Weekend in Paris

« Un couple anglais vient à Paris fêter leurs trente ans de mariage. Ils redécouvrent la ville, mais aussi l’humour, la fantaisie, et le plaisir d’être ensemble. »

J’ai toujours apprécié les comédies anglaises et leur humour doux-amer. Ce film en est un parfait exemple. A la fois drôle et triste, c’est avec beaucoup de sincérité et un jeu d’acteur remarquable qu’il dépeint ce moment de ras-le-bol, cette goutte qui fait déborder le vase et fait basculer un couple vers certains choix. Un week-end à Paris amène ses héros du rêve au cauchemar (et inversement), tout en restant dans cette simplicité cocasse anglaise. Le cadre parisien est filmé et utilisé avec honnêteté et l’évolution des personnages  dans ce cadre est à la fois rocambolesque et réaliste.

Jim Broadbent et Lindsay Duncan incarnent ce vieux couple aigri comme s’ils avaient effectivement partagé ces trente dernières années ensemble. Ils sont tantôt mignons, tantôt pathétiques, tantôt odieux, en fait, simplement vrais. Du coup, à un moment ou un autre du film vous serez forcés de vous identifier à eux tant ils illustrent des moments tellement riches de vérité et de réalité. Des moments qu’on vit ou qu’on a vécu un jour. Chaque personnage est finement travaillé et interprété, comme Jeff Goldblum l’insupportable m’as-tu-vu au grand coeur d’artichaut, pathétiquement agaçant.

Ce film finalement dérange. Pourquoi? Car il touche! On ne peut s’empêcher de sortir avec cette très simple pensée: Et si on se rendait compte de la chance qu’on a d’avoir « cette » personne à ses côtés et qu’on se contentait d’en être heureux

P.S.: Ne regardez SURTOUT PAS la bande annonce, elle ne rend pas justice au film pour un sou. Laissant croire à une romance troisième âge plutôt qu’à une réelle débâcle relationnelle.

En salles dès aujourd’hui!

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