« 8h03, ce matin-là »: une comédie grinçante sur l’angoisse de rater sa vie…

« 8h03, ce matin-là » est une comédie grinçante sur l’angoisse de rater sa vie. Adaptée de la nouvelle de science fiction Disappearing Act de Richard Matheson par Michaël Bier. Cette pièce multimédia est une co-production de ADK-Kasting et des Riches-Claires. Elle se jouera les 17 et 18 mai 2018 aux Riches-Claires

« 8h03, ce matin-là »: Le Synopsis

Simon, 39 ans, a une obsession… ne rien oublier et laisser une trace. Ce n’est qu’à travers le regard des autres, qu’il parvient à se sentir vivant. Et en premier lieu, à travers celui de Gaëlle, qui partage sa vie et ses angoisses. Pour être certain qu’on se souvienne de lui et de nous laisser quelque chose, Simon enregistre tout. Il capte avec ses caméras, classe et revisionne quotidiennement tout ce qui lui arrive, à lui et à ses proches. De l’essentiel jusqu’à l’insignifiant. Une question se pose : peut-on être, en même temps, acteur et spectateur de sa vie ?

« 8h03, ce matin-là »: la presse en parle! 

Vu que le spectacle a déjà fait ses preuves et qu’il n’y a que deux dates aux Riches-Claires, nous vous proposons quelques critiques de L’écho et de Les feux de la rampe

Sur l’écran blanc de ses nuits noires, un homme se fait son cinéma. «8h03, ce matin-là», aux Riches Claires, se révèle être une mémorable capture d’écran. (…) Plongée vertigineuse dans les univers parallèles et la schizophrénie, cette nouvelle pourtant ancienne (1953), dans le traitement actuel que lui impose Michaël Bier, évoque à la fois notre société d’écrans qui font écran, justement, au réel, et en négatif, le problème de l’effacement des données et de la mémorisation éternelle des faits et gestes sur le net, même si ce sujet n’est évident pas directement évoqué.

Le traitement est subtil de la lente descente dans la folie du geek au milieu de son quotidien: un conte de la folie ordinaire qui bien sûr utilise la caméra, la vidéo, l’ordinateur, mais sans que dans ce décor clinique de cubes devenant aussi labyrinthique que les méandres du cerveau de Simon, leur présence ne se fasse trop envahissante. Car la place essentielle dans cette fable qui évoque «Being John Malkovich» et «The Truman Show» est laissée aux deux personnages, Simon et Gaëlle, interprétés avec fougue par Eno Krojanker et Stéphanie Goemaere. 

Belle performance en tout cas de Michaël Bier que de parvenir à écrire et monter une telle scène d’écrans sans perdre la réalité du plateau. Bref de ne pas se prendre les pieds dans les câbles…, nous explique Bernard Roisin du magazine L’écho en septembre 2016.

Roger Simons pour Les feux de la Rampe voit ce spectacle plus comme une expérience à part entière: « En fait, il ne s’agit pas vraiment d’une pièce, ni d’une comédie. C’est plutôt une recherche scientifique, une série d’expériences. C’est très intéressant à observer et de suivre ce jeune homme nerveux, inquiet, possédé, forcené, complètement perdu. (…) Le spectacle nous montre remarquablement l’effervescence de l’innovation technologique, dans une société des médias, thème très présent tout au long de la pièce. Le numérique a été et reste bien le déclencheur d’une consommation excessive de l’image qui touche la nouvelle génération. »

Pourquoi cette adaptation de Michaël Bier?

Alors qu’il était réalisateur et directeur de casting depuis 10 ans, Michaël Bier a eu le bonheur d’initier ou de participer à l’élaboration de nombreux films. Parallèlement à cela, il s’était essayé à la mise en scène de quelques spectacles. C’est dans ce contexte qu’il met en scène et adapte la nouvelle Disappearing Act.

En retombant sur la nouvelle Disappearing Act, Michaeël Bier trouva un texte qui lui donna l’envie de se triturer les méninges. Un projet qui lui permettait de confronter son amour de la scène à celui du cinéma. Sa principale motivation, une thématique forte autour de l’angoisse. L’angoisse de ne pas laisser de trace, la peur de l’oubli et donc, de façon plus générale, l’angoisse de rater sa vie, de passer à côté,…

Afin d’en savoir plus, rendez-vous aux Riches-Claires les mercredi et jeudi 16 et 17 mai!

 

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