Bilan de juillet à décembre 2018 : un événement marquant et une brève par mois !

On vous a déjà récapitulé les six premiers mois de l’année 2018 sur le modèle « un article et une brève par mois« . Pour chacun des six premiers mois, nous vous avons sélectionné une information qui nous a marqué et que nous avons décidé de mettre en lumière, accompagnée d’une brève, d’un petit mot sur une seconde info qui méritait d’être citée, en bref. Voici donc la suite pour cette seconde moitié de l’année, de juillet à décembre 2018. On a farfouillé, pour faire ce récap’ comme il se doit, dans les archives et on a déterré quelques lièvres pas piqués des hannetons

Juillet :

On démarre avec une bonne nouvelle. Ou du moins un bonheur dans un malheur. Les océans sont en proie à la pollution si bien qu’on retrouve régulièrement des pailles en plastique enfoncées dans les narines des tortues, des cachalots et d’autres animaux marins échoués sur les plages du monde, l’estomac rempli de plastiques et de déchets en tout genre. Cette situation tragique et critique préoccupe un nombre sans cesse croissant de gens de la société civile mondiale. Il s’agit même du combat du siècle, selon certains sociologues et scientifiques, tels qu’Aurélien Barrau en France. Sans compter les centaines d’ONG qui militent au quotidien à travers le monde pour une planète plus propre.

Certains commentent, d’autres agissent en interpellant les dirigeants de leurs pays ou la communauté internationale, par des pétitions, des articles scientifiques ou de presse. Mais surtout, d’autres agissent sur le terrain… marin. C’est le cas du bateau Le Manta. Le projet a été initié par le navigateur suisse Yvan Bourgnon et entrera en flot en 2022. Ce bateau est pourvu d’un dispositif spécialement conçu pour récolter et récupérer les déchets de plastiques (ou autre matériaux) de nos mers et de nos océans. « On trouve de tout dans l’eau, des bouteilles, des dentifrices, des crayons. C’est absolument ignoble« . Et l’homme a même trouvé une pagaie de kayak ! Des gens sur les plages ont même découvert des objets, de leur côté, des pots de yaourt en plastique datant des années 1970 !

Le système de La Manta est assez simple : un grand aspirateur est placé en poupe de bateau, récupère les déchets grâce à une grue et stocke tout dans une pièce où des opérateurs trient les déchets de la matière organique. « Il est urgent d’agir, il faut taper du poing sur la table!« . Yvan Borgnon, comme des millions d’autres personnes à travers le monde, lance un appel à la mobilisation.

La matière organique est renvoyée à la mer après épuration des moindres molécules de plastique et les déchets sont compactés en bloc d’un mètre cube. La Manta peut en contenir 600. Soit 250 tonnes de déchets. Ce bateau est autonome en énergie pour éviter de polluer pendant ses voyages, puisqu’on sait que le bateau est un des véhicules les plus polluants au monde. Les déchets non recyclables lui serviront de carburant. Une belle initiative à l’heure où le dérèglement climatique montre ses premiers signes visibles et incontestables !

Brève de juillet :

On reste dans l’écologie. C’est au début de l’été – au début de la canicule internationale ! – que l’Estonie est devenue le premier pays européen à proposer des transports en commun gratuits sur son territoire. On connaissait des villes qui avaient adopté la gratuité pour les bus et les trams publics, comme à Dunkerque et dans une vingtaine de villes françaises (et en décembre 2018, Anne Hidalgo a même envisagé la chose pour Paris) mais jamais à l’échelle d’un pays tout entier. Il ne s’agit que de certains trajets. Premier pas vers la gratuité totale ? L’avenir le dira !

Août :

« C’est un jour noir pour les droits de l’enfant, pour les droits humains fondamentaux et pour la démocratie belge », avait dénoncé l’association le Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés) dans un communiqué de presse dix jours avant ce 11 août. La raison ? L’annonce du gouvernement, par la voie du Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Théo Francken. Dès ce 11 août, des familles ont été enfermées au centre fermé de Steenokkerzeel, près de Zaventem, au nord de Bruxelles. Le 127bis. La Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés, agissant depuis trois ans au parc Maximilien et devant l’Office des Etrangers a également dénoncé cette décision politique.

