Toys, toys, toys !

Noël, Saint-Nicolas, c’est la fête au koala! (ah, non, ça n’a rien à voir, mais bon, ça rime et ça rame comme tartine et boterham alors, c’est pas trop grave). Je me souviens encore du temps où Saint-Nicolas, patron des écoliers, m’apportait du sucre dans mon petit panier. Bon, évidemment, je préférais les jouets. Barbie, poupées et autres joyeusetés, d’abord. Carnet à dessins, jeux de société, livres, ensuite. Mais enfin, le sucre, c’est mieux que rien, surtout pour les hypoglycémiques. Depuis quelques années toutefois, je suis hors circuit à tout niveau. D’abord, parce que j’étais trop vieille pour recevoir quoi que ce soit de ce bon vieux saint, ensuite parce que j’étais trop jeune (selon moi) pour avoir des enfants, enfin parce que j’avais décidé de boycotter la télévision. Bref, trois bonnes raisons pour moi d’être complètement sur le cul en redécouvrant ce que fêtes, Saint-Nic, Père Nono et jouets à gogo signifient à l’heure actuelle. Et, franchement, quand je vois les catalogues des magasins ou les pub à la télé, je suis un peu dubitative.

Non, mais, sans déconner, y’a de ces trucs de fou (ou de ouf’, j’vous laisse choisir votre camp), de nos jours ! Avant, on avait les Barbies et les Action Men, les petites voitures et les poupées, la dinette et la boite à bricolage. C’était sexiste, c’était stupide et dégradant, in a way, mais au moins, ça correspondait à une certaine « réalité ». Aujourd’hui, y’a tellement de choses, tellement de choix, qu’on ne sait plus où donner de la tête.

D’abord, on a tout le pan des consoles, Ipod, Ipad, jeux vidéo à gogo (et l’âge auquel nos généreux donateurs viennent les apporter à nos petites têtes blondes me laisse parfois pantoises) qui s’est tellement développé qu’il faut être Crésus pour suivre.

Ensuite, le marché des jouets est un véritable champs de mines tant il est bombardé de nouveaux produits : aux Barbies s’ajoutent les Winx, les Moxie Girlz, les Monster High (ça c’est hype, c’est surement une influence typiquement burtonienne !), les LalalooPsy (psy ? C’est quoi le concept ?), one direction toys et compagnie. Aux petites voitures, s’ajoutent des Redakai, les Beyblade, les Monsuno et autres. Puis tous ces trucs bizarres, inspirés des films phares du moment tels que les figurines Star Wars, Hobbit, Power Ranger et j’en passe mais aussi sortis tout droit de l’imagination débordante de certains adultes supposés savoir ce que les enfants veulent : Skylanders Giants, Little Pet Shop, Zoobles, Bakugan, Dizzy Dancers etc. (déjà les Furbys et les Pokémons, c’était un peu tiré par les cheveux (et parfois très laids) mais là… Parfois, ça frise le ridicule).

Enfin, c’est plus de la gnognote, hein ! On n’a plus des bêtes poupées ou des bêtes voitures mais des trucs super sophistiqués de la mort qui tue ! Incroyable ce qu’une poupée peut faire, non ? Presque plus besoin de faire des gosses pour combler un manque affectif, elles sont presque tellement réelles qu’on verrait pas la différence (et là, au moins, on peut les mettre en « off » quand on en a marre, tout bénef’ j’vous dis !). Même les circuits de voitures Hot Wheels sont de plus en plus classes. Z’avez pas vu les pubs qu’ils font ? Non mais, sérieux, si j’avais eu ce genre de pub à la télé en tant que gamine, moi aussi j’aurais voulu être un garçon !

Enfin, bref, on allèche, on allèche et c’est la langue pendue qu’on bave devant ces millions de pubs qu’on nous déverse devant la gueule depuis notre plus jeune âge. Et alors quoi, est-ce un bien ? Est-ce un mal ?

Dès lors, d’autres questions s’imposent, qui ont, bien sûr, déjà été posées : Est-ce inévitable d’être conditionné par la publicité de nos jours? Faut-il aller s’enfermer dans une grotte sur une île déserte pour ne plus être influencé par les médias ? Ou juste hausser les épaules et continuer à vivre comme si de rien n’était ? Laisser nos enfants (enfin vos, parce que moi, vous savez, les enfants…) s’abrutir devant la télé ? Faut-il leur offrir tout ce qu’ils demandent, même les choses les plus stupides ?

Tout ça pour dire que, parfois, je me demande. Oui, je me demande vraiment comment font les parents pour trancher, décider, mettre les limites et tenter, tant bien que mal d’éduquer leurs enfants en leur inculquant morale et esprit critique. Et pour cela, aussi, je les admire… Bien plus qu’on ne le croit.

Tags from the story
Written By

I'm always curious about new things, I love learning and I'm a creative person. That means I need to use my creativity to feel good and happy. That's why I've created Culture Remains and my other website, Naïra.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *