Interview avec Benoît du trio électro Ulysse

Le trio bruxellois d’Ulysse sera de passage ce samedi 6 août au Brussels Summer Festival (BSF) pour présenter des morceaux de leurs deux premiers EP, U as in Ulysse, sorti en 2014, et Cashmere Guns, sorti il y a quelques mois, fin 2015. Leur musique électro très personnelle n’hésite pas à se nourrir de diverses sonorités, en témoignent des passages où prédominent la guitare ou le chant ; le tout pour un résultat assurément troublant ! Pour en savoir plus sur le projet d’Ulysse et sur leur musique, nous avons posé quelques questions à Benoît ce vendredi matin.

Bonjour Benoît ! Avant tout, peux-tu nous dire pourquoi vous avez choisi ce nom, Ulysse ?

Pour être tout à fait honnête, il n’y a pas réellement de grande histoire symbolique derrière. On cherchait un nom simple qui puisse représenter la vision qu’on a du projet, c’est-à-dire une vraie entité. On aimait l’idée d’avoir le nom d’un personnage pour nous représenter.

Depuis quand faites-vous de la musique, individuellement, et quand et comment avez-vous commencé à en faire ensemble ?

On fait tous les trois de la musique depuis qu’on est adolescent. Je pense qu’on a tous les trois commencé par la guitare, Julien s’est vite dirigé vers la musique électronique et les claviers et c’est venu un peu plus tard pour Arnaud et moi. L’idée d’un projet commun a germé en 2013, on commençait à pas mal s’échanger nos prods puis on s’est dit que ce serait plus intéressant de mettre tout en commun et de faire quelque chose ensemble.

Si vous deviez décrire votre musique, vous diriez qu’elle est…

C’est un peu la question piège car ce qui nous intéresse justement c’est de mélanger nos différentes influences sans pour autant mettre un nom dessus. On utilise souvent le mot « électronique » pour faire simple et parce que cela décrit assez bien les sonorités qui nous plaisent, mais on y intègre aussi des éléments hip-hop, pop ou rock.

Quelles sont vos influences ? Y a-t- il des artistes qui vous inspirent particulièrement ou auxquels vous vous identifiez ?

Justement, on est souvent très intéressés par les artistes qui parviennent à sortir des limites d’un « genre musical » et à créer quelque chose d’hybride en métissant les influences. Parmi d’autres, on aime beaucoup : James Blake, Jamie xx, Mount Kimbie, Tame Impala, King Krule. On écoute aussi pas mal de hip-hop !

Dans le clip de Witness, vous dansez avec des plantes quasiment du début à la fin. C’est quoi le délire ?

On a fait une analyse de marché de notre public et on a relevé deux grands centre d’intérêt : la botanique et le karaoké. Il fallait qu’on trouve une manière de joindre les deux.

Quel est le morceau dont vous êtes les plus satisfaits ? Si vous deviez conseiller un, et un seul, morceau à quelqu’un qui ne vous a jamais écoutés, ce serait lequel ?

C’est toujours compliqué de devoir choisir parmi ses enfants mais s’il fallait en choisir un je pense que Cashmere Guns, le titre éponyme de notre dernier EP, représente bien l’identité musicale du projet. Mais si tu ne nous as jamais entendus, notre discographie actuelle ne dépasse pas encore les 40 minutes donc je t’invite à tout écouter !

Rien que cet été, vous avez été sur scène (ou vous irez bientôt) aux Ardentes, à Dour, aux Francofolies de Spa et aux Solidarités à Namur. Ça vous éclate ou vous êtes un peu nostalgiques de l’époque où vous composiez chacun dans votre chambre, seul, dans le calme ? Vous serez ce samedi sur la scène de La Madeleine, en ce début du 15e Brussels Summer Festival. En tant que Bruxellois, ça vous fait quelque chose ? Vous aviez l’habitude d’y aller, avant de passer de l’autre côté de la scène ?

Ça nous éclate ! Quand on a commencé il y a 3 ans, on rêvait de pouvoir jouer nos morceaux en live mais on aurait jamais pensé pouvoir jouer sur de si grandes scènes. Ça nous fait vraiment quelque chose de se retrouver là et de rencontrer les gens qui sont venus nous voir. On est toujours très surpris quand on voit des gens dans le public connaître nos chansons. En tant que Bruxellois, c’est clairement une fierté pour nous de jouer au BSF et surtout de pouvoir partager l’affiche avec des artistes qu’on aime beaucoup comme Balthazar, Flavien Berger ou Peter Doherty.

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