On apprend dans La Libre Belgique que « les « maisons familiales » comme les appelle le gouvernement fédéral ne sont qu’une prison familiale, dénonce le Ciré qui a visité ces unités le 11 juillet dernier avec d’autres associations. « Une prison dans laquelle les familles seront enfermées pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois. Une prison dans laquelle les enfants mineurs de plus de 16 ans pourront être placés à l’isolement pendant 24 heures, probablement dans le centre 127 bis, qui n’est pas adapté aux mineurs. ».

Plusieurs mois plus tôt, en avril, avait eu lieu le Steen Rock, festival ayant pour objectif de dénoncer l’existence même des centres fermés, au motif qu’il ne s’agit pas d’un endroit qui doit exister au sein d’un système démocratique. Une fausse émission du collectif Tout Autre Chose (pendant francophone de Hart Boven Hard) avait même, pour sensibiliser le grand public à cette question, réalisé un faux reportage disant que la RTBF allait devenir un centre fermé. Fake news mais cela avait marqué les esprits.  L’environnement où pourraient désormais être placés les familles, donc les enfants, n’est pas convenable, selon le Ciré et ces autres associations. L’aéroport se trouve juste à côté et des avions y décollent à quelques centaines de mètres de haut à peine. « Imaginez le bruit ! », dénoncent-elle. A la suite de l’enfermement de cette première famille, une seconde y a été placée. Après le remaniement gouvernemental et le départ de Théo Francken de son poste, remplacé sur-le-champ par Maggie De Block, n’a pas changé foncièrement les choses. Une nouvelle famille y a été placée en décembre dans les mêmes conditions que celles de cet été 2018.

« Nous rappelons que la détention d’un enfant est cruelle, néfaste et contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant. Des alternatives existent », souligne Amnesty International. « Elles sont efficaces, moins nuisibles, moins coûteuses. Elles doivent être mises en œuvre, évaluées, et améliorées si nécessaire. Il est urgent que la Belgique revienne sur la voie de l’humanité ».

Brève d’août : 

Monsanto, l’entreprise créatrice du célèbre RoundUp et des OGMs, a perdu son procès. L’entreprise a vu son image, déjà entachée depuis plusieurs années par les vagues de contestation citoyenne face à la commercialisation de ses produits en Europe et dans le monde, se détériorer encore un peu plus. Elle avait été attaquée en justice, aux Etats-Unis, par un jardinier ayant été contaminé par du glyphosate contenu dans ses produits pesticides. Il avait été atteint du cancer en conséquence. Il n’en avait utilisé que pendant une durée de deux ans… ce qui a fait bondir une partie de la société civile américaine et du monde où ce produit est en vente libre dans le commerce. La dangerosité étant avérée par ce cas. Le tribunal de San Francisco a condamné la firme à dédommager Dewayne Johnson, en lui versant la somme de 290 millions de dollars. L’ex-jardinier de 46 ans n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre. Mais pour son avocat, il s’agit d’un grand pas en avant pour la santé publique et l’écologie : « C’est un jour historique. Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant !« .

Septembre :

La crise économique et financière qui a frappé le monde à la suite de la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 a eu dix ans. A présent, selon plusieurs économiques, la crise est derrière nous, mais pour la totalité de la profession, l’époque du Welfare State relève du passé, pour de bon. Pendant cette décennie, des coupes budgétaires se sont succédé les unes après les autres et le niveau de vie des Belges et des Européens a baissé, de façon indirecte la plupart du temps. Fermetures d’entreprises à répétition, augmentation du coup de la vie, suppression de nombre d’acquis sociaux, pour les jeunes, les vieux, les chômeurs et d’autres pans de la population. Et ce, en Belgique aussi.

