Tonight is movies’ night

« Happy New Year célèbre l’amour, l’espoir, le pardon, les secondes chances et les nouveaux départs, à travers les histoires entremêlées de couples et de célibataires, racontées au milieu du rythme effréné et des promesses de la ville de New York pendant la nuit la plus éclatante de l’année. »

Sachant qu’il s’agissait d’un gros blockbuster américain repompé de Valentine’s Day, je dois dire que, pour ma part, je fus relativement soulagée en sortant de la salle… N’ayons pas peur des mots, si on décide de mettre son cerveau sur « On », ce film n’a absolument rien (mais rien) d’exceptionnel. Il joue essentiellement sur son casting de malade et sur les principes clichés et apaisants du « second chance » et du « all you need is love » qu’on se farcit tous les ans une bonne trentaine de fois (au bas mot) à toutes les sauces.

Pour peu, on aurait presque l’impression de voir notre intelligence insultée avec des messages implicites du genre: « tout le monde doit aimer le Nouvel an », « le fait de changer un chiffre nous autorise à être ce qu’on n’était pas durant les 365 jours précédents », « on ne peut décemment laisser passer une telle chance », « celui qui n’aime pas le nouvel an est un gros rabat-joie qui a simplement vécu une déception quelconque le jour du nouvel an ». Non, mais, vraiment, ces amerloques nous prennent pour des neuneus ou quoi?

Par contre, si on le tourne gentiment sur « Off » (je parle toujours de notre ciboulot, n’est-ce pas, suivez un peu!), on se laisse rapidement porter par ces petits chassés-croisés amoureux relativement prévisibles mais sans pour autant être incohérents ou grossiers. Bien sûr, on a aussi nos coups de coeur et nos doutes comme, par exemple, le choix des acteurs tels que Zac Efron et Lea Michele qui n’ont vraiment pas la classe de leur partenaire (car, oui, je trouve que Michelle Pfeiffer et Ashton Kutcher en jettent clairement plus, chacun à leur manière, entendons-nous bien). Et puis, bonhomme de neige sur la buche glacée, le film offre quand même quelques petits mystères qui se dévoilent petit à petit, s’amusant à nous induire gentiment en erreur sur la question qui brûle toutes les lèvres new yorkaises à cette période « qui embrasserai-je à minuit? ».

Un jour mon père viendra…



« Bernard est riche, froid et bourré de tocs. Gus est pauvre, généreux et porté sur l’alcool. Tous deux sont persuadés d’être le père de Chloé et partent ensemble pour la retrouver. Mais Chloé à la veille de son mariage s’est déjà trouvé un troisième père de substitution… »

Un jour mon père viendra à la chance prodigieuse d’être sorti en début d’année et de ne pas, de fait, pouvoir être comparé, pour ce qui est de cette année nouvelle, à un nombre considérable de films. En effet, affirmer que ce n’est le film du siècle ou le film de l’année ne vous informerait strictement en rien sur sa valeur intrinsèque. Bref. Il faut le dire, on s’attendait à mieux. Même si le scénario revisité du père absent contient quelques nouveautés et quelques idées originales, ses traits restent toutefois relativement grossiers et sans surprise. Les acteurs ne sont pas terribles (surtout Olivia Ruiz – et son sourire – qui est, pour moi, une grande déception cinématographique) et, hormis la dernière scène inattendue et assez cocasse, l’humour est un peu trop pesant pour nous faire vraiment rire…Conclusion? New Year’s Eve et Un jour mon père viendra ont cela en commun : ils se laissent regarder mais il ne vaut mieux pas essayer d’y trouver quelque chose à méditer.
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1 Comment

  • J’ai lu le pitch de Happy New Year l’autre jour et c’est vrai que j’ai l’impression de voir une copie de Valentine’s Day. Comme je n’avais pas aimé ce dernier, je ferai l’impasse sur celui-ci. Sur l’autre aussi d’ailleurs ! 🙂

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