Vuk Kovasevic – Le vampire de Belgrade

« Vous y croyez, aux vampires ? Non, probablement pas. Il y a encore quelques années, je pensais dur comme fer que ces saletés n’existaient pas. Jusqu’à ce que j’en croise un. Et puis un autre… Les rues de Belgrade, ravagées par la guerre, sont devenues le théâtre d’un nouveau combat. Une guerre souterraine, larvée. Un règlement de compte entre Échappés de l’Enfer. Mais les vampires ne sont pas invincibles : on m’a enseigné les méthodes radicales et je les applique. Ils sont immortels… mais j’ai tout mon temps. Parce que, comme le dit la chanson, « Crime is on my side »… »

Il est plutôt rare que l’auteur signe ses livres sous le nom de son personnage et pourtant, Jean-Luc Bizien s’est rapidement transformé en Vuk Kovasevic pour nous pondre cette série appelée « Les Echappés de l’Enfer« .

En voici le premier roman, Le vampire de Belgrade. Un style sans prise de tête, très direct mais surtout une absence de sentimentalisme et de niaiserie cinglante qui ressusciteraient les plus morts d’entre nous. Publié en 2010, ce premier tome est un contre-pied total aux historiettes romantico-gothiques que l’on retrouve fréquemment sur le marché de la thématique vampirique et ce n’est clairement pas du luxe lorsqu’on sait qu’on en est arrivé à faire briller les vampires au soleil… Ce qui est, généralement, le summum du ridicule pour la plupart des amateurs du genre.

Certes, ce n’est pas de la grande littérature mais Le vampire de Belgrade se lit vite, très naturellement et est surtout truffé de calembours et d’idioties, essentiellement adjoints en note de bas de page, qui ravissent le lecteur en donnant un peu de légèreté à cette histoire initialement peu comique (la guerre et les combats contre les vampires, apparemment, c’est pas tous les jours tordant).

Autant que vous le sachiez tout de suite, Vuk n’y va vraiment pas avec le dos de la cuillère et certains pourraient qualifier ses succulents jeux de mots (voire même truculents) de vulgaire ou même d’homophobe. Bref, il est, en somme, de ces auteurs qu’on aime ou qu’on n’aime pas…

Mais comme le dirait l’autre sage du coin : « l’humour, c’est comme le goût et les couleurs, ça ne se discute pas ». Et à son frère à la sapience plus brute de rajouter : « Si ça ne te plait pas, tu le laisses là où il était et puis c’est tout ! ».

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