Zombicide

Imaginez un parc d’attractions, une fête foraine, un grand festival. C’est l’ambiance même de Zombicide. Une belle foire à exploser du zombie. Chacun prend son arme de prédilection, mais ça ne sera pas subtil. Tronçonneuse, canon scie, fusil à pompe, ça va charcler du zombie.

C’est un jeu coopératif, avec des zombies. Les joueurs incarnent des survivants, qui vont devoir réaliser une mission, comme collecter des vivres, traverser un quartier, tuer un certain nombre de zombies,… Chacune de ces missions est détaillée dans le livre de règles, et nécessite une mise en place spécifique. En gros, chaque mission sera différente, non seulement par son but, mais aussi par la disposition des bâtiments et des rues!

De nombreuses missions sont disponibles sur le web et dans les – nombreuses – extensions du jeu, qui sortent petit à petit. Les dernières en date : Toxic City Mall, et Prison Outbreak (qui est un stand-alone, soit un jeu “de base”, suffisant en soi), et les Chiens (zombies, oui).

A son tour, chaque survivant dispose de plusieurs actions à réaliser, comme se déplacer, fouiller ou combattre. Le combat nécessite des armes, qui seront trouvées en fouillant, et demande des jets de dés. Selon les armes, on doit lancer plus ou moins de dés, et le résultat du dé est plus ou moins élevé. Ainsi, une tronçonneuse permettra – en théorie, c’est toujours du lancer de dé, donc du hasard – de faire plus de débats qu’avec un pied de biche.

La partie se termine quand on a réussi la mission (ça arrive) ou quand tous les survivants sont morts (ça arrive aussi).

Alors, mon modeste avis sur le jeu : à la base, j’avais testé, et adoré immédiatement les vastes possibilités d’armements, de missions, de dalles, la possibilité de créer ses propres scénarios, ses propres règles spéciales de missions, ou ses propres survivants, enfin bref, un côté très boîte à outils (ce qu’on ne fait jamais, mais c’est toujours agréable d’en avoir la possibilité). J’avais de plus adoré l’ambiance très “Welcome to Zombieland”, d’exploser à tour de bras du zombie, et de s’armer comme dans un bon jeu de shoot.

MAIS, les concepteurs sont en train d’user le concept jusqu’à la corde. Une boîte de base l’an passé, une petite extension, une grosse boîte d’extension, à nouveau une petite, un gros stand alone (plus cher que la première boîte de base), des accessoires (dés, compteurs,…),… Disons qu’on a bien compris comment tondre le fanboy de base, et qu’on l’exploite à fond. Autant j’attendais avec hâte la sortie de la première boîte, autant je suis un peu refroidi par le prix assez prohibitif de Prison Outbreak (ressortir 90€ pour une seconde “boîte de base”). Bon après, il y a du matériel, genre des dizaines de figurines sculptées, plein de tuiles, de tokens, des fiches de persos, tout ça de bonne qualité, hein. Mais c’est quand même cher.

Il est à noter que le succès commercial du jeu vient en partie d’un buzz créé lorsque le jeu était crowdfundé sur Kickstarter (en gros, une plateforme de financement participatif américaine, dans laquelle le public – vous – file de la thune pour qu’un projet se réalise), popularisant le jeu avant même sa diffusion, et lui assurant des acheteurs. De plus, les quantités produites par Guillotine Games, l’éditeur, étaient inférieures à la demande, assurant rapidement un statut d’objet rare à la boîte (et 2 voire 3 réimpressions). Mais ceci est une autre histoire, qui viendra sans doute dans un autre billet.

Donc au final un très bon jeu, mais attention à ne pas tomber dans la fièvre de tout vouloir, parce que ça risque de coûter un rein.

Plus d’informations sur le site de Guillotine Games, par ici.

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Geek multi-classé, de la lecture au jeu de société, en passant par le ciné et le jeu de rôle. Je tiens ma chronique axée jeu de société et autres loisirs ici : http://vharnaud.tumblr.com/

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