A Esperanzah 2016, on n’a pas connu de répit !

Les flancs de la butte de l’abbaye de Floreffe ont, cette année encore, accueilli le célèbre festival qu’on ne présente plus : Esperanzah. 2016, c’était l’année de sa quinzième édition! Une édition riche en (re)découvertes artistiques, en débats sur des enjeux que connaît notre époque et bien évidemment un moment unique pour la création de liens les uns avec les autres dans la bonne humeur.

L’ambiance au rendez-vous !

Qu’on soit venu une journée, deux ou trois, qu’on soit venu fouler les pavés de l’abbaye entre amis ou en famille ou qu’on y ait travaillé comme bénévole, une chose a fait l’unanimité : la bonne ambiance festive, fidèle aux tons estivaux, qui s’est dégagée à chaque moment.

Du camping au côté cour, du village des possibles au côté jardin et au village des enfants, voici quelques moments forts de ces trois jours et trois nuits…

  • La célèbre Patti Smith, icône rock des années 70 et début 80 et initiatrice du courant de musique punk-rock qui lui a succédé. Ce grand show du dimanche soir, dernière soirée d’Esperanzah 2016, a permis aux festivaliers de se remémorer ses grands titres connus de tous et de nous ramener par sa présence scénique à l’univers de ces années du siècle dernier. Bien que des années se soient écoulées, ces titres, eux, n’ont pas pris une ride pour le public.

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  • Manu Chao qui nous a réinterprété ses titres devenus classiques tels que Me Gustas Tu et Clandestino mais aussi plusieurs titres moins connus mais toujours avec le style personnel qui est le sien.
  • Emeline et son accordéon, artiste habituée des festivals, aux textes populaires engagés et humoristiques et aux sonorités qui ne sont pas sans rappeler ceux des années 1930 en France, aura réussi à donner un concert sans baffle et sans micro avec le bon caractère qui est le sien.
  • L’espace du Village des Enfants qui a permis aux plus jeunes d’entre nous de profiter à leur façon du Festival grâce aux ateliers proposés, de cirque, d’art et de découverte.
  • Radio Bistrot, l’endroit idéal pour terminer une soirée animée au rythme des « tubes » entraînants.

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La réflexion aussi !

Comme à l’accoutumée de ce festival, l’amusement était de rigueur… mais aussi la réflexion individuelle et collective ! Penser à la manière d’organiser l’avenir et à l’étendue des possibles qu’il existe pour améliorer notre société, c’est une ligne de mire centrale et revendiquée d’Esperanzah. C’est pourquoi le Festival s’est joint à la lutte contre le Traité Transatlantique en se déclarant, comme plusieurs entités (communales ou autres) : « Zone Anti-TTIP ».

Avec plusieurs associations et collectifs présents sur place, sous la coupole de plus en plus notoire pour ses actions directes surprises, TTIP Game Over, un flashmob a été organisé ce dimanche à 17h15 à trois endroits différents du site. L’ambition était de sensibiliser les festivaliers par un « Die-In » pendant lequel chacun était invité à se coucher par terre puis à se relever en prononçant « TTIP… CETA… On n’en veut pas ! »… en murmurant d’abord puis de plus en plus fort jusqu’au climax à pousser ses cordes vocales au maximum.

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On retiendra par ailleurs…

  • La projection du film qui a initié les Nuits Debout en France : Merci Patron. François Ruffin y retrace la situation critique de la famille Klur qui ne vit qu’avec 400 euros par mois depuis le licenciement des deux époux de l’entreprise « Ecce », filiale de LVMH de Bernard Arnaud. On y découvre de façon poignante le parcours du combattant que ceux-ci doivent faire pour obtenir un CDI et l’impact que peuvent avoir des gens ordinaires quand « ils s’en prennent à l’image » d’un groupe multinational.

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  • La conférence de Smockey et Sams’K, rappeur et chanteur de Reggae, militants africains invités par le CNCD, visant à faire comprendre que les enjeux des sociétés africaines (notamment celle du Burkina Faso) étaient les mêmes que celles des pays d’Europe. La question de la légitimité de la dette, des migrations, de l’implantation des multinationales dans les pays des deux continents, le rabaissement des libertés individuelles et des droits démocratiques, etc.

Enfin, au regard de cette diversité d’activités culturelles et citoyennes mises à disposition des festivaliers des trois jours, qui furent, c’est peu dire, bien chargés, on peut clairement dire que cette quinzième édition du Festival Esperanzah fut une réussite et que l’Abbaye de Floreffe peut d’ores et déjà se préparer pour la seizième qui, n’en doutons pas, sera du même ressort !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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