What’s about dedication?

Eh non, ce n’est pas aujourd’hui que je vous bassinerai avec la notion de dévouement ! Avouez que vous y avez cru, hein ? Bref ! Il y a quelques mois, je vous parlais de la Foire du Livre de Bruxelles (à laquelle vous n’avez probablement pas assisté, d’ailleurs, vilains !) et de mes craintes à son propos.

Ceux qui suivent Culture et Compagnie se souviennent peut-être de l’article dans lequel j’écrivais que, comme d’habitude, en grande sceptique que je suis, je reste mitigée devant ce qui est, il faut bien l’avouer, une grande pompe à fric.

Toutefois, si je n’adhère pas à la pratique, je la comprends. Bah oui, le concept du « money, money, money », ça va, je gère. Il ne fait pas le bonheur mais il vaut toujours mieux en avoir que d’essayer de le faire pousser dans son jardin (quoi que, on dit toujours que ça ne fonctionne pas mais est-ce que l’un d’entre vous a un jour pensé à vérifier ce mythe ? Parce que si ça se trouve c’est une rumeur lancée par les multimilliardaires pour nous laisser délibérément dans la dèche, en fait), I got it.

Par contre, si il y a un bien un truc que je « got » pas du tout (rien à voir avec Marilyn Manson), c’est bien le concept des dédicaces. Je ne parle pas de celles que font les artistes à leurs proches, hein, mais celles pour lesquels de parfaits inconnus font la file pendant des heures.

Evidemment, ce phénomène n’est pas que littéraire et ne se limite pas à la signature d’un bouquin. Des chanteurs signent des pochettes de CD et des sportifs des ballons en tout genre mais il n’empêche que – et ça doit sans doute être mon côté littéraire snob et élitiste – ça me dérange plus quand il s’agit de files à la foire du livre que de groupies à un concert. Je me dis que c’est sans doute parce qu’il est plus facile de taper les groupies dans le tiroir « useless » que les gens qui ont un livre à la main

Bah oui, la lecture est tellement devenue désuète que, pour les gens comme moi – vous savez, ces paumés qui ont cru qu’étudier la littérature leur ouvriraient les portes de la science infuse –, croiser quelqu’un qui se ballade avec un amas de feuilles reliées, c’est un peu le nirvana.

Mais alors, savoir que le même quelqu’un est prêt à faire la queue pendant 4 heures sans bouger pour qu’un auteur lui écrive « Pour X, affectueusement Y » dans son bouquin qu’il va chérir comme une relique, personnellement ça me sidère (si j’avais été un mec, j’aurais fait un mauvais jeu de mot phallique mais… non*).

Pourquoi ? D’abord parce que la plupart des écrivains (précisons que je ne parle pas des auteurs de BD) n’ont pas une once d’originalité dans ce qu’ils écrivent dans votre livre – comme des merdes, d’ailleurs (calligraphiquement parlant, j’entends), ensuite parce que, si ça se trouve, ce sont de parfaits connards (faut pas être un brave type pour écrire un bon livre), puis parce qu’ils se souviendront certainement pas d’un seul visage, vu la file et toutes les phrases bateaux du genre « j’aime beaucoup ce que vous faites » qu’ils se farcissent à longueur de journée. Alors à quoi bon ? Rassurer leur égo potentiellement déjà démesuré ? Personnellement, le mien ne le supporterait pas.

Et vous, vous êtes dans quel camp ? Les snobs élitistes ou les chasseurs de dédicaces ?

* juste parce que je ne fais pas partie de la gente masculine. Physiquement parlant, en tout cas.

Article publié sur SobusyGirls.

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