Tolkien – The Lord of the Rings

L’un des plus grands défis de l’histoire du cinéma, pour l’un des chefs-d’œuvre majeurs de la littérature contemporaine ! 274 jours de tournage à travers les forêts, les plaines et les montagnes du sud de la Nouvelle-Zélande ! Une profusion de décors, de costumes et d’effets spéciaux ! Un budget titanesque de 270 millions de dollars dans le seul but de donner substance à Frodon, à Legolas, à Aragorn, aux Elfes, aux Hobbits, aux Orques et aux Uruk-Hai, à la beauté immatérielle d’Arwen ou à la sagesse de Gandalf le gris. Trois films enfin, ou plutôt dix heures d’une fresque peinte en triptyque, pour mettre en images les 2000 pages ou presque d’une chanson de geste médiévale imaginée en plein XXe siècle par le cerveau d’un austère professeur de philologie d’Oxford. Grâce au génie alchimique, à la ténacité visionnaire du réalisateur Peter Jackson, le monde mythique de Tolkien a enfin pris  formes, couleurs, sonorités et âme. La Terre du milieu a émergée de l’irréalité des contes.
Depuis cinquante ans, le Seigneur des Anneaux attendait cet accomplissement. Il est vrai que l’ouvrage de J.R.R. Tolkien avait d’ores et déjà atteint les dimensions d’une légende. Outre-Manche, la puissante Tolkien Society regroupe les milliers de dévots fervents de ce roman chevaleresque, de cette quête initiatique, de cette faërie comme l’on disait au moyen age. A l’opposé, de nombreux lecteurs restaient obstinément insensibles à son charme, rebutés par la surabondance de personnages aux noms imprononçables et aux généalogies compliquées, par les langues et les races étranges, par les intrigues entremêlées voire par la longueur de certaines descriptions. Heureusement, la version cinématographique a su déployer toute la splendeur majestueuse de l’épopée, la conservant intacte pour la rendre plus directement accessible à un large public. Ainsi le preux Aragorn aura désormais pour l’éternité le visage christique de Vigo Mortensen, le maléfique Saroumane l’impavidité glacée de Christopher Lee, et Frodon le hobbit la pureté candide et inquiète des yeux d’Elijah Wood.
S’il y a eu en effet 274 jours de tournage, dont trois mois rien que pour la bataille du gouffre de l’Helm, il a fallut cinq années aux artisans néo-zélandais pour construire les costumes, le mobilier, les armures et les armes… car tout a été construit en Nouvelle-Zélande!  On peut donc dire, sans mentir, que ce film a fait tourner l’économie néo-zélandaise durant cinq années. Autres détails des plus impressionnants : il fallait plus de huit heures pour maquiller et habiller le nain Gimli, et cela tous les jours. Quant aux pieds des hobbits, chaque jour il leur en fallait une nouvelle paire qu’ils mettaient une heure à mettre!
Un travail de fourmi, donc, pour une trilogie passionnante et émouvante mais aussi visuellement splendide. Un auteur à l’imagination des plus fertiles, des acteurs consciencieux et un réalisateur de génie…  Paf! Ça fait trois films magnifiques!
Remerciements à Bernard pour sa contribution.
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