Love, Rosie

Love,  Rosie est une comédie à l’eau de rose, où Lily Collins (Blanche-Neige, The Blind Side, 90210) tient le rôle de Rosie et Sam Claflin (Finnick Odair dans le film Hunger Games – La Révolte : Partie 1) le rôle d’Alex. Ils sont meilleurs amis depuis l’âge de cinq ans mais séparés par plusieurs milliers de kilomètres depuis qu’Alex a été accepté à l’université d’Harvard aux Etats-Unis.

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Le film traite d’une amitié fille-garçon entre deux amis s’aimant secrètement et cherche à répondre à la sempiternelle question : un garçon et une fille peuvent-ils vraiment être juste amis ? L’histoire est tirée du roman Where Rainbows End de l’écrivaine irlandaise Cecilia Ahern. L’adaptation cinématographique adopte un point de vue clairement plus britannique, ne faisant que de vagues allusions aux éléments irlandais caractéristiques dans le livre, tels que l’accent des parents de Rosie et le fait qu’ils soient catholiques.

Le lieu où se déroule l’action n’est pas vraiment défini et malgré le fait que le tournage ait eu lieu dans le comté de Wicklow et à Dublin, en Irlande, on peut apercevoir une boîte aux lettres « Elizabeth Regina » (« Elizabeth, Reine d’Angleterre ». Sigle que l’on voit entre autres sur les boîtes aux lettres ou sur les timbres de la poste britannique.) devant la maison de Rosie à plusieurs reprises. Rosie elle-même nous confirme bien qu’elle se considère comme anglaise, « Est-ce que l’on pourrait juste parler comme des Anglais s’il vous plaît ? » et tous ses camarades de classe parlent avec un accent du Sud-Est de l’Angleterre ou celui que l’on peut entendre à Londres, un peu comme celui du quartier nord-londonien dans lequel j’ai grandi. Un autre exemple de cette culture britannique est le caméo de Jaime Winstone dans le rôle de Ruby, la très franche « pote » à l’accent cockney  (accent de la classe populaire londonienne), toujours prête à conseiller Rosie. Le film gagne ainsi une touche d’authenticité.

Le premier film en anglais du réalisateur allemand Christian Ditter se veut définitivement très britannique. Il ne deviendra certainement pas un classique comme Quatre mariages et un enterrement ou Notting Hill, mais c’est sans doute une représentation bien plus réaliste de la british attitude que la caricature incarnée par un Hugh Grant maladroit dans les classiques du réalisateur Richard Curtis mentionnés ci-dessus. En effet, tout au long du film l’esprit britannique est intensifié par la bande son, rythmée par les chansons de l’Ecossaise Kate Victoria, « KT » Tunstall et celles d’une vraie fille cockney, Lily Allen.

La première moitié de Love, Rosie est très drôle, avec un scénario à l’humour pince-sans-rire typiquement britannique. Cela en dépit de la façon sérieuse dont les répliques sont échangées par les deux acteurs principaux. Le duo anglais fait preuve d’un sens du comique remarquable pour deux acteurs n’ayant aucune expérience de rôle comique. Pourtant, sans qu’il y ait de faux-pas de la part des acteurs, l’humour va parfois trop loin, comme lorsque Rosie, pour citer son amie Ruby « coince un préservatif dans sa chatte » et est soignée à l’hôpital par un médecin appelé « Bite ». Pareil lorsque Rosie est malencontreusement menottée à une tête de lit en fer forgé, ne trouve plus la clé et se voit ensuite obligée d’amener sa fille Katie pour son premier jour d’école en étant accrochée à la tête de lit.

Dans l’ensemble, Love, Rosie est une comédie légère sûre de remporter un franc succès auprès de la gent féminine et même si le film ne séduira peut-être pas les spectateurs plus âgés, les flash-backs rappelleront des souvenirs de leur adolescence à la génération âgée de 18 à 30 ans. Ces scènes fournissent également un cadre réaliste pour les Britanniques, des Baked Beans (haricots blancs, mijotés dans une sauce tomate au lard, plat typique du petit-déjeuner anglais) à l’éruption volcanique islandaise de 2010, qui avait obligé des avions à rester au sol, notamment dans les aéroports londoniens.

Love, Rosie est sorti en Belgique le 17 décembre 2014.

Traduit de l’article Love, Rosie écrit par Kyle Fenn

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