Bruxelles en métro: toute une histoire!

4 lignes, 69 stations, 100 millions d’utilisateurs annuels. Lourdement critiqué, le métro bruxellois ne s’en tire pourtant proportionnellement pas trop mal par rapport à ses homologues européens, comme le métro londonien (le tout premier métro en 1863) ou parisien (début 1900), souvent cités en exemple. C’est qu’il est, avec 40 ans au compteur récemment fêtés, relativement jeune. Il lui reste donc encore beaucoup de chemin à parcourir…

Mais là n’est pas le débat. Vous êtes-vous déjà demandé, vous, utilisateurs du métro, qui descendez à Beekkant, Étangs noirs, Jacques Brel, Osseghem, Sainte-Catherine ou encore Trône, d’où provient le nom des stations que vous empruntez quotidiennement? Quel personnage, quel lieu, et surtout, quelle histoire se cache derrière telle ou telle station? C’est ce que nous proposent de découvrir Eric Demarbaix (textes) et De Marck (illustrations), deux Bruxellois de pure souche passionnés par l’histoire, la culture, et le folklore de la capitale, dans  Histoires de Bruxelles à travers ses stations de métro – sur les traces du plus célèbre ketje de Bruxelles. Car oui, c’est bien le petit Manneken Pis qui nous guide à travers le réseau.

C’est là un voyage bon enfant et très instructif, qui nous en apprend davantage aussi bien sur les stations médiatiques telles Jacques Brel, Eddy Merckx ou Horta, que sur les énigmatiques Beaulieu, Ribeaucourt ou Georges Henri. Royauté, politique, arts,… les grands personnages honorés par nos stations proviennent de bien des domaines différents, et ont tous, à leur manière, façonné l’histoire de notre capitale. Lieux-dits, lieux communs, même s’ils n’existent plus, laissent encore une trace aujourd’hui: La Roue tire par exemple son origine de la présence d’une roue de supplice destinée à châtier les criminels au XVIIIe siècle; Pannenhuis rappellerait un estaminet de 1636… Le voyage se fait également dans le temps! A chaque station son texte d’explication, suivi d’une courte anecdote. L’ensemble du réseau n’est malheureusement pas exploité; néanmoins, la mention “à suivre” en fin d’ouvrage laisse présager un deuxième opus. On conseille au petit Manneken de réviser son orthographe pour éviter de malencontreuses coquilles.

Déception concernant 180° éditions. Avec ses différentes séries sur Bruxelles, l’éditeur nous a habitués à nettement mieux en matière de support. S’agit-il ici d’une ancienne édition, d’un manque de subsides? Avouons que le format A4 souple sur papier glacé prête à s’interroger sur le côté pratique d’emporter ce livre en transport, conseil des élus locaux (…); le design vieillot (qui utilise encore le Times New Roman 10 sans interligne?) de cet ouvrage utile n’est pas non plus des plus sexy… A l’image des stations bruxelloises? 

Histoires de Bruxelles à travers ses stations de métro – sur les traces du plus célèbre ketje de Bruxelles, Eric Demarbaix et De Marck, 180°éditions, 13€, également disponible en néerlandais et en anglais.

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Coordinatrice éditoriale pour Culture Remains, j'use aussi de temps à autres de ma plume. Culturellement plutôt classique, je reste toujours ouverte à d'autres horizons.

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