C’est loin l’Eldorado au Magic Land

C’est loin l’Eldorado, la nouvelle production de Patrick Chaboud, se joue jusqu’au 2 avril au Magic Land Théâtre. Et ce sont tous les éléments d’un bon western dans le Far West qui sont distillés durant l’heure et demie d’un spectacle où on ne s’ennuie pas un instant.

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C’est loin l’Eldorado vu par le Magic Land

Ils auraient pu être 12 comme les salopards ou 3 comme les mousquetaires, mais ils sont 7 comme les mercenaires. Ils ont trouvé refuge dans une ancienne cité minière, à 2 pas d’un ancien cimetière indien, après l’attaque de leur diligence par de mystérieux desperados. Ils rêvaient de l’ouest mais leur voyage va tourner au cauchemar.  Et si ceux qui ont construit les Etats-Unis n’étaient pas forcément comme on nous l’a toujours raconté dans les « Westerns » ? Quand le Magic Land dévoile les mystères de l’ouest, on peut s’attendre à tout ! La preuve : en les recomptant ils sont 8, unis comme les 5 doigts de la main.

La critique de Douglas Linge

Comme à l’accoutumée, le spectacle commence avant même que l’on ait franchi la porte du Magic Land. Un garde bolchévique nous attend à l’entrée du théâtre et nous demande un mot en russe afin de valider notre entrée. Ma copine décide d’opter pour le simple « Da » tandis que je lance un chaleureux « Nazdrovie ». Une fois à l’intérieur, force est de constater que les décors sont à nouveau incroyables au point de nous propulser en quelques secondes dans l’ambiance ensoleillée et poussiéreuse du Far West. Un crochet par le saloon où Xa nous sert notre mousse avant d’aller prendre place sur scène pour nous faire rire en salopard converti. Car c’est ça aussi le Magic Land, des acteurs qui font en sorte de faire tourner la baraque et un lieu où l’on se sent bien dans une ambiance quasi familiale.

C’était loin l’Eldorado débute avec une fusillade en plein Silver Creek par un matin d’avril 1876. On se croirait dans les bronzés font du scalp vu le nombre de blagues qui fusent et font mouche. La pièce se laisse tout de même aller à une critique subtile de la toute puissance de l’homme blanc en formulant quelques allusions cyniques aux abus perpétrés durant la conquête de l’Ouest. Que ce soit Miss Kellogs rebaptisée Petit flocon d’avoine ou Miss Dolly, les femmes de C’est loin l’Eldorado ont tenu la dragée haute à ces messieurs. Car de la testostérone, il y en avait vendredi soir au Magic Land Théâtre.

Alors que le Marshal survolté, interprété avec brio par Thomas Linckx, a failli zigouiller tout le monde dès le départ, les comédiens sont bien restés vivants jusqu’au bout pour notre plus grand plaisir à tous. Le Colonel Hooker joué par un Philippe Drecq toujours aussi bon qu’à l’accoutumée qui a été bien épaulé par Daniel Cap et son harmonica (cf photo 001). David Notebaert dans son rôle de Bud m’a rappelé que le Magic Land possédait vraiment de nombreux comédiens de talent.

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Finalement, il n’y aura qu’une seule ombre au tableau dans ce spectacle, la non présence dans le casting de Bénédicte Phillipon que je me réjouissais de revoir sur les planches…

Que dire de plus si ce n’est de vous dépêcher de réserver votre place pour C’est loin l’Eldorado car il n’en reste plus beaucoup de disponibles.

C’est loin l’Eldorado

Du 18 mars au 2 avril au Magic Land Théâtre, 8-14 rue d’Hoogvorst, 1030 Schaerbeek

Avec : Daniel Cap, Christelle Delbrouck, Sophie D’Hondt, Philippe Drecq, Thomas Linckx, Juan Marquez Garcia, David Notebaert et Xa
Texte et mise en scène: Patrick Chaboud
Musique: Hugues Maréchal
Création d’éclairage: François N
Décors: Yves Goedseels et Isis Hauben
Costumes: Fréderic Neuville

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