Trilogie (non marseillaise)

Voyez-vous, pendant tout un temps, j’ai légèrement délaissé les salles de cinéma, préférant les séries ou les DVD, assise tranquillement dans mon lit ou dans un quelconque fauteuil moelleux (au chocolat ?). Toutefois, les gentilles petites (un léger doute subsiste quant aux qualificatifs que je leur concède, c’est un fait) Moires ont soudainement décidée de changer le cours de ma vie et comme le Hasard ne fait jamais les choses à moitié (tout cela devient fort métaphysique…), je me retrouvai à nouveau assise sur les bons vieux sièges de l’UGC et ce trois fois (jamais deux sans trois, n’est-ce pas ?) en dix jours. Et, c’est en y retournant que je me suis souvenue de la difficulté de choisir un film en fonction du synopsis et/ou des avis que l’une ou l’autre connaissance formule. Soyons francs, c’est un véritable casse-tête ! D’abord, il faut décider du type de film qu’on a envie de voir, puis lire attentivement le résumé qui sera, bien sûr, toujours alléchant et enfin décider du film qu’on va visionner dans quelques instants. Tout cela, bien entendu, en accord avec les desiderata de la ou les personnes avec qui vous allez au cinéma. Si on est un spectateur averti et consciencieux, on prend le temps d’aller lire les différentes critiques de tous les films à l’affiche, formulées par divers critiques correspondant à nos goûts. Ouais, bon, ben… Je suis pas une spectatrice avertie quoi.Bref, premier round : nous décidons d’aller voir un « thriller » (ouuuuh ! Rien que le mot nous glace d’effroi), Manipulation.

« Pas d’amis, pas de copine, il ne se passe rien dans la vie de Jonathan. Sa vie se résume à son travail de comptable dans une grosse société new-yorkaise… Jusqu’au jour où il sympathise avec un avocat, Wyatt, qui l’inscrit sur la « Liste », un club de rencontres sulfureux peuplé de jeunes femmes superbes et… disponibles. Mais Jonathan est tombé dans un engrenage fatal : la liste n’est qu’un piège diabolique destiné à le forcer à commettre le plus gros braquage du siècle… ».

Ça a l’air super sympa comme ça hein ?

En réalité, le film est plat, très lent et sans substance, tout se devine, tout est prévisible, le plus gros braquage du siècle ne nous fait ni chaud ni froid… Bref, je m’attendais à une représentation de l’art subtil de la manipulation (j’aurais pu m’en inspirer pour mettre le monde à mes pieds, et tout ça…) et rien (nothing, nada… comme l’aurait dit Mobistar).
Fin du round : Les seuls moments stimulants de cette heure et ces quarante-huit minutes sont… les parties de jambes en l’air.

Au second tour, on penche pour une petite comédie musicale : Mama Mia ! (Pas besoin de présenter, ça, tout le monde connaît…). Dans le fond, c’est marrant les comédies musicales… Ils ont l’air un peu cons lorsqu’ils se mettent à chanter comme ça, sans raison, au milieu d’explications sérieuses et tout ça mais enfin, c’est marrant.

Bref : Y’a les chansons d’ABBA, des chorégraphies débiles, des événements cocasses, une petite happy end et Meryl Streep (Ou Pierce Brosnan et Colin Firth, c’est selon). On en demandait pas plus, n’est-ce pas ?

The Final Countdown : The Oxford Murders (Ou comment être trop classe en donnant les titres en anglais).

« Oxford. Une vieille dame est assassinée. Le premier meurtre d’une série qui semble obéir à une logique mathématique : chaque crime est annoncé par un symbole dont la signification échappe aux enquêteurs. De leur côté, un jeune étudiant et un éminent professeur de mathématiques qui ne se connaissent pas se trouvent eux aussi plongés au coeur de cette énigme et font équipe pour la résoudre. Mais la raison humaine peut-elle être mise en équation ? »

L’idée, en elle-même était bonne. Le cadre très british d’Oxford donne une teinte et une atmosphère particulière au film en adéquation avec les magnifiques enquêtes concoctées par Agatha Christie. Toutefois, si l’intrigue n’est pas dénuée d’intérêt et de charme (d’autant que le côté mathématique de la chose inspire le respect pour les non matheux que nous sommes), il manquait un « petit quelque chose » au film pour lui donner toute sa substance et l’empêcher de tomber dans une certaine platitude. D’autant que la fin m’a laissé un arrière goût de queue de poisson (et je vous assure que c’est pas ce qu’il y a de meilleur au monde) : « Ils ne savaient pas trop comment terminer le film, alors voilà, c’est fini ! ». Enfin, rendons à Alex de La Iglesia ce qui est à Alex de La Iglesia : la résolution de l’enquête reste énigmatique jusqu’à l’arrestation et on a même droit à un petit rebondissement inattendu à la fin !

Enfin bon, bref. Tout ça pour dire que après quatre heures et dix minutes de fesses posées sur un siège et 16 euro 80 de dépensés, j’ai une très grande et subite envie de revisionner Hook, Casper ou Labyrinth.

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