Thrillers, Comédies, Biopics : Voici les films qui ont déjà marqué 2017 !

L’année 2017 avance sans qu’on s’en rende compte, comme ça, de jour en jour… Regardez, on est à plus de la moitié, déjà! Comment on le sait ? En faisant le compte de tous les films qu’on a été voir depuis le 1er janvier ! Y en a eu un bon paquet ! Alors pour toutes ces semaines cinématographiques qui se sont écoulées et pour annoncer celles qui arrivent, Culture Remains s’est dit qu’il serait bon de faire une petite rétrospective des films qui nous ont frôlé les yeux, au cinéma… et surtout qui ont retenu notre attention !

  • La confession

Ce film peu commode est signé Nicolas Boukhrief, et adapté du roman éponyme de Béatrice Beck. Et là, nous sommes au beau milieu de la Seconde Guerre mondiale, en France, dans un petit village où les gens se connaissent, se côtoient, discutent et où la présence étrangère se remarque et intrigue. Mais ici, ce qui interpelle encore davantage que les soldats d’outre-Rhin, c’est ce nouveau prêtre arrivé d’on ne sait où pour donner la messe. Très vite, sa présence séduit.

Dans le bureau où travaille une jeune militante communiste, il en va de même. Ce curé impacte à maints égards les acquis de l’ordre du village, que les habitants pensaient indépassables… ce qui dérange fortement cette femme pour qui la religion est l’aliénation suprême.

Ses amies, ses collègues aimeraient qu’elle se prenne au jeu, mais rien n’y fait… Elle refuse d’aller se confesser à l’église… catégoriquement ! Elle n’est décidément pas de la bande des bigotes, s’enorgueillit-elle… Mais c’est vite dit ! …Comme tout son entourage y est passé et chante ses louanges, sa curiosité n’en devient que trop titillée. Alors au détour d’une rencontre avec cet homme dont tout le monde vante les talents, elle rompt le silence. Et lui dit ses quatre vérités. Il faut dire que son mari est prisonnier des Allemands, ou peut-être mort et que ce n’est pas Dieu qui a empêché cet état de fait. Il ne lui en veut pas, ce n’est pas son rôle de répondre à la colère par la colère.

De là naîtra un amour d’elle pour lui. Lui ne lui promettra rien. Il aime Dieu Tout Puissant uniquement. Pour le reste, il s’en tient à respecter ses créatures comme lui dicte la Bible. Cela ne fait rien, elle entend bien le faire céder… Puis, les événements se compliqueront. Et l‘exil sera le seul rempart à la tentation.

  • Split

Kevin souffre de troubles dissociatifs de la personnalité. Un cas de démence multiple hors du commun, une vingtaine de personnalités les plus bizarroïdes les unes des autres, certaines violentes, d’autres tendres et sensibles… tout ça, dans un même être. De quoi effrayer le spectateur dès les premières minutes du film. Cet étrange personnage n’est pas sans danger pour les autres. Il a enlevé trois jeunes adolescentes à la sortie d’un anniversaire et les a séquestrées dans une cave. Et là, le rituel commence. Chacune de ses personnalités va à leur rencontre. Les trois jeunes filles sont amenées à exécuter les volontés de tels ou tels personnages et de ses humeurs. D’un enfant de neuf ans simple d’esprit à un bagarreur ou à un travesti, elles doivent chaque fois s’adapter pour éviter que ce dernier leur fasse du mal… et elles ont un plan secret : s’évader… mais ce qu’elle ne savent c’est que parmi ses personnalités, l’une s’appelle « La Bête » et porte bien son nom… frissons garantis !

On notera l’incroyable talent d’acteur de James McAvoy tant pour la précision de ses mimiques faciales que pour sa capacité à se fondre dans l’incarnation de tous ses personnages.

  • Gold

Gold, c’est un film typiquement dans ce qu’on a coutume d’appeler « le rêve américain »… ou la démonstration qu’à force de persévérer le succès sera automatiquement au rendez-vous. Parfois au dépens du reste du monde.

Dans ce film, il est question d’or, de conquête de l’or en Asie du Sud-Est. Nous sommes au milieu des années 1980. Le héros du film, interprété par Matthew McConaughey, semble être un piètre homme d’affaires puisqu’il a coulé, par sa mauvaise gestion, l’entreprise que son père et son grand-père avaient bâtie laborieusement. Et de ce fait, sa réputation dans le milieu des affaires s’est évaporée comme neige au soleil et son nom, le nom de l’entreprise, devenu complètement indésirable au sein de la sphère des investisseurs. Voilà qu’il s’est retrouvé grillé, sans plus un sou mais ne voulant pas céder son seul bien : l’entreprise familiale.

La goutte au front, il lui faut donc trouver une solution d’urgence. D’organisme en organisme, il se met à tenter de convaincre de son intuition et de lui financer un voyage en Indonésie pour évaluer un vaste domaine réputé pour cacher de l’or mais que personne n’a jamais trouvé. Un investisseur lui donnera sa chance et acceptera de lui servir de bras-droit, en échange d’un partage des richesses en cas de découverte du précieux métal.

Les deux hommes constitueront une équipe. Puis, en plus du défaut de crédibilité de leur projet, ils seront soumis aux révoltes des travailleurs exigeant une augmentation salariale, des intempéries, une interdiction de poursuivre leurs activités et bien d’autres péripéties peu joyeuses.