Des protestations étaient nées en conséquence, ainsi que des grèves et des manifestations. Pourtant, pour Didier Reynders, actuel Ministre des affaires étrangères et Ministre des finances à l’époque du crash, la situation a été difficile (il ne nie pas qu’il y a eu une récession économique) certes mais elle n’a pas été hors de contrôle. Il a déclaré que ce qui a été investi par l’Etat belge a été récupéré depuis, en faisant payer le secteur bancaire. «  On récupère ce qui a été investi dans les banques parce qu’on a fait payer le secteur financier avec une taxe bancaire ».

Edition numérique des abonnés

Didier Reynders a affirmé que si une nouvelle crise venait à démarrer, elle pourra être mieux anticipée. « A l’époque, les clignotants qui devaient s’allumer s’allumaient pays par pays, mais pas au niveau européen. Certains collègues disaient « c’est dommage, ce qui arrive à ces pauvres Belges », mais ensuite c’est arrivé partout ailleurs. » « Ce qui a changé, depuis, c’est que la Banque centrale européenne a une responsabilité à l’échelle de la zone euro », explique Didier Reynders. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on pouvait lire un an plus tôt, lors du 10ème anniversaire de la crise de subprimes (prémisse de la crise de 2008). Dans un article du journal Le Soir, il était expliqué que les traders de Wall Street n’avaient tiré aucune leçon de ce crash immobilier et recommençaient « comme avant ». Les autorités Européennes et américaines, qui avaient promis, suite à cela, de durcir le ton et les règles du jeu, n’en ont rien fait, ou pas assez dans ce sens, pensant, « comme avant » aussi, que « ces banques sont trop grandes pour faire faillite ». La dissonance des discours laisse songeur.

Brève de septembre :

Ce 17 septembre, un policier a tiré à balles réelles à trois reprises sur un sans-abri devant les tours WTC, près de la gare du Nord de Bruxelles. Le SDF, un Belge de 43 ans, avait refusé de se déplacer. Dormant sur ses cartons, il a d’abord été aspergé de gaz lacrymogène par un policier, s’est défendu et a reçu une balle dans le thorax et une dans la jambe. Le 19 septembre, le parquet annonce que A.E. est inculpé pour tentative de meurtre. Une enquête va aussi être diligentée pour « incident de tir ». Ce fait divers montre, selon Selma Benkhelifa dans le Vif, que le nombre de violences policières (et de plus en plus fort) ne fait qu’augmenter, contrairement aux sanctions des juges, souvent tolérants, toujours selon l’avocate du Progress Lawyers Network, à l’égard des forces de l’ordre.

Octobre :

Peu après une déclaration similaire d’Emmanuel Macron, président français, le Premier Ministre belge Charles Michel a décidé de prendre, dans un même élan, à bras le corps le problème de la désinformation et des fake news, notamment colportées sur la toile via les réseaux sociaux. Dans le viseur : Facebook, Twitter, donc. Mais aussi la presse. Charles Michel et son gouvernement et son parti entendent bien couper l’herbe sous le pied à ce qu’ils considèrent comme de la désinformation, des on-dits, des imprécisions, voire des mensonges.

Ce qui les intéresse, c’est d’actionner le levier du « fact checking« , du contrôle de faits pour que soient contredits nombre de critiques qu’ils estiment fausses et nuisibles pour leurs images respectives, individuelles ou collectives. A la suite d’éléments que le gouvernement, le MR ou Charles Michel en tant que chef du gouvernement, ont trouvé injustifiés, une communication a été publiée sur le site du Premier Ministre en détaillant chacun de ces points.

« Nous avons mis en œuvre notre projet : plus de jobs, plus d’investissements, des finances plus saines, plus de sécurité... » © EPA/Olivier Hoslet.

Charles Michel s’est expliqué : « Partout en Europe, il y a des gens incertains ou qui ont peur de l’avenir. Chaque jour, il y a un nouveau buzz, une nouvelle polémique. Nous tombons trop souvent dans le piège des fake news, sans toujours vérifier si c’est correct. Le fact checking est essentiel dans une société fondée sur des valeurs et des libertés ». Son action, il déclare l’entreprendre au nom des valeurs démocratiques. Mais il s’est défendu du désir qu’on pourrait lui prêter de vouloir manipuler discrètement les contenus de l’information.

