’effigie de la Tour Eiffel, évoquer d’une certaine façon, le caractère sacré de l’ensemble des scènes du champ de bataille. Cette même figurine qui sera la cause de l’assassinat du tirailleur et qui fera rentrer Georges en France. Nous sommes alors en 1923.

Il y découvrira un France toujours sous le choc et une famille, la sienne, essayant tant bien que mal de se reconstruire et d’oublier la triste période de 14-18 qui les a tant affectés.

Georges Laffont, voyant le mutisme de son frère Marcel, fera de son mieux pour qu’il puisse, grâce à l’amour d’une jeune femme rencontrée à une fête foraine, retrouver la parole. En parallèle de ça, il paiera une enseignante de la langue des signes, pour également pallier à ce problème qui fatigue toute la famille… et il en tombera amoureux. Et son obsession de la guerre reviendra au galop, au point de songer à repartir très loin, encore une fois. Peut-être à Saignon…

  • Their Finest

En pleine Seconde Guerre Mondiale, le temps est à la propagande dans les pays bélligérants. Y compris en Angleterre, ou le Ministère est à la recherche de bons scénarios pour valider l’effort de guerre auprès de la population. Pour cela, rien de tels que des films, avec des héros magnifiques, des situations périlleuses mais toujours surmontées, et du patriotisme à tire-l’arigot. Catrin Cole est une scénariste excellente et elle est engagée pour écrire un récit basé sur des faits réels et glorifiant l’Angleterre. Elle va voir deux jeunes jumelles qui prétendent avoir traversé la Manche pour ramener des soldats blessés au pays. La trame est parfaite. Mais Catrin Cole s’apperçoit qu’elles ont menti, qu’en fait, elle n’ont jamais quitté les côtes de l’Angleterre parce que leur bateau était déficiant. Qu’il s’agit d’un malentendu. « Pas grave ! » dira Buckley, le collègue de Catrin. « Prenons quand même l’histoire ! ».

Pour des raisons de stratégies d’alliance politique, le soldat héros du film ne sera plus anglais mais américain. Voulant faire dans le réalisme, le Ministère choisira un réel héros de guerre : un pilote d’aviation. Seulement, cet homme est un piètre acteur, incapable de jouer des rôles. L’équipe de tournage se verra confrontée à devoir lui donner des cours de comédie en un temps record, grâce au célèbre acteur en mal de rôles, Ambroise Hilliard (interprété par Bill Nighy), un prétentieux mégalomane qui se demande ce qu’il fait au fond dans un pareil piteux projet

Catrin et Buckley, quant à eux, se rapprocheront au fil des séquences tournées de ce film, jusqu’à un tragique accident insoupçonné

Une tragicomédie à l’humour anglais décalé qui ne laissera personne indifférent. Un film de Lone Scherig.

  • Django

Ceci est bien un homonyme du célèbre film de Tarantino sur l’esclavage. Pourtant, ici, le personnage est tout autre, puisqu’il s’agit de Django Reinhart, le célèbre musicien de jazz et de musique manouche originaire de Charleroi en Belgique. Ce biopic évoque les années difficiles de la guerre pour Django et la communauté tzigane à laquelle il appartient, lui qui est pourtant à cette époque au sommet de sa gloire. Et il est tellement apprécié par le public, que des soldats allemands lui forceront la main pour qu’il réalise une tournée en Allemagne, devant « les plus grands noms » du région nazi…peut-être même Goebbels, le Ministre de la Propagande.

Mais les choses ne se passeront pas si facilement. En effet, Django a le tempérament fier et ne se laisse pas conduire à la baguette. Il refusera d’aller en Allemagne. Disant que le seul endroit où il se sent chez lui, c’est Pigalle. Et qu’il ne compte pas le quitter, ne fut-ce pour une tournée. Ce choix, approuvé par ses proches apeurés qu’il ne rentre jamais d’Outre-Rhin vu l’ambiance qui y règne, le mènera à une autre voie… à ses risques et périls et sera soumis à une traque pas peu tendre, avec à ses trousses toute un appareil d’Etat jusque dans un petit village en frontière de Suisse

Dans le rôle de Django, un surprenant Reda Kateb, qui nous avait déjà démontrés ses talents dans L’astragale, biopic sur Albertine Sarazin écrivain et prostituée, aux côtés de Leila Bekhti.

  • Noces

Une famille, ça aide souvent pour commencer mais, parfois, ça bloque. Noces, c’est l’histoire d’un affrontement culturel entre deux visions de la gestion de la descendance familiale et du mariage. L’une traditionnelle pakistanaise, avec ses codes et ses principes, l’autre libérale occidentale. L’une voit cet acte fort comme une façon de maintenir la richesse familiale et son rang, et voit donc cela comme un stratagème social, l’autre se tourne vers le seul motif valable légitime : l’amour. L’héroïne, Zahira, 18 ans (interprétée par , est soumise a cet insoutenable dilemme. Elle devra faire le choix entre épouser un garçon venant « du pays » et perpétuer le sacre familial ou s’en passer pour embrasser la vision européenne de la chose, moins regardante sur ces codes.

Ce film poignant est tiré de faits réels. Il est une peinture de notre société belge multiculturelle dont les enfants aux origines multiples viennent parfois à être soumis à des tensions intérieures, ne sachant pas forcément trouver une harmonie vivable entre les différentes facettes de leur identité. Zahira est un bel écho à ce que disait déjà Amin Maalouf dans les Identités Meurtrières, que l’identité est une une et indivisible et qu’il est impossible d’en séparer les différentes parties sans se nuire à soi-même, dans son développement interne. Mais Zahira prendra, en fait, une autre voie…

Ce film a été réalisé par Stéphane Streker.

Intéressant, n’est-ce pas ?

Et tout cela n’est qu’un petit bout de ce qu’on a pu voir dans les salles ! On notera aussi le film Corporate sur la cruauté du monde d’une entreprise cherchant le profit avant tout et négligeant l’humain. Et les « UGC Kult » présentant une fois par mois des classiques du 7ème art tels que Pulp Fiction ou Psychose.

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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