Patrick Watson, Villagers et Jesse MacCormack: final en beauté pour les Nuits du Bota

Dimanche dernier s’achevaient les Nuits du Botanique. Le festival nous a proposé un panel attrayant d’artistes durant ces trois semaines et c’est donc un peu en apothéose, pour illustrer l’engouement suscité, que ce dernier jour affichait sold out pour absolument tous les concerts proposés !

Culture Remains assistait à l’un d’eux, organisé au Cirque Royale et vous en rapporte ici quelques souvenirs tendres et mélodieux.

Les premières vingt minutes nous laissent découvrir Jesse MacCormack, genre de Xavier Rudd canadien, le didgeridoo en moins. La voix, aiguë et cassée, le son de guitare entre blues et folk et les rythmiques un peu tribales ne sont réellement pas sans rappeler l’Australien. Avec vingt minutes allouées, c’est bon, mais trop court.

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Il laisse ensuite place à The villagers, mené par un discret Conor O’Brien.  Les Irlandais sont ici présents afin de défendre le tout juste sorti Darling Arithmetics. Troisième album pour la formation qui à cette occasion tourne accompagnée d’une charmante harpiste. Le publiC semble envoÜté par la douce voix du petit chanteur. Il est de ces chanteurs qui parviennent à parler de choses absolument sombres sur des mélodies semblant presque naïves. Fraîcheur et sensibilité sont donc au menu de ce live. Le songwriter parvient en effet parfaitement à créer une atmosphère qui sans être doucereuse plonge tout un chacun dans un état où les émotions s’exacerbent.

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C’est finalement l’attendu Patrick Watson et ses fidèles comparses qui investissent la scène et très vite l’entièreté du lieu. Le musicien multi-instrumentiste n’en est pas à son coup d’essai. En près de quinze ans de carrière, il a proposé pas moins de cinq albums, tous accueillis positivement par la critique. D’ailleurs, Love Songs for Robots, son petit dernier, voyait le jour il y a peu, après trois ans d’absence. Patrick Watson est le genre d’artiste qui ne propose pas qu’un concert. En effet, il donne réellement sens à la notion de show. De par son attitude et un décor, sobre mais étudié. Quelques boules en plastique, s’illuminent au grès de l’évolution des chansons. Certaines par moment s’enfument, créant des volutes blanches, elles-même transpercées par spots et lasers. Les jeux de couleurs et de lumières accompagnent parfaitement cette voix cristalline et les ambiances créées par l’ensemble des talentueux musiciens, pour une riche expérience sensorielle. L’artiste joue sur scène, joue avec le public, fait vivre la salle et le concert. Il est beau, sa musique est belle, en fait, c’est brillant. Sa pop n’est jamais mièvre, la guitare s’affirme volontiers bluesy et son piano classique. On décèle une certaine hardiesse à ne pas suivre les conventions. Il est ainsi avec son groupe parfait maître d’un univers qui lui est propre et dans lequel il nous accueille généreusement. Il serait fort bête de décliner pareille invitation, au risque de manquer un moment qui semble unique, proche du féerique.

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Crédit photos: Lionel Merckx

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