Les fake news sur les réseaux sociaux peut, selon Charles Michel, conduire à la propagation des démago-populismes à l’échelle européenne (en Italie, récemment) et planétaire (au Brésil dernièrement). Son objectif semble selon certains de défendre le bilan de la coalition gouvernementale « Suédoise » en cette fin d’année. Il était de plus en plus critiqué alors…

Olivier Chastel, président du MR a ajouté : « Le bilan est précisément chiffré et sourcé. Un travail méticuleux qui rend d’autant plus crédible l’action gouvernementale fédérale. Dans ce cadre, le soutien du gouvernement fédéral à un fonds qui développera des projets de fact checking prend tout son sens ». Pour Bertrand Henne (de la RTBF), il s’agit d’une récupération politique d’une cause qui peut sembler noble, justifier son bilan et refuser la critique et non rétablir les faits par souci déontologique.

Brève d’octobre :

L’initiative fact-checking » est survenue quelques jours après la molestation de Diego Dumont, citoyen qui voyageait dans un train et qui, à la gare de Landen, voyant un déploiement de forces de l’ordre arrêtant des migrants, s’est mis à filmer la scène. Mal lui en a pris. Alors qu’il était en train d’enregistrer un policier s’est adressé à lui pour lui ordonner d’arrêter de filmer. Ce dernier, refusant, faisant valoir ses droits, a été sorti du train manu militari et frappé à plusieurs reprises, notamment au visage. C’eut été une violence policière « classique », si l’on peut dire, et qui est déjà moralement et légalement condanable, s’il ne s’était pas trouvé le Secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Théo Francken sur place. Selon lui, il n’aurait pas vu la scène. Comment se sont justifiés les policiers sur place quand Diego Dumont, accompagné de sa fille, leur demandait pourquoi ils se comportaient comme ça ? « Parce que vous êtes wallon ».

Novembre :

Ecologie encore, mais cette fois, du point de vue énergétique: la non-fermeture des centrales nucléaires, dénoncées comme vétustes par une partie de la communauté scientifique, par des militants écologistes attentifs, par des citoyens inquiets de toutes convictions et par quelques journalistes qui reviennent régulièrement sur cet enjeu non négligeable tant pour la fourniture en électricité nationale qu’en matière de sécurité et de santé publique. Sur ce dernier point, le gouvernement avait déjà signalé qu’il allait mettre à disposition des pastilles d’iode à prendre pour chaque citoyen en cas d’incident nucléaire. Mais ceux-ci disent qu’il s’agit là d’une solution inappropriée au problème.

Parce que tout le problème est là : les fissures dans les centrales nucléaires. La centrale de Tihange 1 avait été fermée provisoirement. Mais le lundi 12 novembre , elle a redémarré, malgré les avertissements d’un scientifique spécialiste sur les risques que cela pourrait encourir pour la population belge mais aussi européenne et mondiale par extension. L’expert allemand en ingénierie nucléaire, Manfred Mertins, a déclaré, lors d’une conférence de presse au Parlement européen le jeudi 8 novembre, quelques jour à peine donc, que la vétusté du bâtiment ne permettait pas de la rouvrir dans l’immédiat, sous peine de conséquences peu souhaitables.

« Tihange 1 est l’une des plus anciennes centrales au monde. Elle a été conçue sur base de principes de sûreté en vigueur au début des années ’70 », a pointé Manfred Mertins, selon le journal belge La Libre. « Les accidents survenus depuis lors à Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ont démontré qu’une hausse significative des exigences en la matière était nécessaire« , a-t-il poursuivi, déplorant à ce titre les nombreux manquements qu’il a constatés à la centrale belge.

D’après lui, la forte augmentation des événements imprévus à Tihange 1 témoigne du vieillissement de l’installation, dont il qualifie la gestion de « complètement erratique ». En gros, les centrales actuelles, vieilles de plus de quarante ans aujourd’hui, ne sont plus d’actualité, parce que trop usées. Sans compter la question écologique de la transition énergétique par ailleurs.

