Grandiose, la Chine ardente!

Cet été et jusqu’au 4 octobre, Mons2015 vous invite à faire escale dans l’empire du Milieu, avec l’exposition la Chine ardente.

Une Chine ardente, contemporaine et XXL. En effet, une trentaine d’œuvres surdimensionnées (certaines de plus de 4 mètres) ont envahi les jardins des anciens Abattoirs ainsi que la grande halle et le frigo, formant un ensemble monumental et interpellant.

Interpellant, c’est le moins que l’on puisse dire, car on ne s’attend pas à une aussi grande surprise. Cette exposition, c’est un peu la Chine comme on ne l’a jamais vue, au travers des productions gigantesques d’une vingtaine d’artistes chinois contemporains (des précurseurs des années 70 à nos jours). Ici, pas de tableaux, pas d’écrits ; c’est l’art sculptural qui est mis à l’honneur.

Avec pour fils conducteurs l’héritage des traditions, la prise de conscience écologique, l’évolution de la société. Ces trois thèmes se retrouvent étroitement liés dans la plupart des œuvres, dénonçant les pratiques industrielles peu soucieuses d’un monde en perpétuelle effervescence qui s’éveille peu à peu. Cet aspect est particulièrement visible dans The Tree of Life de Ai Jing, conçu avec des milliers de baguettes en bois jetables ou Library de Liu Wei, ensemble représentant des villes d’apparence solides, mais réalisée avec des livres compressés et collés, trahissant leur vulnérabilité.

library

The round table de Chen Zhen faite de deux tables asiatique et européenne pas tout à fait rondes, interpelle également sur le dialogue Orient/Occident. La condition féminine n’est pas oubliée, comme le prouve Your body de Xiang Jing, l’une des œuvres les plus sensationnelles de cette exposition : une femme, démesurément grande, qui s’offre dans sa plus totale intimité, sans aucun tabou. Mais son regard est tellement froid et dérangeant que l’on a du mal à le soutenir…

images

Les matières utilisées et le travail des matériaux ne sont pas anodins : les matières nobles traditionnelles comme la soie et la porcelaine côtoient de vieux journaux, des objets quotidiens réutilisés, recyclés, ou détournés.

Une très chouette exposition, des propositions artistiques inattendues pouvant, si pas changer ou transformer le monde, tel que l’exprime le titre chinois de l’exposition «Hua Sheng», en tout cas interpeller ses occupants. La Chine se réveille, et c’est beau à voir.

La Chine ardente

Jusqu’au 4 octobre aux anciens Abattoirs, 17 rue de la Trouille à Mons
Du mardi au dimanche de 12h à 18h
Tarifs: 4-6€

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Coordinatrice éditoriale pour Culture Remains, j'use aussi de temps à autres de ma plume. Culturellement plutôt classique, je reste toujours ouverte à d'autres horizons.

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