Cinquante nuances de gris

Et si les nuances poivre et sel, argentées, cendrées, ou carrément ivoires étaient l’atout coup de fouet de nos tignasses?

Mes jeux de mots et moi nous excusons pour notre humour douteux, mais il n’empêche que la tendance, elle, est bien réelle. Et s’impose parmi les personnalités et les fashionistas (de Kelly Osbourne à Lady Gaga, en passant par Pink et Sarah Harris ou Nicole Richie), et ce tout âge confondu (Kate Moss, Tavi Gevinson et Vanessa Redgrave, pour n’en citer qu’une partie). Les défilés ne sont par ailleurs pas en reste. Les mèches irisées ne sont donc plus estampillées #vieillechouetterabougrieetsansstyle mais #jolieliberéerayonnanteloindesstéréotypes.

cheveux gris

On se dirait bien que cet engouement a tout de l’idéal. Convenant aux blondes comme aux brunes, intemporel, affranchissant des diktats par l’acceptation des premiers signes de l’âge. Sauf que, toute cette affaire n’en demande pas moins du travail quel que soit le cas de figure. Parce que soit petit A : vous êtes jeune et fringante, sans une once de dégénérescence touffue et il vous faut donc passer par une décoloration d’une force presque similaire à celle d’un blond platine. Soit petit B : vous êtes en cours de croulitude, avec quelques boucles aux reflets neigeux et là c’est presque aussi ardu que la phase entre une coupe courte et une volonté de longueur, en bref un boulot monstre. Soit vous êtes passée du côté obscur de la boîte de coloration, sous l’appellation cheveux gris et là, il faut appliquer la règle des 3 E : entretenir, embellir, égayer. Et donc travailler son résultat pour éviter un effet jauni ou passé et surtout choisir une coupe adéquate, sans parler d’une ré-adaptation globale de son style vestimentaire.

Personnellement, j’aime bien malgré tout. On s’échappe du classicisme sans tomber dans les modes impressionnantes de bizarreries qui agitent parfois l’univers fashion (les sourcils brillants et mauves me laissent pantoise). Et il y a ce côté Don’t Care, même si il est quelque peu simulé, que je ne peux m’empêcher de trouver reposant. Une sorte de nouvelle version du nude. Mais je l’admets, impossible pour moi à envisager. De même que le rasage d’un côté ou du dessous du crâne, que je trouve par ailleurs aussi osé que joli sur certaines. Je suis admirative du risque mais demeure une frileuse du style. Surtout pour mes cheveux. Mais qui sait, un jour… Ne jamais dire jamais.

Et vous? Tentées?

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Barbara, vingt ans et quelques années supplémentaires. Graphiste, rédactrice web freelance, responsable communication. Folle amoureuse de la mode, du design, de la culture. Bloggeuse passionnée et catastrophiquement maladroite.

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