Brève de novembre :

C’est en cet avant-dernier mois de l’année que s’est levé un mouvement social inattendu, une véritable levée populaire, au sens propre : les gilets jaunes. La raison de leur mécontentement qui les a fait se rassembler sur les routes de France et de Belgique est l’augmentation des prix du carburant. Mais pas seulement, et c’est ça tout l’enjeu : il s’agit d’un ras-le-bol plus général sur l’inégalité fiscale et de grignotage constant des acquis sociaux du siècle dernier. Il aura été bien plus fort et intense au mois de décembre, avec davantage d’arrestations et de tirs sur des manifestants. En Belgique, cela n’a pas poussé à une adaptation des politiques, contrairement à notre voisin français, où le président Macron a dû revoir ses « exigences » à la baisse et renoncer à certaines mesures passées ou à venir, le mois qui a suivi.

Décembre :

Il a été, jusqu’aux fêtes de fin d’année du moins, le théâtre d’une certaine expression d’un mécontentement de la société civile. Gilets jaunes, suite, bien sûr, mais aussi, le deuxième jour mois, la marche pour le climat « Claim the Climate« . Le rendez-vous, donné à midi à la gare du nord, lieu traditionnel de départ des manifestations bruxelloises, a été soutenu par nombre d’associations, de collectifs, d’institutions, de syndicats et d’autres corps constitués. C’est pour ainsi dire la première fois qu’on voyait une telle mobilisation commune, au-delà des clivages divers entre chacun de ses composants de la société, arrive à se former pour un enjeu commun.

Car l’écologie, disent-ils, n’est pas l’affaire d’intérêts de parts de la société mais est l’affaire de tous, car elle concerne l’ensemble de l’humanité et des autres espèces animales et végétales. Claim The Climate est une initiative qui avait été précédée par trois rendez-vous sur la question climatique.

La manifestation a été soutenue par la classe politique dans sa quasi-totalité… et même par la Ministre de l’énergie, de l’environnement et du développement, Marie-Christine Marghem. Cela en a irrité plus d’un qui lui ont conseillé d’aller travailler dans ses bureaux, prendre des décisions drastiques en vue de la préservation au lieu de venir marcher. « Ce que la population demande, c’est de l’action politique« , a fait savoir Juliette Boulet de Greenpeace en débat avec la Ministre sur les antennes de la Première RTBF.  Charles Michel s’est lui aussi félicité des 65000 personnes présentes qui ont marché dans les rues de Bruxelles. Cela ne l’a pas empêché d’envoyer sa Ministre Marghem le lendemain de l’événement en Pologne pour la COP24, alors que sa présence n’était pas nécessaire puisque seuls les chefs de gouvernements avaient droit à un temps de parole. « Que l’avion (privé) soit un des transports les plus polluants du monde, ne pose pas tant de problèmes que cela au Premier Ministre« , ont déclaré des marcheurs sur les réseaux sociaux.

Rien n’est fini pour les citoyens en la matière. Il faut taper du clou. Un autre rendez-vous, dans la suite de la manifestation du 2 décembre 2018, est prévu le 27 janvier 2019 à Bruxelles.

Brève de décembre :

Une piqûre de rappel a fait l’actu, à quelques jours avant les fêtes de fin d’année, de Noël et de Saint-Sylvestre. Face à l’urgence climatique, il est bon de rappeler les causes. Il y a certes les industries (100 d’entre elles sont responsables d’environ 70% des émissions de gaz à effet de serre) mais aussi la consommation de viande. Actuellement, la FAO estime que 83 % de la surface agricole mondiale est utilisée pour l’élevage (pâturage du bétail et production de céréales destinées à les nourrir). Et de nombreuses forêts disparaissent et, avec elles, de nombreuses espèces animales et végétales. Il a été rappelé qu’une étude parue en 2013 note que l’« empreinte eau » des Européens liée à leur alimentation pourrait baisser de 23 % à 38 % en diminuant ou supprimant la part de la viande dans les repas. A-t-on fait attention à cela lors des repas de familles ?

Written By

Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.