Mais la persévérance paiera, l’or finira par pointer le bout de son nez au hasard d’un coup de pioche d’un ouvrier. Et la crédibilité sera revenue…

  • Brimstone

Le décor de ce film est sableux, désert et chaud. Nous sommes dans un petit village au beau milieu de l’Ouest Américain, en pleine conquête de terres aux Indiens et de l’esclavage fraîchement aboli. C’est la fin du 19ème siècle. Tout se passe ordinairement, les gens élèvent leurs enfants, boivent, vont à confesse. La routine des lieux. Et c’est là qu’un homme arrive, dans cette petite agglomération. Un homme étrange. Et tout le problème commence : il fait régner la terreur par sa simple présence à une des femmes de la ville qui semble l’avoir déjà connu…

Cet homme, c’est le pasteur. Et par ce fait, la confiance des bonnes gens en lui est acquise de prime abord, sans effort. Mais cette femme, muette depuis un accident passé, n’en démord pas : ce pasteur est un homme dangereux… et elle le fait savoir à ses proches…

De fil en aiguille, à coups de flash-back, on apprendra qu’un certain passé commun relient ces deux personnages hostiles l’un à l’autre, on connaîtra l’origine de mutisme de l’héroïne et le passé scabreux de ce responsable spirituel. Il n’est pas tant moral qu’il prétend l’être. Il devient de plus en plus menaçant au fur et à mesure que la jeune mère de famille arrive à convaincre son mari à force de répétition, puis les autres villageois.

Le Révérend n’aura plus d’autre choix que de sortir les crocs, de brûler sa maison et de tenter de l’assassiner. Ainsi la femme sera forcée de revenir sur son passé, douloureusement, de l’origine de son mutisme et de la cicatrice qu’a l’homme d’église en travers de l’arcade sourcilière jusqu’à la joue. Un drame franco-néerlandais frissonnant écrit et réalisé par Martin Koolhoven avec Dakota Fanning et Guy Pearce.

  • The birth of a Nation

Nous sommes ici dans des Etats-Unis à peine constitués, où les tensions entre Etats sont palpitantes et les relations entre communautés conflictuelles. Il y a les Indiens, bien sûr, qui se planquent comme personne pour mieux résister au front qui leur fait face à travers. Et puis, il y a les esclaves qui sont amenés par les cales des bateaux négriers depuis l’Afrique.

Nat Turner est un descendant de ses déportés. Sa grand-mère elle-même fut déportée d’Afrique. En 1800, il naît dans une famille d’esclaves des champs, les esclaves des basses besognes, les moins bien traités. Dès lors sa vie est déjà toute tracée jusqu’à sa mort. Mais la désertion soudaine de son père va lui faire prendre un tout autre destin. La famille Turner, ses maîtres, le prendra sous son aile par pitié de cet enfant abandonné. Nat deviendra alors un enfant instruit, sachant lire et écrire, fait presqu’inimaginable pour un afro-américain à l’époque, et, par son talent, sa ferveur religieuse et sa précocité d’apprentissage, deviendra très vite un intellectuel, une personnalité influente au sein de la communauté Noire puis obtiendra la fonction de pasteur (« preacher »).

Et tout commencera. Suite à plusieurs maltraitances d’esclaves de son entourage, sa rage face à l’exploitation esclavagiste ne fera que grandir. Ses prêches anti-esclavagistes ne plairont pas à ses maîtres. Nat sera fouetté pour ses excès de verve à plusieurs reprises.

Et, Nat Turner, excédé de cette situation systématique les privant de liberté, lancera son plan de révolte un soir au bord d’un lac en compagnie d’irréductibles. L’objectif : lever tous les esclaves du Comté de Southampton et réclamer leur droit. Et ils le feront, conscients des périls…

Un film de et avec Nate Parker.

  • Hidden Figures

Epoque de la course de la conquête spatiale entre l’URSS et les USA. L’ambiance est électrique sur le Nouveau Continent. Les USA qui sont à l’époque en pleine traque aux communistes sont également tailladés par les inégalités raciales de plus en plus mal vues aux yeux de la communauté afro-américaine et d’une partie de la communauté blanche. Et dans les locaux de la NASA, la National Aeronautics and Space Administration, rien n’est différent. Les Blancs et les Noirs sont séparés dans les bureaux, les cantines, les sanitaires. Ils ne se côtoient pas. Tout est mis en oeuvre pour cela.

Et dans ce magma sociétal, trois personnes entrent pour travailler à la NASA. Trois personnes brillantes et sélectionnées pour cela. Mais trois femmes. Trois femmes afroaméricaines dites « noires ».

Malgré tout leur apport en termes scientifiques, leur vie est souvent un calvaire. Le mépris de leur équipe est quotidien et on n’hésite pas à leur mettre des bâtons dans les roues si l’on peut. Ce biopic dramatique met la lumière sur le vécu quotidien de ces trois femmes, forcées par exemple, de marcher vingt minutes pour aller dans les sanitaires réservés à leur « race », et de marcher

L’une d’elle se verra d’ailleurs forcée à travailler sur des dossiers volontairement incomplets que son équipe lui aura donnés, au motif que certaines informations ne lui sont pas autorisées.

Cette situation deviendra de plus en plus intenable pour le patron, qui, exténué par l’injustice, ira casser les codes en décrétant qu’à la NASA, les races n’existent pas et que seul le travail scientifique compte. Il se saisira d’une batte de baseball pour détruire le panneau des toilettes… et casser les codes d’une société obsolète face au monde actuel, celui des sixties…

 

 

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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