The Sophia Lorenians

 Le 26 février 2013 au Nouveau Casino, 109 rue Oberkampf à 75011 Paris. Prix : 15€.

Nous arrivons à 19h30, heure à laquelle nous étions conviés, pour assister au concert des Sophia Lorenians. Malheureusement, nous trouvons porte close, et personne pour nous renseigner. Le temps s’écoulant, quelques personnes supplémentaires nous rejoignent et commencent sérieusement à s’inquiéter puisque nous n’avons toujours pas été prévenus par qui que ce soit d’un éventuel retard. C’est à 20h15, après 45 minutes passées dans le froid de l’hiver, qu’on nous ouvre enfin, sans un mot d’explication.

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Nous pénétrons alors dans le Nouveau Casino de Paris. L’endroit, à la configuration étrange et la décoration originale, nous plonge directement dans une ambiance mystique. Les murs sont recouverts de plaques noires de taille moyenne offrant à la salle une forme dissymétrique très particulière. Nous avons presque l’impression de nous trouver dans une sorte de sous-marin, sans nous sentir à l’étroit pour autant. Le bar, aux contours irréguliers aussi, est rouge lumineux. Alors qu’en deux endroits, des lustres « à l’ancienne » éclairent faiblement la pièce. Deux vidéos sont projetées sur les plaques noires des murs latéraux. Nous sommes véritablement plongés dans une autre réalité.

Nous patientons encore 30 minutes avant de voir arriver sur la scène Sliimy, qui a la dure tâche d’être en première partie des Sophia Lorenians. Il ne semble pas très en forme. Il nous avoue plusieurs fois être terrifié car il joue ce set pour la première fois et a composé ces titres la semaine précédente. Sa prestation touchant à sa fin, il nous propose une improvisation. Sans doute n’avait-il pas composé assez de chansons pour l’évènement… Il est pourtant attendrissant et inspire la sympathie avec son déhanché inimitable. Mais malgré sa gentillesse et sa bonne volonté, il n’arrive pas à faire danser une salle encore à trois quart vide. Il tente pourtant de nous faire participer en enregistrant nos cris sur son I-pad et en les mixant dans un des ses morceaux, toutefois l’expérience se révèle être un échec.

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Encore une demi heure est nécessaire avant de voir apparaître The Sophia Lorenians sur scène! Nous sommes donc arrivés il y a 2 heures et n’avons vu que 30 minutes de spectacle pour le moment. Mais il faut bien l’avouer, ce trio déjanté de producteurs franco new-yorkais vaut le détour : petite perle électro-pop, teintée de soul, saupoudrée de funk et versant dans le R’n’B. Les titres nous font nous balancer et parviennent à entraîner la salle qui s’est remplie depuis. Le chanteur, personnage psychédélique aux allures cartoonesques, se change plusieurs fois sur scène et se transforme au gré des chansons. La technique est simple : des mélodies enfantines et contagieuses rehaussées d’humour. Il n’y a pas à dire, The Sophia Lorenians est un groupe remarquable, capable de nous faire bouger sans nous prendre la tête. Après deux rappels, le concert s’achève et nous sommes invités à sortir, nous laissant un goût de trop peu tant nous les aurions suivis jusqu’au bout de la nuit.

Nous gardons donc du concert des Sophia Lorenians un agréable souvenir : une découverte musicale qui vaut le détour dans un cadre culte. Seule l’organisation quelque peu chaotique et la lenteur du déroulé de la soirée nous ont incommodé. Mais cela ne gâche rien au plaisir d’un rencontre artistique réussie.

Le site du Nouveau Casino.

Le MySpace des The Sophia Lorenians.

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Sophie Doyen est une passionnée de théâtre et d’enseignement. Après des études de Langues et Littératures Françaises et Romanes à l’ULB, elle étudie aux Cours Florent à Paris. Elle y monte « Le Suicidé » de Nicolaï Herdman (mise en scène et rôle de Macha) et joue dans plusieurs opérettes. De retour à Bruxelles, elle participe à plusieurs courts et moyens métrages, se forme pour devenir coach d’improvisation et s’intéresse à la pédagogie autour des arts de la scène. Actuellement, elle est professeur d’art dramatique, joue dans la création « Le Cirque des femmes » et se forme en chant, guitare et expression corporelle.

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